2016, les petites entreprises adhérentes à la FCGA retrouvent la stabilité de leur chiffre d’affaires


"Activité et tendances", FNCGA cahier N°21, avril 2017

Rappelons que La FCGA à l’origine des chiffres qui vont suivre regroupe 300 000 TPE et 100 Centres de Gestion Agréés; 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA. Les données ne concernent que les adhérents aux centres de gestion fédérés à la FCGA.   

Après 4 années de baisse, les petites entreprises du commerce et de l’artisanat n’ont pas retrouvé en 2016 le chemin de la croissance mais s’en sont approchées avec un indice relativement stable, -0,6%. Près de la moitié des entreprises ont toutefois connu des hausses de chiffre d’affaires en 2016.

 

L’évolution du chiffre d’affaires annuel glissant sur 5 ans a été : -2,2% en 2012, -0,1% en 2013, -3,1% en 2014, -1,7% en 2015 et-0,6% en 2016.  

Noter que les plus petites entreprises ont connu les baisses les plus fortes : -4,5% en 2016 pour celles dont le chiffre d’affaires se situe entre 0 et 76K€ (moyenne 53K€), contre -0,9% pour les chiffre d »affaires situés entre 76 et 153K€ (moyenne 111K€), contre -0,3 à-0,6 pour les chiffres d’affaires entre 153 et 1138K€, mais +0,6% pour les chiffres d’affaires supérieurs (moyenne de 1 877K€).  

 

L’évolution par grands secteurs :

Commerce de détail alimentaire : alors que ce secteur avait réussi à préserver sa croissance jusqu’en 2014, celle-ci est en retrait depuis 2 ans, avec -0,4% en 2016, après -0,8% en 2015. Seules 3 professions ont maintenu leur chiffre d’affaires, les pâtisseries, +0,5% les charcutiers et les commerces de fruits et légumes, +0,7%. L’activité des alimentations, des boucheries et des boulangeries est en recul.  

-Auto/moto : après 6 années de baisse, dont un recul de près de 3% en 2015, 2016 a retrouvé des valeurs positives, +0,9%. Cette bonne orientation s’inscrit dans un contexte national de hausse de 5,1% des immatriculations. Les garagistes indépendants ont réussi à maintenir leur activité en 2016.  

-HCR : la stabilité est de mise en 2016, +0,1%, après 4 années de baisse et malgré le recul de la fréquentation touristique. Cette dernière a surtout impacté les hôtels-restaurants, -1,6%. L’activité des cafés recule de 0,4% alors que celle des restaurants progresse très légèrement, +0,6%.  

-Equipement de la maison : depuis 2011, le secteur présente des évolutions de chiffre d’affaires négatives. Les reculs d’activité sont cependant moins marqués depuis 2 ans, -0,2% en 2015 et -0,1% en 2016. Les commerces d’électroménager ont été dynamisés par le passage à la HD et la tenue de l’Euro de football, +5,5%. L’activité des fleuristes recule de 0,6%  

-L’équipement des personnes : depuis 2013, le secteur affiche des reculs d’activité de près de 4% et 2016 ne fait pas exception. Les professions le plus à la peine sont les commerces de chaussures, -5,5% et de prêt-à-porter, -4%. Les boutiques de mode évoluent dans un contexte globalement difficile, exacerbé par le poids de plus en plus lourd des achats via internet.  

-Coiffure, esthétique : le secteur retrouve un indice légèrement positif, +0,6%, après 4 années de repli. Les coiffeurs indépendants évoluent dans un contexte de pression concurrentielle et maintiennent tout juste leur chiffre d’affaires, +0,3%. Les salons d’esthétique s’en sortent mieux avec une activité en hausse de 1,1%.  

-La santé (hors libéraux) : après 4 années de recul, le chiffre d’affaires du secteur santé se stabilise, +0,1%. Dans un contexte d’évolution des prix à la baisse, les officines maintiennent leur activité. Les opticiens indépendants voient leur chiffre d’affaires diminuer de 3,4% sur un marché très concurrentiel  

-Le bâtiment : après -2,7% en 2015, l’activité recule de 2,1% en 2016, malgré un contexte national de légère reprise de la croissance pour l’artisanat du bâtiment. Tous les corps de métiers présentent des reculs de chiffres d’affaires allant de près de 1% à plus de 3%.