En France, on ne devient pas patron pour travailler autrement, mais pour vivre mieux.


"1 entrepreneur français sur 4 envisage un retour au salariat, malgré un cadre favorable", Qonto, février 2026

Méthodologie : étude menée avec l’institut Appinio auprès de 1 600 entrepreneurs en Europe, dont un échantillon représentatif en France.

“Qonto est le leader européen de la gestion financière pour les PME et les indépendants, avec plus de 600 000 clients dans 8 pays ; en France, 1 entreprise sur 4 est créée avec Qonto”

 

Une rare étude qui permet une comparaison avec nos voisins Européens, mais dont on ne connait pas précisément l’échantillon. Des constats dont il faudrait approfondir la fiabilité et la réalité.

 

Pourtant 25% envisagent de revenir au salariat d’ici 2027 vs en Allemagne (8,5%), en Espagne (15 %) ou en Italie (16%).

⇒ En France, on ne devient pas patron pour travailler autrement, mais pour vivre mieux.

“Contrairement aux idées reçues, l’entrepreneuriat en France n’est pas majoritairement un choix par défaut. C’est un choix de carrière délibéré pour 96 % des sondés, qui citent au moins un moteur positif à leur décision. À l’inverse, seule une minorité (23%) évoque une contrainte subie (perte d’emploi, mauvaise expérience salariale).”

 

En France, les motivations premières sont clairement liées au mode de vie. La France se détache nettement de ses voisins avec 36% d’entrepreneurs en quête d’un meilleur équilibre vie pro / vie perso (le record européen), 32,5% recherchant une liberté créative et 19% la flexibilité personnelle. Là où l’Espagne est souvent tirée par la nécessité économique et l’Allemagne par l’autonomie créative, l’entrepreneur Français cherche avant tout à reprendre la maîtrise de son temps et de ses choix. Pour les Français, l’indépendance n’est pas une contrainte pour exercer le métier (11%) ou une reconversion (11%).  

⇒ Le paradoxe français : un terreau fertile miné par l’anxiété financière

Si la France offre l’un des environnements les plus favorables à la création d’entreprise (jugé “facile” ou “très facile” par 34% des sondés, avec le 2ème score européen), le quotidien reste complexe (66%), notamment du fait de l’acquisition client (16%, record européen), de la trésorerie (15%) et de l’administratif (12%) ; ils constituent les principaux défis qui pèsent sur le moral des dirigeants.

 

Pour 32,5% des entrepreneurs français, c’est l’irrégularité des revenus qui constitue le défi majeur (au-dessus de la moyenne européenne à 30 %), puis le stress dans la fonction de dirigeant (32%) et le positionnement marché (20%).

Cette instabilité a une conséquence directe sur la stratégie des entreprises : focalisés sur la sécurisation de leur trésorerie à court terme, les entrepreneurs français peinent à se projeter. Seuls 7% envisagent des investissements de croissance, contre 12% ailleurs en Europe.

 

Cette insécurité est exacerbée par une gestion financière poreuse : 15% des sondés peinent à distinguer leurs finances personnelles de celles de l’entreprise (un record en Europe), transformant chaque tension de trésorerie en risque pour le foyer.

 

Par ailleurs, 33% disent avoir bénéficié du soutien de la famille et des amis, 29% des réseaux d’entrepreneurs, 23% de professionnels experts, alors que 23% disent n’avoir bénéficié d’aucun soutien.

 

⇒ Le record européen de la tentation du salariat

Face à cette charge mentale, 25% des entrepreneurs Français envisagent de revenir au salariat d’ici 2027. C’est un record en Europe, loin devant l’Allemagne (8,5% seulement), l’Espagne (15%) ou l’Italie (16%).

 

Ce fossé avec nos voisins ne traduit pas un désamour pour l’entrepreneuriat, mais une fragilisation du modèle entrepreneurial, lorsque la charge mentale, financière et administrative devient trop lourde à porter seul.

 

Voir les mots clés du blog sensibilisation à l’entrepreneuriat https://letowski.fr/tag/sensibilisation-a-l-entrepreneuriat/ et intention de créer https://letowski.fr/tag/intention-de-creer/  ; les articles y figurant ne sont pas toujours en accord avec les constats de cet article

Pour en savoir davantage : https://www.maddyness.com/2026/02/17/1-entrepreneur-sur-4-songe-a-redevenir-un-salarie-dici-2027/