Le contrat de professionnalisation permet l’acquisition d’une qualification professionnelle reconnue par l’État et/ou la branche professionnelle. Il repose sur le principe de l’alternance entre enseignement théorique dans un organisme de formation et enseignement du métier chez un employeur, avec lequel le bénéficiaire conclut un contrat. Il s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans afin de compléter leur formation initiale, aux demandeurs d’emploi de 26 ans ou plus, aux sortants d’un contrat aidé, aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).
Cette baisse s’accompagne d’une évolution du profil des bénéficiaires. Ils sont plus âgés et plus souvent en recherche d’emploi avant leur contrat de professionnalisation.
Le nombre de contrats en cours au 31 décembre 2024 atteint 69 600, lui aussi en forte diminution par rapport à l’année précédente (91 000 contrats au 31 décembre 2023, -23%).
♦ Si 80% des contrats de professionnalisation se font toujours dans le tertiaire, ce secteur est celui qui contribue le plus à la baisse (-26%), en particulier les services aux entreprises et le commerce.
Les activités de soutien aux entreprises représentent 29% des nouveaux contrats, largement devant le commerce (17%), l’industrie manufacturière et le transport (10% chacun) et la construction (5%).
Les baisses les plus fortes s’observent dans les activités de coiffure et soins de beauté (-51%, chiffre à relativiser cependant, les entrées étant très faibles) et dans l’informatique (-34%).
♦ Une baisse des recrutements plus marquée dans les plus petites entreprises
21% des entrées en contrat de professionnalisation se réalisent dans des entreprises de moins de 10 salariés, contre 48% dans des entreprises de 250 salariés ou plus. Cependant, les embauches se font principalement dans les entreprises de 1 000 salariés ou plus (33% des entrées en 2024). La baisse du recours au contrat de professionnalisation est notable dans toutes les entreprises quelle que soit leur taille mais les entreprises de moins de 5 salariés et celles de 1 000 salariés et plus y contribuent plus fortement ; elles portent à elles seules la moitié de la baisse.
♦ Un âge moyen en hausse, atteignant 31 ans
La baisse des entrées en contrat de professionnalisation est nettement plus marquée pour les moins de 30 ans (-30%) ; la baisse des entrées des personnes de plus de 30 ans est plus faible avec -19% pour les 30-44 ans et -17% pour les 45 ans et plus.
L’âge moyen des personnes à l’entrée en contrat de professionnalisation continue d’augmenter pour atteindre 31 ans en 2024.
Les hommes restent majoritaires dans les entrées en contrat de professionnalisation (54%) ; leur part a augmenté de 4 points depuis 2018.
♦ 58% des entrants précédemment en recherche d’emploi (vs 54 en 2023 et 30% en 2018).
Même si le nombre des entrées de demandeurs d’emploi baisse en 2024 (-19%), cette diminution est moins forte que pour les personnes en emploi (-34%), en études (- 33%) ou en alternance (-31%). Ainsi, les personnes précédemment en emploi ne représentent plus que 16% des entrants (contre 19% en 2023) et la part de celles auparavant en études ou en alternance continue de diminuer, atteignant respectivement 12 et 8% des entrées.
Les bénéficiaires de 30 ans et plus sont très majoritairement en recherche d’emploi avant de commencer leur contrat de professionnalisation (74% des 30-44 ans et 80% des 45 ans et plus), alors que les plus jeunes sont plus souvent étudiants, en alternance ou inactifs que la moyenne (respectivement 21, 11 et 8%).
♦ La baisse des nouveaux contrats est la plus marquée pour les entrants titulaires d’un CAP (-31%). Leur part dans les entrants est donc en baisse (17 %, -1 point), alors que les sans aucun diplôme ou brevet et les bac +3 et plus sont en légere hausse (+1 point chacun) pour atteindre respectivement 19 et 21%.
La part des entrants préparant un diplôme ou une certification enregistrée au RNCP reste stable (51%). Le nombre de contrats de professionnalisation préparant une qualification reconnue par une convention nationale de branche ne diminue que légèrement (-3%) dans un contexte général de forte baisse des entrants. Il représente désormais 26% des entrées (+6 points par rapport à 2023).
Pour en savoir davantage : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-contrats-de-professionnalisation-en-2024