Il s’agit ici du regroupement de 5 articles traitant de la conjoncture économique sous ces différents angles.
“TRÉSORERIE, INVESTISSEMENT ET CROISSANCE DES PME / TPE : L’IMPACT DU CONFLIT AU MOYEN-ORIENT SUR LES PERSPECTIVES DES DIRIGEANTS RESTE LIMITÉ À CE STADE”
Bpifrance, Rexecode, barométre mai 2026
⇒ La conjoncture
♦ Les freins à la croissance : Les contraintes de demande se détendent légèrement mais demeurent le principal frein à la croissance (61% des dirigeants)n que cette insuffisance soit actuelle (23%) ou anticipée (55%). suivent les coûts et prix trop élevés (32%,en hausse),l es difficultés de recrutement et le niveau de concurrence sont cités par un tiers des dirigeants
(en retrait sur le trimestre) et enfin l’accès au financement et le manque de fonds propres cités par 9% et13% desdirigeants, des proportions stables sur unan.
Conséquence directe du blocage du détroit d’Ormuz, 57% rencontrent des difficultés d’approvisionnement.
♦ Les intentions d’investissement se stabilisent : 46% anticipent investir cetteannée ou l’ont déjà fait. Les intentions restent plus timorées qu’en moyenne depuis 2018 (53% sur 2018-2025).
Le renouvellement d’équipements usagés ou obsolètes et la modernisation des installations demeurent les principales motivations. À l’inverse, ils sont moins nombreux à envisager des investissements pour accroître leurs capacités de production (25%, −1point sur un an) ou lancer de nouveaux produits ou services(32%, −2points sur un an). Les investissements à visée environnementale sont stables (30%).
♦ Le financement
– La trésorerie : 37% déclarent une dégradation au cours des 3 derniers mois (+3 points sur un an), tandis que 9% constatent une amélioration (+1point sur un an). Mais, les perspectives à trois mois se redressent quelque peu.
61% ont eu recours au crédit pour financer leur exploitation courante (68% sur la période 2018-2025). 20% déclarent avoir rencontré des difficultés (18% sur 2018-2025).
– 72% ayant l’intention d’investir au cours de l’année 2026 auraient recours au crédit (77% en moyenne sur 2018-2025). 16% signalent des difficultés pour financer leurs investissements (17%, en moyenne de long terme.
⇒ Focus sur l’IA
♦ 58% ont recours à l’IA, générative ou non. 34% l’utilisent de façon non coordonnée, à l’initiative de collaborateurs ; 17% ont encadré les usages sur certaines tâches. 7% en font une utilisation plus poussée.
Pour ces TPE/PME qui ont recours à l’IA, 48% en ont un usage quotidien ou quasi quotidien. 35% n’ont aucune intention d’y recourir tandis que 7% l’envisagent. Les TPE sont plus nombreuses à ne pas y avoir recours (44 contre 31%).
♦ Les TPE/PME utilisent principalement des outils d’IA obtenus gratuitement (59%) ou des outils professionnels achetés «clé en main»(52%). Seuls13% ont développé ou fait développer des outils personnalisés.
♦ Les TPE/PME recourent à l’IA avant tout à des fins de marketing et de ventes (47%), devant le processus de production ou de services (32%), Les autres principales applications se font dans l’organisation des processus d’administration de l’entreprise (28%) et la R&D (24%). 21% y ont recours pour la comptabilité, le contrôle de gestion ou la gestion financière et peu dans la sécurité informatique (14%) et la logistique (4%).
♦ L’accompagnement et/ou la formation des salariés à l’IA est la principale action menée, dans près de la moitié desTPE/PME y ayant recours (53% chez les PME).
15% ont adopté des règles internes d’usage de l’IA (22% chez les PME) et 11% ont mis en place une politique de gestion des données pour assurer la qualité et/ou la sécurité des données de l’entreprise destinées à être fournies à une IA.
♦ La grande majorité des entreprises ne voient pas encore d’impact sur le chiffre d’affaires ou les effectifs de l’entreprise (6% constatent toutefois une baisse de leurs effectifs et 1% une hausse), quand elle est positive du côté du chiffre d’affaires (8% constatent un impact positif contre 1% négatif).Par contre, l’impact positif est ressenti assez nettement du côté de la productivité des salariés (43% déclarent une amélioration). Mais l’impact est souvent jugé neutre sur la rentabilité et la compétitivité (un peu plus de la moitié n’observent aucun impact), et près de 20% un effet positif sur ces deux variables.
♦ Le principal obstacle est la difficulté pour identifier des cas d’usages pertinents pour l’entreprise (54%) ; puis le manque de temps (28%), l’invisibilité sur les gains potentiels (26%), le manque de ressources humaines ou de compétences en interne (1/4). 1/4 craignent une perte de confidentialité des données ; 15%redoutent que l’utilisation de l’IA n’affecte la capacité à raisonner.
Pour en savoir davantage : https://lelab.bpifrance.fr/barometre-trimestriel-tpe-pme-t2-2026/
“ENQUÊTE MENSUELLE DE CONJONCTURE”
Banque de France juin 2026
Source : environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 mai et le 3 juin).
La progression de l’activité ralentit nettement en mai dans l’industrie alors que l’on observe une contraction dans les services marchands et un léger recul dans le bâtiment. Une partie de ce tassement pourrait être liée à un positionnement des jours fériés particulièrement favorable aux ponts cette année.
Dans les services marchands, le repli est quasi généralisé, malgré la bonne tenue de l’hôtellerie‑restauration, et de certains services aux entreprises. Dans le bâtiment, l’activité reste affectée par la faiblesse persistante de la construction neuve.
Les chefs d’entreprise anticipent toutefois une amélioration de l’activité en juin dans l’industrie et les services marchands, ainsi qu’une stabilisation dans le bâtiment.
Les situations de trésorerie demeurent globalement proches d’un niveau jugé normal. Les tensions d’approvisionnement restent limitées, tandis que les prix des matières premières et de l’énergie continuent de peser sur les coûts de production. Dans ce contexte, les prix de vente poursuivent leurprogression, bien qu’à un rythme moins soutenu qu’en avril.
Pour en savoir davantage : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/enquete-mensuelle-de-conjoncture-debut-juin-2026
“En juin 2026, la confiance des ménages repart à la hausse”
Insee: enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Informations Rapides n° 159, juin 2026
En juin 2026, la confiance des ménages repart à la hausse. À 84, l’indicateur qui la synthétise augmente de deux points mais demeure au-dessous de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2025).
Le climat de l’épargne, quant à lui, se dégrade : à 119, il se maintient toutefois bien au-dessus de sa moyenne (100). L’opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s’améliore.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/9011725
“En mai 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,4% sur un an”
Insee Informations Rapides n° 136, mai 2026
Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 2,4% en mai 2026, après +2,2% en avril. Comme en mars et en avril, la hausse de l’inflation s’expliquerait par l’accélération des prix de l’énergie, portée ce mois-ci par une hausse de ceux du gaz. Les prix des services accéléreraient sur un an, mais dans une moindre mesure. Les prix de l’alimentation évolueraient sur un an au même rythme qu’au mois précédent, comme ceux des produits manufacturés.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8997720
Une alerte à propos des entreprises du bâtiment selon le journal les Echos du 24 juin
Selon la Capeb l’artisanat regroupe 540 000 salariés, mais 30 000 emplois détruits ces 2 derniéres années et la FNB avance le chiffre de 50 000 emplois perdus. Les carnets de commande sont passés de 4-5 mois il y a 2 ans à 2 mois aujourdhui.