230 incubateurs et accélérateurs en Ile-de-France.


"ACCOMPAGNER L’INNOVATION EN ÎLE-DE-FRANCE : LE RÔLE CLÉ DES INCUBATEURS ET DES ACCÉLÉRATEURS", Institut Paris région, note rapide N°1063, juin 2026

Méthodologie : entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Institut Paris Région, la Région Île-de-France et Choose Paris Région ont mené une enquête en ligne ; 80 réponses ont été recueillies : 50 sont issues des membres du réseau régional des incubateurs et accélérateurs franciliens et 30 proviennent d’acteurs extérieurs au réseau. Cette enquête a été complétée par des entretiens ouverts.
La structure de l’échantillon respecte celle de l’ensemble des incubateurs sur plusieurs critères (localisation, secteur d’activité et type de structure).

 

30% ont un lien avec l’enseignement supérieur et la recherche.

⇒ Quelles sont ces structures ?

– 60% sont des incubateurs, 24% des accélérateurs et 16% les 2 à la fois, 52% sont localisés à Paris,

– Les prestations proposées aux start-up sont variables : programmes spécialisés et ciblés, hébergement, (bureaux, paillasses de laboratoire…), offre de services complémentaires (accès à des experts, réseaux, mentorat, formations…).

– 51% sont multifilières ou spécialisées dans le numérique, la santé, l’industrie, la mobilité, mais aussi les deeptech, l’industrialisation, et l’innovation sociale et environnementale.

 

– 30% ont un lien avec l’enseignement supérieur et la recherche, notamment dans les domaines scientifiques et dans les technologies de pointe : Agoranov, IncubAlliance, Paris Biotech Santé, et pour les incubateurs de la recherche publique ; X-Up (Polytechnique), l’incubateur Telecom Paris, l’incubateur Arts et Métiers, PC’up (ESPCI), ESSEC, pour les incubateurs affiliés aux écoles d’ingénieurs et de commerce.

Des territoires comme Paris-Saclay, Saint-Quentin-en-Yvelines, Évry ou Cergy-Pontoise s’appuient sur les incubateurs pour attirer des start-up, valoriser leurs ressources scientifiques et renforcer leur attractivité économique.

 

– 44% des structures accompagnatrices ont moins de 5 emplois EQPT dédiés, 27 de 5 à 10, 15 de 10 à 20 et 15 de 20 à 40 emplois.

⇒ Qui accompagnent-elles ?

Ces structures accompagnent chaque année de quelques dizaines à plusieurs centaines de start-ups, selon leur taille et leur spécialisation : 48% accueillent moins de 20 projets, 26% de 20 à 50 et 26% plus de 50. 21% ont moins de 30 emplois, 23 de 30 à 100, 28 de 100 à 200 et 28 plus de 200 emplois. Mais 28% ont reçu jusqu’à 20 projets, 32% entre 50 et 200, 24% entre 200 et 500 et 16% plus de 500 projets.

 

48% des incubateurs et des accélérateurs accueillent des start-up internationales. 1/3 ont des pays cibles, le plus souvent européens. Rappelons que plus d’une start-up française sur trois est localisée en Île-de-France .

 

– Les entreprises accompagnées affichent des taux de survie à trois ans pouvant dépasser 70 à 75%, souvent supérieurs à ceux des start-up non incubées (environ 50%).

 

– 40% ont des difficultés de financement. 67% ont des craintes pour leur financement futur, redoutant une baisse des subventions publiques et des autres financements externes.

⇒ La pérennité de ces structures 

Le modèle des incubateurs et accélérateurs franciliens est de fait confronté à plusieurs fragilités. Le resserrement du financement du capital-risque et des fonds d’amorçage affecte l’ensemble des structures. La diminution ou l’instabilité des financements publics et parapublics les contraignent également à repenser leur modèle économique, à mutualiser certaines fonctions ou à recentrer leur action sur un nombre plus restreint de projets.

La tendance est à la mutualisation : des initiatives de mise en réseau de ces structures comme le font La Boussole (France Digitale), le Réseau régional des incubateurs et accélérateurs franciliens, l’Impact Lab Academy et des consortiums européens favorisent l’échange de bonnes pratiques, la visibilité internationale et l’accès aux ressources pour les porteurs de projets.

⇒ Leur notabilité 

À l’échelle européenne, l’Île-de-France est régulièrement citée parmi les écosystèmes les plus performants, aux côtés de Londres, d’Amsterdam ou de Berlin, notamment dans les classements consacrés à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Comparée aux grands écosystèmes américains, l’Île-de-France se distingue par la profondeur de son maillage territorial, la place centrale des établissements de recherche et un soutien public structurant.

 

Pour en savoir davantage : https://www.institutparisregion.fr/fileadmin/NewEtudes/000pack6/Etude_3178/NR_1063_web.pdf