18 000 start-ups et 530 000 emplois à juin 2026.


"BAROMÈTRE 2026 DE L’ÉCOSYSTÈME D’INNOVATION FRANÇAIS", France Digitale, EY, septembre 2026

Méthodologie : ont été interrogés 255 start-up, 37 fonds de capital-risque, 45 structures d’accompagnement et 21 grands groupes entre le 7 mai et le 28 juillet 2026. 
Les conditions pour être interrogé : avoir son siège social en France ou au moins 50% de ses effectifs basés en France, être non cotée ou cotée depuis moins de 5 ans, développer un produit ou service innovant dans le secteur Technologique.

 

Un panorama complet des start-up en France.

⇒ Quelles sont-elles ?

♦ Au 30 juin 2026

Elles sont 18 000 start-up dont 44% en Ile-de-France (7 877), employant 530 000 personnes, dont 62% en Ile-de-France (330 000).

Le sud et Auvergne-Rhône-Alpes regroupe 6 071 start-up (34%), le centre et l’ouest 2 228 (12%) et le nord et l’est 1 726 (10%).

Le sud et Auvergne-Rhône-Alpes emploient 126 300 personnes (24%), le centre et l’ouest 36 350 (7%) et le nord et l’est 37 300 (7%).

2,78 Md€ levés au 1er semestre 2025 et 4,58 Md€ levés au 1er semestre 2026

 

♦ Les évolutions

– La création nette avoisine +1 800 start-up sur un an ; le rythme accélère nettement par rapport à 2024-2025 (+1 200 seulement). 

Ce rebond se diffuse sur l’ensemble du territoire. L’Île-de-France repart à la hausse (+7,9%), alors que la hausse a été plus favorable en Bretagne (+41 %), dans le Grand Est (+13,5%) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+12,8%).

 

– Au 1er semestre, les montants levés bondissent de 65% (2,78 à 4,58Md€), mais l’Île-de-France capte à elle seule plus de 80% des montants ; le ticket moyen dépasse 16 M€, contre moins de 9 M€ un an plus tôt. Cette levée avait toutefois été de 8,39Md€ en 2022 et de 4,26Md€ en 2023 et 2024.

Le Royaume-Uni conforte son leadership européen avec 14,59 Md€ levés sur 616 opérations (+97% en valeur, +21% en volume). En Allemagne, la croissance marquée : 5,92 Md€ levés sur 213 opérations (+66% en valeur).

 

♦ Sur le plan de l’emploi, les recrutements s’intensifient partout en France (+30 000 emplois directs en 2026, +6%). 65% des recrutements l’ont été dans des TPE, 10% dans des entreprises de 10 à 50 salariés et 5% dans de plus grandes entreprises ; 15% des entreprises n’ont pas connu d’évolution. 66% des emplois sont en France, 25 en Europe et 9 hors Europe.

 

♦ Leur chiffre d’affaires 2025 est de 16,77Md€ (+27%) dont 10,17Md€ en France (+44%), 3,45Md€ en Europe (-2%) et 3,15Md€ (+23%) hors Europe.

 

♦ En 2025, la part des entreprises rentables a fortement augmenté, notamment pour les  scale-ups en séries B et C (+30%), cette rentabilité étant devenue une nécessité pour lever des fonds. 

⇒ Les difficultés rencontrées

♦  En 2025, la contractualisation des grands groupes avec les start-ups, PME et ETI innovantes est difficile : seuls 14% des grands groupes répondants annoncent mesurer précisément leurs achats auprès de ces entreprises, 29% de manière partielle, 14% annoncent qu’une structuration des outils pour le faire est en cours. 43% annoncent ne pas le faire.

53% estiment le délai moyen avant la signature d’un premier contrat à au moins 6 mois.

 

♦ Une entreprise sur cinq se dit complètement dépendante de solutions étrangères pour au moins un type d’outils numériques (hébergement, support, SaaS, acquisition). En moyenne, 37% des dépenses des start-up sont réalisées auprès de fournisseurs non européens pour ces outils. Les dépenses auprès des fournisseurs non européens sont particulièrement élevées pour les start-up en série A (42 à 51% selon les thématiques), tandis qu’elles diminuent nettement pour les start-up plus matures (22 à 35%).

 

♦ Plus d’une entreprise sur quatre déclare avoir déjà été confrontée à des pratiques commerciales anticoncurrentielles de la part de grandes entreprises étrangères. Les abus prennent des formes diverses :
– 48% des entreprises concernées ont subi de l’auto préférence (inclusion à coût nul ou réduit d’un co-produit au service qui faisait l’objet de la négociation),
– 46% ont subi de l’enfermement contractuel (pénalités économiques, pénalités Techniques en cas de rupture du contrat),
– 42% ont subi de l’abus de dépendance économique (forme d’exploitation où la partie dominante impose des conditions excessives),
– et 29% des entreprises concernées ont subi de la limitation d’interopérabilité (formatage de fait des données hébergées pour rendre plus difficile/long/coûteux la migration des données ).

Parmi ces entreprises, ce sont les start-up les plus matures qui sont  le plus impactées (53% de ces dernières concernées). Les secteurs les plus touchés sont la défense (40%), la DeepTech (29) et l’énergie (27).

 

♦ 62% des start-up ne tentent même pas leur chance auprès des marchés publics. Pour 67% d’entre elles, le principal frein exprimé est la complexité des démarches administratives pour répondre.
56% ayant déjà répondu à un appel d’offres public ont plus souvent perdu que gagné.

 

Les craintes exprimées : l’accroissement de la dépendance aux solutions étrangères (24%), la raréfaction des sources de financement (17%), la rigidité de l’encadrement du travail en France (10%).

 

Les pistes d’amélioration proposées : une commande publique plus souveraine et innovante (43%), la promotion des solutions de l’écosystème français et européen (26%), un allègement du poids de la réglementation fiscale pour les entreprises (20%)

⇒  L’écosystème d’accompagnement au 30 juin 2026

♦ Les 45 structures d’accompagnement interrogées accompagnent 6 200 entreprises à l’année.

45% des incubateurs dont 32% privés et 13% publics, 29% une association ou structure indépendante, 16% une école ou une université. 36% sont des multi spécialistes, 33 des spécialistes et 31 des généralités. 

 

♦ Les chiffres d’affaires totaux des start-up accompagnées sur l’année 2025-2026 : 38% ont réalisé plus de 2 millions, 40% moins d’un million et 13% entre 1 et 2 millions.

 

♦  La moitié des entreprises accompagnées a crée moins de 50 emplois et l’autre moitié plus de 50 emplois : 29% ont crée moins de 20 emplois, 22 entre 20 et 50, 18 entre 50 et 100, et 22 plus de 100 emplois.

 

♦ Pour financer leurs actions, 67% ont bénéficié de fonds publics, 64 de recettes de leurs prestations (86% les missions d’accompagnement, 41 la location d’espaces, 24 la mise en relation), 53 d’autres fonds privés, 29 de partenariat public-privé.

60% estiment leur situation financière solide, et 2% à risque de fermeture.

 

Pour en savoir davantage : https://www.ey.com/fr_fr/newsroom/2026/09/barometre-2026-de-l-ecosysteme-d-innovation-francais