Méthodologie : échantillon de…
– 3 166 personnes inscrites sur les listes électorales issu d’un échantillon de 3445 personnes représentatif de la population française âgée de18 ans et plus, interrogées entre le 12 et 28 janvier 2026,
– 1814 personnes représentatives de la population allemande âgée de 18 ans et
plus, interrogées entre le 23 janvier et le 3 février 2026,
– 1810 personnes inscrites sur les listes électorales issu d’un échantillon de 2013 personnes représentatives de la population italienne âgée de18 ans et plus, interrogées entre le 20 et 27 janvier 2026,
– 1800 personnes inscrites sur les listes électorales issu d’un échantillon de 1902 personnes représentatives de la population britannique âgée de18 ans et plus, interrogées entre le 23 janvier et le 1 février 2026.
L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview).
L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle (en France), de région de résidence, taille d’agglomération (en France) et de niveau de revenus (sauf France).
Je n’ai exploité comme données que celles concernant le regard sur l’entreprise.
ils ont aussi moins confiance dans les autres que les Allemands, les Italiens et les Grands Bretons et sont un peu moins sensibles à devenir entrepreneur.
Mais avant d’aborder le regard des Français sur l’entreprise, situons leur état d’esprit comparé à celui des membres de 3 pays observés.
⇒ Des Français nettement plus concernés par une approche négative.
Ils sont à la fois plus méfiants (45%), las (45), moroses (30) et encore inscrits dans la peur (18), sans grand changement début 2026 au regard de début 2025. Ils le sont beaucoup plus que les habitants de Grande-Bretagne (un total de 138 vs 60 pour exprimer leur négativité), mais aussi que les Allemands (74) ou que les Italiens (92). Voilà qui éclaire aussi leurs positions à propos de la conjoncture.
Les Français demandent à être mieux pris en considération par le politique (61% vs 41-55 les 3 autres pays) ; mais ils sont beaucoup moins que les autres confiants dans la politique (78% vs 55-60).
Par contre en ce qui concerne leurs demandes de considération dans leur travail ou en direction des autres personnes, ils sont plutôt proches de répondants des 3 autres pays.
Ils considèrent leur situation par rapport à leurs parents moins favorable que les répondants des autres pays (40% vs 53-59).
Pourtant, ils se différencient assez peu de leurs voisins dans la confiance envers les entreprises et envers leur intérêt à la création d’entreprise.
⇒ Les Français et leur confiance envers les autres
La négativité précédente se confirme par le peu de confiance envers les autres. A la suggestion “on peut faire confiance à la plupart des gens”, 28% des Français répondent oui vs 45% pour les Grands Bretons, 43% pour les Allemands et plus proches des Français les Italiens, (34%). Le décalage est net, confirmé par l’autre item “on n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres” : 71% de réponse favorable pour les Français, vs 65 pour les Italiens, 54% pour les Allemands et 53 pour les Grands Bretons.
Plus avant, à qui font-ils confiance dans leur rapport aux entreprises, hors le champ politique ?
Les artisans, les agriculteurs et les PME (entre 78 et 84%) sont les mieux lotis devant les entreprises en général (62) et plus spécifiquement devant les grandes entreprises (48). Ces mêmes tendances sont globalement aussi celles des répondants des 3 autres pays.
Il en est de même pour les organisations en lien avec les entreprises : noter le % élevé pour la science (82%), les associations et les maires (entre 60 et 82%), alors que les banques, les syndicats ont des scores plus faibles (entre 37 et 42), et les média et réseaux sociaux des scores encore plus faibles (15 à 29). Ces tendances sont relativement proches des répondants des 3 autres pays en ce qui concerne le type d’entreprise, mais ils sont plus éloignés du côté des organisations en lien avec les entreprises : plutôt moins favorables pour les associations, mais bien plus pour les syndicats en Allemagne et en Grande-Bretagne : noter la diversité des réponses en ce qui concerne les banques.
⇒ La sensibilisation à l’entrepreneuriat
38% aimeraient ou auraient aimer au cours de leur vie professionnelle créer leur entreprise ; si les répondants Allemands sont proches (35%), les Grands Bretons et les Italiens sont plus enthousiastes à l’envisager (61 et 69).
32% des Français disent envisager ou avoir envisagé de créer une entreprise artisanale et 18% vivre leur conversion professionnelle dans une entreprise artisanale ; les Italiens se différencient avec 48% envisageant de créer une entreprise artisanale.
Toutefois, “on a plus de chances de réussir dans la vie en travaillant comme salarié (75%) que comme chef d’entreprise (21%)”. Ce sentiment est plutôt partagé par les Allemands et les Grands Bretons, alors que les Italiens croient davantage à la réussite de chef d’entreprise (30 vs 21-26).
Alors pas étonnant que les répondants privilégient l’amélioration de la situation des salariés au lieu de favoriser la compétitivité des entreprises (55 vs 20 pour les Français).
Pour en savoir davantage : https://www.lecese.fr/sites/default/files/documents/Barometre_confiance_CEVIPOFVague17_fev2026_vd1.pdf et https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/BCP2026_Decryptages_fev2026.pdf