Peu de différences entre les perceptions des Français sur les banlieues et ceux dans les QPV.


"Le regard des Français sur le dynamisme économique des banlieues françaises (Vague 2)", Fédération Bancaire Française, octobre 2025

Méthodologie : échantillon de 1 007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé par questionnaire auto-administré en ligne, du 19 au 22 septembre 2025 ; la représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Et un sur-échantillon de 476 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus résidant au sein d’un quartier prioritaire de la politique de la ville.  L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne, du 19 au 23 septembre 2025. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée).

Ce qui retient mon attention est d’abord la représentation des personnes en QPV.

 

Les personnes interrogées quant aux difficultés des banlieues ont des jugements proches des habitants des QPV sur leur territoire.

 

♦ Les personnes interrogées quant aux difficultés des banlieues ont des jugements proches des habitants des QPV sur leur territoire en ce qui concerne leur taux de chômage (69% en QPV vs grand public sur les banlieues), des territoires où il est difficile de réussir (56 vs 61), des territoires délaissés par les pouvoirs publics (59 vs 54), des territoires habités principalement par des populations jeunes (52 vs 53), des territoires solidaires, avec de nombreuses initiatives locales (51 vs 49), des territoires en mutation, en transformation (49vs 46).

ils estiment toutefois être moins stigmatisés dans les médias (59, mais 77 les 25-34 ans  vs 65) et qu’il y a plus de territoires attractifs pour les entreprises (35 vs 27) mais ces territoires sont perçus plus enclavés,et mal desservis (51 vs 41). 

 

Les QPV connaissent une situation moins favorable pour la facilité d’accès avec les grands centres urbains (21 vs 34), leur diversité culturelle et sociale enrichissante (27 vs 31), mais ils ont  fiscalité plus avantageuse (22 vs 16). 

 

♦ A la question “quelles mesures supplémentaires devraient être prises par le gouvernement pour encourager le dynamisme économique ?”, les résidents des QPV ont les mêmes propositions que les Français pour les banlieues  :  formations adaptées pour les entrepreneurs en phase de création et pour les demandeurs d’emploi de ces territoires (30vs 31), amélioration des infrastructures de transport (29 vs 29), développement d’infrastructures pour accueillir les entreprises (31 vs 28), incitations fiscales pour que des entreprises s’installent sur ces territoires (24 vs 25), démarches administratives allégées (27 vs 24).

2 propositions sont plus marquées : subventions et aides financières aux entreprises installées dans ces territoires (29 vs 21) et incitations pour l’accès à des marchés publics (19 vs 14).

 

♦ Les impacts positifs d’une augmentation du nombre d’entreprises en banlieues cités sont proches : la création d’emplois (57 vs 55),  la dynamisation de l’économie locale (37 vs 38), la réduction des inégalités (38 vs 39), l’amélioration des a priori (36 vs 36), l’augmentation des recettes fiscales (21vs19).

 

La capacité perçue des banlieues à devenir des territoires économiquement dynamiques dans les années à venir : 49% font confiance dans les QPV vs 47.

 

Pour en savoir davantage : https://x.com/in_villes/status/1996142243271368798