Quelles sont les formations financées par les CPF (compte personnel de formation) et quels sont les profils des bénéficiaires, notamment ceux en formation à la création d’entreprise ?
La baisse est de 11% au regard de 2024 et de 36% au regard des années 2021-2022 (1 913 665 en moyenne annuelle), du fait de modifications règlementaires. En 2025, 43% sont aussi inscrits à France travail vs 32 ou 35% en 2023 et 2024. 67% n’ont jamais eu recours auparavant au CPF (compte personnel de formation).
⇒ Les types de formation bénéficiaires du CPF :
♦ 45% des CPF sont utilisés pour la formation à la conduite, à la manutention ou au magasinage dont 38% pour la conduite de véhicule et d’engins.
♦ Développement des capacités d’orientation et d’insertion (15%) dont :
– Les formations à la création d’entreprise (32 676 en 2025, dont 33% ne sont pas des formations certifiantes) ; elles ne représentent plus que 3% des entrées en formation contre 6% en 2024 et en 2023 ; elles baissent ainsi prés de 50% entre 2023-2024 et 2025. Depuis le 16 février 2025, les formations non certifiantes à la création et à la reprise d’entreprise, qui bénéficiaient jusqu’ici d’une dérogation, ne sont plus éligibles à un financement via le CPF ; seules les formations à la création d’entreprise menant à une certification inscrite au répertoire spécifique (RS) ou plus rarement au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) sont toujours éligibles. On passe ainsi de 11% entre 2020 et 2024 à 67% pour les formations certifiantes.
– Les bilans de compétence sont, de nouveau, en hausse (+9% après -5% en 2024) et représentent 7% des entrées en 2025.
– Les entrées au titre d’une validation (3%des formations) des acquis de l’expérience (VAE) doublent entre 2024 et 2025. Cette évolution s’explique par l’entrée en vigueur, le 1er août 2025, d’un nouveau décret facilitant le financement de la VAE via le CPF.
♦ Les autres formations : 11% pour les langues, 5% pour la bureautique ; celles en bureautique et en langues continuent de décliner (-21% et -6% en un an) et atteignent 16% des entrées en 2025. Au contraire, les formations en communication (+31%), sécurité (+24%) et informatique (+19%) sont en forte augmentation ; à elles trois, elles rassemblent 7% des entrées.
⇒ Les non-salariés ont recours à d’autres formations que celles à la création d’entreprise.
Si 3% des non-salariés ont recours au CPF, ces derniers sont plus nombreux dans les formations à la communication (6%), dans les activités de services aux particuliers (5%) ou d’informatique/bureautique (5 et 3%), dans les technologies (4%) ou la formation (4%), pour les bilans de compétence (3%) et pour la création d’entreprise (3%), moins pour la VAE (2%) ou le transport/magasinage (2%).
⇒ Les profils des bénéficiaires de CPF.
♦ Ceux de l’ensemble des utilisateurs du CPF :
52% sont des hommes ; 28% ont moins de 30 ans, 31% de 30 à 39 ans, 22% de 40 à 49 ans et 19% 50 ans et plus ; 34% ont au plus le CAP/BEP, 23% le BP ou un bac, 13% le BTS, 29% une licence ou au-delà.
30% sont des employés ou des ouvriers, 12% des cadres, 11% des professions intermédiaires et 3% des non-salariés (pour ceux qui ont déclaré leur CSP). 28% sont localisés en Ile-de-France, 70% dans d’autres régions de métropole et 2% dans les DROM.
Un profil quelque peu différent de celui de la population active en termes d’âge (59% ont moins de 40 ans vs 44 pour la population active) et davantage de localisation en Ile-de-France (28% vs 20).
♦ Un profil assez proche du profil des bénéficiaires de formation à la création d’entreprise, sauf pour le niveau de formation :
49% sont des hommes ; 25% ont moins de 30 ans, 35% de 30 à 39 ans, 22% de 40 à 49 ans et 18% 50 ans et plus (32% pour l’ensemble de la population active) ; 26% ont au plus le CAP/BEP (vs 34 pour l’ensemble des bénéficiaires), 27% le BP ou un bac, 18% le BTS, 28% une licence ou au-delà (un peu plus issus de l’enseignement supérieur (46% vs 42).
26% sont des employés ou des ouvriers (vs 30 pour l’ensemble des bénéficiaires du CPF), 10% des professions intermédiaire, 9% des cadres, et 3% des non-salariés. 14% sont localisés en Ile-de-France, 84% dans d’autres régions de métropole et 2% dans les DROM.
♦ Quelques caractéristiques pour ceux en formation en bilan de compétence et en VAE :
– Les formations en bilan de compétence sont particulièrement prisées par les personnes titulaires d’un diplôme de niveau supérieur ou égal à bac+5 (26% contre 16% de l’ensemble des entrées en CPF), par les cadres (21% contre 12) et les professions intermédiaires (19% contre 11).
– Les formations en VAE : elles sont davantage mobilisées par les femmes (71% des
entrées contre 48 pour l’ensemble) et les personnes avec un niveau de diplôme inférieur ou égal au bac (74% contre 57).
⇒ Les modalités de formation.
42% des formations se font en 2025 en présentiel (vs 38 en moyenne entre 2020 et 2024), 30% à distance (beaucoup moins qu’entre 2020 et 2024, 42%) et 28% sous l’une et l’autre forme (vs 21). Les formations à la création d’entreprise se font davantage à distance qu’en moyenne (39% vs 30), un peu moins en mixte (19%vs28) et au même niveau en présentiel (42%).
Les formations en sécurité (95%), en génie civil et construction (77%), en transports (61%) et en coiffure et esthétique (55%) sont celles le plus souvent réalisées en présentiel, alors que les formations en informatique (79%), secrétariat et bureautique (72%), en enseignement et formation (60%) se déroulent majoritairement à distance. La VAE (46%) et les bilans de compétences (37%) prennent plus souvent une forme « mixte ».
⇒ Le financement des formations.
76% des formations pour les personnes inscrites à France Travail ne sont financés que par le CPF et sont exonérées de PFO (la participation forfaitaire obligatoire) ; pour les 24% restants, 19% proviennent de l’autofinancement du bénéficiaire, 5% de France Travail et 1% d’un autre financeur (opérateurs de compétences, Régions, etc.).
Pour les non-inscrits à France Travail, 95% des formations sont financées par l’utilisateur dont la participation forfaitaire obligatoire (102,2€ entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025) pour 95%, 12% par autofinancement, 1% un financement de l’employeur et 1% d’un autre financeur (opérateurs de compétences, Régions, etc.).
Pour en savoir davantage : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/le-compte-personnel-de-formation-en-2025