Au sein des emplois, le poids des indépendants Français est inférieur à la moyenne de l’UE.


"La France dans l’Union européenne, édition 2019", Insee, lu avril 2019

Un ouvrage important en pages et en thématiques traitées, mais très peu de données sur les entreprises.

⇒ Une vision sommaire et globale de l’UE

« Cette vue d’ensemble synthétise les principaux indicateurs économiques et sociaux de l’Union européenne (UE) tels qu’ils sont présentés dans cet ouvrage. L’UE rassemble en 2018 près de 513 millions d’habitants, la France étant le deuxième pays le plus peuplé, derrière l’Allemagne… Le PIB de l’UE s’établit à un peu moins du quart du PIB mondial, proche de celui des États‑Unis. L’économie allemande représente 20% du PIB de l’UE en 2017, le Royaume‑Uni et la France suivent (14%).

La dette publique a fortement augmenté dans la plupart des pays entre 2007 et 2017 du fait de l’accumulation de déficits importants pendant la récession (82% du PIB); 13 pays dégagent un excédent, 15 un déficit, dont la France.

Un peu plus de deux personnes âgées de 15 à 64 ans sur trois ont un emploi; le taux d’emploi dépasse de 2 points le niveau observé avant la crise de 2008‑2009.

⇒ Quelques rares très données sur les entreprises dans ces 200 pages

En fait peu de données sur les entreprises (leur nombre en création, en parc, leurs spécificités sont absentes), hors un article sur la R&D et des données économiques sur les secteurs industrie/construction, services marchands et tourisme.

Au fil des tableaux, observons les données par pays sur les « petits entrepreneurs » , CSP non définis par ailleurs (les agriculteurs en font partie mais quid des libéraux sans doute intégrés dans les professions intellectuelles).

En 2017, 13,3 millions de personnes en emploi sont cadres dirigeants selon cette nomenclature (6% des personnes ayant un emploi dans l’U)E. Un peu moins de 30% sont chefs d’entreprise, les autres sont salariés.

 

Les petits entrepreneurs regroupent les exploitants agricoles, commerçants et artisans qui sont à leur compte, soient 22,4 millions (10,1% des Européens en emploi);  Ils sont plus rares en France, en Allemagne, et dans la plupart des pays du nord de l’Europe (moins de 8% en moyenne). Ils représentent plus d’un cinquième des emplois en Roumanie et en Grèce et près de 15% en moyenne dans les pays du sud et de l’est de l’UE. Dans la plupart des pays de l’est de l’UE, les exploitants agricoles sont surreprésentés.Si globalement on ajoute 30% (groupe cadre), ils seraient 11,8%, hors libéraux .

 

Près d’un emploi sur cinq (19,1%, soit 44,4 millions) relève des professions peu qualifiées, personnels de service, employés de commerce ou agents d’entretien, mais aussi ouvriers peu qualifiés, manœuvres et ouvriers agricoles. Beaucoup sont à temps partiel et en emploi à durée limitée. Il s’agit en majorité de femmes. La part de ces professions dans l’emploi est homogène d’un pays à l’autre, très proche de la moyenne en Allemagne et en France.

⇒ Les activités industrie/construction et celles du tertiaire marchand ne sont traitées que sous l’angle valeur ajoutée, productivité du travail, et taux de marge.

La valeur ajoutée générée par l’industrie et la construction s’élève à 3 300Md€ dans l’UE) en 2016. La France en réalise 12% (390Md€), une part proche du Royaume‑Uni (13 %) et de l’Italie (11%), mais deux fois moindre que celle de l’Allemagne (26%).

 

En 2016, les activités tertiaires marchandes génèrent 6 900Md€ de valeur ajoutée dans l’Union européenne (UE). Les deux tiers sont réalisés par quatre pays : l’Allemagne, le Royaume‑Uni, la France et l’Italie. En France, les activités tertiaires marchandes représentent 53,1% de la valeur ajoutée totale (1 100Md€. Leur poids dans l’économie est légèrement supérieur à la moyenne européenne (51,4%).

Le taux de marge brut dégagé par les activités tertiaires marchandes est relativement bas en France (31,7% contre 42,1% dans l’UE) et proche de celui du Danemark et du Royaume‑Uni. Ce faible niveau s’explique en partie par la spécialisation par activité fine : les activités de conseil, la programmation informatique, les activités juridiques et comptables, la recherche et les activités administratives et de soutien, peu capitalistiques, sont un peu plus présentes en France que dans l’ensemble de l’UE.

 

Le tourisme : Les 13 pays les plus visités concentrent 95 % de ces nuitées et les cinq premiers en captent les deux tiers. Il s’agit de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de l’Allemagne et du Royaume‑Uni. Tous hébergements collectifs confondus, la France dispose de 5,1 millions de places‑lits, devant l’Italie (4,9 millions), le Royaume‑Uni (3,9 millions) et l’Espagne (3,5 millions). L’Espagne enregistre davantage de nuitées que la France avec moins de places, bénéficiant d’un climat plus propice à une fréquentation sur un calendrier plus étendu.

 

Pour en savoir davantage sur bien d’autres items : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3902423?sommaire=3902446