La TF est assise sur les valeurs locatives fondées sur l’estimation du loyer annuel brut qui serait perçu par le redevable s’il louait son bien aux conditions de marché. Elles sont revalorisées annuellement différemment selon la catégorie du local : indexées sur l’inflation pour les locaux d’habitation et la quasi totalité des locaux industriels, réévaluées par l’administration et les collectivités locales pour les locaux professionnels ayant été révisés en 2017.
Au mois d’avril, les collectivités territoriales votent leurs taux de taxe foncière en connaissance de leurs bases imposables.
Les montants dûs de TF comportent plusieurs composantes. Chacune est affectée au budget des différentes collectivités (communes, EPCI, syndicats intercommunaux). Les taxes annexes sont également réparties entre les différentes collectivités locales.
Le montant total de taxe foncière inclut enfin des frais de gestion, que l’État perçoit en contrepartie du recouvrement réalisé pour le compte des collectivités (y compris après la prise en charge des dégrèvements). Les frais s’échelonnent de 3 à 9% selon la composante de TF considérée.
Les locaux d’habitation constituent la grande majorité des locaux taxés à la taxe foncière (95,5%) pour 41,4 Md€ de recettes (75% de ces recettes), mais les locaux professionnels (4,5%) contribuent pour prés de 14Md€.
♦ Les locaux d’habitation en importance de taille sont d’abord leurs dépendances (44% des espaces), toujours comptées à part, mais ils ne contribuent pour 4,7% des taxes foncières, alors que les maisons individuelles (30% des espaces) contribuent pour 41% et les appartements (22%) pour 29%.
♦ Les locaux professionnels, hors industriels (4,1% des locaux) contribuent pour 10,88Md€ et les locaux industriels pour 2,90Md€. La taxe foncière des locaux industriels non révisés (trés majoritairement) connait une croissance de 4,9%, vs +2,8% pour les locaux professionnels non industriels et +2,7% pour les locaux d’habitation.
Les propriétaires des locaux industriels ont bénéficié en 2021 d’une division pérenne par deux de la taxe sur ce type de local dans le cadre du plan de relance.
L’augmentation 2024/2025 marque un net ralentissement après celle des 2 années précédentes (hausse de +5,4% en 2024, et de +9,7% en 2023) ; hors taxes annexes et frais de gestion, les montants dûs de taxe foncière chiffrent 43,1Md€ en 2025. Cette hausse est principalement due à l’effet de la revalorisation des valeurs locatives indexées sur l’inflation.
Le montant moyen de la taxe payée par un particulier était de 1 117€ vs 25 877€ pour une entreprise. Les particuliers paient 63% du montant totale de la taxe, les entreprises 14% et les sociétés civiles 13% (ces dernières ont connu une hausse de 3,9%).
L’augmentation de la taxe foncière par mètre carré pour les propriétaires d’habitation est relativement homogène sur le territoire ; il est toutefois plus élevé dans les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) situés en milieu urbain, notamment dans les territoires franciliens, alpins, méditerranéens et ultra-marins.
La taxe foncière sur les propriétés non bâties est de 2,7Md€, en baisse de 5,8%. Cette baisse est liée à l’augmentation du taux d’exonération des terres agricoles en métropole (passé de 20 à 30%) votée en loi de finances pour 2025. Le volume du foncier non bâti change peu chaque année.
Pour en savoir davantage : https://www.legifiscal.fr/actualites-fiscales/4508-taxe-fonciere-2025-montants-dus-hausse-24.html