Méthodologie : échantillon de 2 704 Français actifs interrogés entre le 2 et le 12 juin 2025. L’échantillon a été redressé pour donner son poids réel à la région IDF qui représente 20% de la population active en France (les autres régions représentant chacune 10% de la population active).
Les professions : Cadre (22%), profession intermédiaire (21), employé du secteur privé ou public (40), ouvrier qualifié ou non qualifié (11), artisan, commerçant, chef d’entreprise indépendants (5), agriculteur (1), les chefs d’entreprise salarié faisant partie des salariés ; CSP + 48 et CSP- 52.
La taille des entreprises où sont localisés les salariés : indépendant travaillant seul (7%), entreprise de moins de 10 salariés (8), de 10 à 49 salariés (18), de 50 à 249 salariés (25), de 250 à 4999 salariés (23) et de 5000 salariés ou plus (19).
Un tour d’horizon sur la santé au travail, ce qui la favorise ou au contraire ce qui lui porte atteinte.
⇒ Santé et reconnaissance au travail.
♦ 60% (trés,15) disent se sentir reconnu à leur juste valeur dans leur organisation, mais 10% pas du tout.
L’autonomie (39%), l’ambiance (38%) et l’équilibre vie pro/perso (36%) sont les facteurs clés pour être épanoui et motivé au quotidien ; suivent la reconnaissance de son travail (29), le sentiment d’être utile, d’avoir un impact (28), l’intérêt des missions (21), le soutien de la hiérarchie (18), le cadre de travail (locaux, équipements, etc.) avec 13%, les perspectives d’évolution ou de mobilité (10) et les possibilités d’apprentissage ou de développement des compétences (9).
♦ 89% des répondants disent être en bonne santé physique (dont 20 très bonne) et 86 en bonne santé psychique (dont très 24), soit 11% en mauvaise santé physique et 14% en mauvais santé psychique.
La moitié (dont très 10) estiment que le travail a un impact sur leur santé physique et 51% sur le santé psychique (très 10).
♦ Par contre, seule la moitié des actifs salariés déclarent que leur organisation met en place des actions pour prévenir ou accompagner leurs collaborateurs en cas de difficultés ; seulement 15% ont déjà bénéficié.
Les dispositifs les plus répandus sont l’aménagement du poste de travail (ergonomie/postures), l’aménagement des horaires (ou télétravail) et des mesures sur les risques physiques ou psychiques.
♦ 29% des actifs sont en situation “d’aidance” ; 16% se sont déclarés à leurs employeurs. Mais les 2/3 des aidants éprouvent des difficultés à concilier travail et situation d’aidant.
44% des actifs en situation d’aidance n’ont pas souhaité informer leur employeur.
⇒ Le stress au travail.
60% des actifs disent que leur rythme de travail rime avec stress : 10% un stress fréquent, 50% de temps en temps ».
Noter que 30% sont « hyper connectés », se reconnectant plusieurs fois par semaine en dehors des heures de travail ; 1/3 le font plus occasionnellement et 1/3 ne se reconnectent jamais en dehors des heures de travail.
♦ Face aux périodes de tensions ou de difficultés dans leur activité professionnelle,
– 33 à 39% ont des réflexes de préservation / protection « positifs » : pratique d’une activité physique, prendre du temps pour soi, passer du temps en famille ou entre amis,
– 18 à 24% ont des réflexes de compensation nocifs/toxiques : manger plus que d’habitude, se coucher plus tard et ou se lever plus tôt, passer plus de temps sur les écrans, consommer ou augmenter la consommation de stimulants,
– 9 à 12% consultent un professionnel de santé ou prend des médicaments.
♦ Autre modalité pour faire face.
43% pratiquent une activité plusieurs fois par semaine et 29% au moins une fois par semaine. 56% des organisations auxquelles ils appartiennent, ne proposent pas de dispositif de promotion de l’activité physique à leurs collaborateurs, alors que 37% proposent des actions en ce sens mais seulement 17% y participent.
70% se disent sensibilisés aux gestes et postures à adopter pour limiter les troubles physiques liés au travail (postures, port de charges, gestes répétitifs, etc…), mais seuls 22% sont « tout à fait » sensibilisés.
⇒ Le télétravail et l’IA.
♦ 7 télétravailleurs sur 10 ont coconstruit leur télétravail. 40% des télétravailleurs estiment que leur niveau de stress a diminué vs 20% augmenté ; pour 1/3 l’impact du télétravail est nul sur leur niveau de stress.
♦ Pour 76% des salariés en télétravail, le télétravail a un impact positif sur leur santé mentale (pour 16% aucun) et pour 75% un impact positif sur leur santé physique (20% aucun). Pour 82% l’impact est positif sur leur équilibre vie pro/perso et pour 38% sur le lien social avec leurs collègues (mais 32% aucun).
♦ Plus d’un actif sur deux n’utilise pas l’IA dans le cadre de son travail, alors que 12% l’utilise quotidiennement ou presque ; 1/3 est un utilisateur occasionnel. Près d’un actif sur dix pense que l’IA aura un impact « très positif » sur le bien-être au travail vs 30% aucun impact sur le bien-être au travail. 1/5 pense que l’IA aura un impact négatif sur le bien-être au travail.
Noter : 71% des utilisateurs pensent que l’IA aura un impact positif sur le bien-être au travail vs 48% de l’ensemble des actifs (23 pts d’écart).
Pour en savoir davantage : https://presse.ag2rlamondiale.fr/actualites/barometre-sante-au-travail-2025-lentreprise-un-acteur-cle-du-bien-etre-et-du-lien-social-ad984-3a203.html