La méthodologie : consultation auprès de 65 872 dirigeants d’entreprises (PDG, DG, Gérant, Président, d’entreprises de toutes tailles), interrogés en ligne sur système CAWI entre le 15 avril et le 15 juillet2026. Au sein de l’échantillon, les sans salarié sont 42%, les 1-9 salariés 35, les 10-49 salariés 9, les 50-249 salariés 5 et les 250 salariés et plus 3 ; un redressement a été opéré.
Le sondage ne précise pas le nombre de répondants et leurs profils (excluant sans doute les microentrepreneurs ?).
Etonnant, ces résultats qui ne prennent pas en compte l’appui des Pouvoirs Publics pour le développement des entreprises (baisse des charges sociales pour les plus petits salaires, innovation, implantation territoriale, export…), sans doute le choix du commanditaire en n’introduisant pas d’item pour aborder ces domaines, au profit d’une approche seulement corporatiste.
Les demandes les plus fréquentes envers l’Etat concerne la fiscalité des entreprises et les charges sociales, notamment chez les 1-49 salariés.
⇒ Les principales difficultés rencontrées
En réponse à des items prédéterminés, ce qui peut expliquer l’absence de données relatives au développement des entreprises.
♦ Le rapport à l’Etat : le plus essentiel
– Le niveau des impôts et des charges 79% (78-83% pour les entreprises de moins de 50 salariés et 58-69 pour celles de plus de 50 salariés),
– Le poids des démarches administratives 59% (61-64% pour les entreprises de 1 à 49 salariés, 54-58 pour celles de 50 salariés et plus et pour celles sans salarié),
– Les changements fréquents de règles (fiscales, sociales, environnementales…) 50% (47% pour les sans salarié, 51-55 pour celles de 1 à 49 salariés et 58-62 pour celles de plus de 50 salariés.
♦ La conjoncture : le manque de visibilité sur la conjoncture économique 49% (43% pour les sans salarié vs 53-59 pour les autres).
♦ Ce qui a trait au développement de l’entreprise (bien plus modestement) :
– Le coût de l’énergie 36% (31-37% pour les moins de 250 salariés et 26 pour les 250 salariés et plus),
– Les difficultés de recrutement 22% (41-47% pour les 10-249 salariés vs 31-35 pour les autres employeurs),
– Les conditions d’accès au financement 18% (19-20 pour les 1-49 salariés vs 11-16 pour les autres tailles),
– La transition numérique, l’Intelligence Artificielle 14% (10 à 17% selon les tailles et donc peu d’écart).
⇒ La confiance dans les institutions :
– En direction d’un futur président de la république quand aux effets de sa politique économique : 82% pessimistes quelle que soit l’activité ou la taille de l’entreprise (80-85%),
– En direction de l’Union Européenne : 58% de pessimistes (53-60%), curieusement moins (alors que plus éloignée) que pour la présidence de la république.
⇒ Les mesures économiques redoutées lors du prochain mandat présidentiel :
– Une augmentation de la fiscalité et des charges sur les entreprises (46% en 1ére citation et 85 toutes citations),
– Une aggravation de la bureaucratie et des contraintes administratives (23 et 63),
– Une augmentation de la fiscalité sur leur revenu et leur patrimoine (21 et 62),
Et fort peu sur :
– Une réduction du temps de travail (4 et 18),
– Une augmentation générale des salaires (4 et 16).
Si rien ne change, en termes de politique économique durant le prochain quinquennat, 19% se maintiendront à peu près au même niveau, 32% seront fragilisés, 23% rencontreront de sérieuses difficultés, 11% feront faillite et 13% privilégieront leur développement à l’étranger.
Peu de décalage selon les activités (61-70%), sauf la finance (54) et par ailleurs les tailles (61-68).
A la question “en pensant à la prochaine élection présidentielle de 2027, si vous deviez conseiller aujourd’hui un jeune entrepreneur, que lui recommanderiez-vous ?
59% créer une entreprise (mais 39% à l’étranger) et 32% ne pas créer.
58% des moins de 10 salariés proposent de créer vs 65-67 celles de 10 à 249 salariés et 73 les 250 salariés et plus.
⇒ Quelle réforme devra absolument être engagée par le prochain Président de la République d’ici 2032 ?
– 63% la réforme des charges et de la fiscalité, dont 43 la baisse des charges sociales et patronales et 17 la réduction de la fiscalité des entreprises,
– 22% la réforme du travail et de l’emploi,
– 21% la réforme administrative, dont 12 la simplification des démarches administratives,
– Et d’autres moins citées : réduction des dépenses de l’État (9), aide aux TPE et PME (7), politique protectionniste et compétitivité (6), stabilité et visibilité économique (6), réforme des retraites (5), développement de la formation professionnelle (3) et politique du coût énergétique (3).
⇒Les mesures prioritaires attendues :
– Le plus important : réduire la fiscalité et les charges des entreprises (83 et 4 secondaire), simplifier les normes et les procédures administratives (75 et 3), stabiliser les règles fiscales et sociales (74 et 3),
– En direction de la politique économique : industrialiser la France (81% et 3), Investir dans la formation (48 et 11), investir dans l’Intelligence Artificielle et la tech (35 et 22), accompagner la transition écologique des entreprises (27 et 27),
– Pour une politique globale : réduire la dette et les dépenses publiques (75 et 6), réduire le nombre de fonctionnaires (54 et 19), diminuer les dépenses de santé (29 et 32), reculer l’âge de départ à la retraite (28 et 39).
⇒ Et le type d’impôt à baisser :
Quasiment tous (entre 15 et 22% en 1ére citation), puis en ajoutant d’autres citations les priorités se dessinent, les 250 salariés et plus, étant davantage en retrait :
♦ Concerne davantage les 1-49 salariés :
– Les impôts société (61% toutes citations), notamment les 1-49 salariés (67) vs 51-58 les autres tailles,
– Et au même niveau la CSG (60), notamment les 1-49 salariés (62-63) vs les autres tailles 56-58.
2 impôts concernent davantage les sans salarié :
– L’impôt sur le revenu (53), notamment les sans salarié (64), vs 48-51 les autres tailles,
– La TVA (45), notamment les sans salarié (52), vs 42 les 1-9 salariés et 27-30 les autres tailles,
– Et fort peu ces sans salarié, la taxe sur la fortune (12 vs 16-20 les autres tailles).
Concerne surtout les 10 salariés et plus,
– Les impôts de production (62 les 50 salariés et plus et les 10-49 salariés 56 vs les moins de 10 salariés 34-43),
– Les taxes sectorielles (27-32 vs 20-23 les moins de 10 salariés),
⇒ Pour conclure
La lecture du tableau comparant les tailles 1-49 salariés, 50-249 salariés et 250 salaries et plus sur quelques items importants est explicite pour différencier les réponses notamment des 1-49 salariés et les 250 salariés et plus, souvent rejoints par les 50-249 salariés :
Pour en savoir davantage : https://medef.hosting.augure.com/Augure_Medef/r/ContenuEnLigne/Download?id=9C97F817-5B9E-4311-BBBD-5FF936B36514&filename=OpinionWay%20pour%20le%20Medef%20-%20Mobilisation%20des%20Entreprises%20de%20France%20-%2029%20Juillet%202026.pdf