L’ESS, un atout pour les QPV


"L’ESS UN ATOUT POUR LA POLITIQUE DE LA VILLE", ANCT, février 2025

L’étude propose quelques données chiffrées de l’ESS dans les QPV et ses apports.

 

L’étude fait d’abord le point sur les différentes formes de l’ESS, ses modalités de gouvernance. les appuis financiers pour créer des structures de l’ESS que je ne commente pas.

⇒ Quelques chiffres de l’ESS dans les QPV.

L’ESS regroupe 10 808 établissements employeurs et 114 708 emplois dans les QPV : 17% de l’ensemble des emplois, (contre 10,4% sur toute la France) et 27% des emplois de l’économie privée (contre 13,9% dans la France entière).

Sur les 10 808 établissements employeurs, 89% sont des associations (contre 77% en France), 6,4% des coopératives, 3,1% des mutuelles et 1,9% des fondations.
L’action sociale, les sports et loisirs y sont les principaux pourvoyeurs d’emplois de l’ESS. Concernant l’action sociale : ce secteur représente 46% des emplois de l’ESS en QPV ; 67% des emplois de ce secteur sont du ressort de l’ESS (contre 59,5% en France).

 

Les établissements de l’ESS sont particulièrement présents dans les QPV d’Île-de-France, de Paca et des Hauts-de-France, où l’emploi ESS dans les QPV pèse entre 5 et 10% de l’emploi du territoire. La situation des territoires ultramarins (La Réunion, Guyane, Guadeloupe et Martinique) est particulière, puisque les QPV abritent jusqu’à 30% des emplois de l’ESS du territoire.

⇒ Les apports de l’ESS pour les QPV.

L’ESS apporte des réponses concrètes aux besoins essentiels des quartiers politique de la ville et de leurs habitants :
● alimentation : épicerie solidaire, agriculture urbaine…,
● logement : colocation solidaire, habitat partagé…,
● accès aux sports, loisirs et à la culture : associations d’éducation populaire…,
● mobilité : auto-école associative, garages solidaires…,
● accès au numérique : fabriques numériques…

 

L’ESS favorise la création d’activités et d’emplois en permettant notamment :
● l’insertion socioprofessionnelle dans les quartiers prioritaires, les structures de l’insertion par l’activité économique (IAE) sont un acteur historique de la politique de la ville,
● de créer son activité dans un cadre collectif : Coopérative d’Activités et d’Emplois, Coopératives éphémères, SCIC, espace de coworking…,
● le passage de l’économie informelle à l’ESS : coiffure, couture, mécanique de rue…,
● de se former aux métiers de demain : numérique…,
● de favoriser l’émergence de nouvelles filières : alimentation durable, économie circulaire…

 

L’ESS apporte des réponses aux évolutions du travail et de l’emploi, en s’appuyant notamment sur la coopération et la mutualisation :
● coopératives d’activités et d’emplois permettant de sécuriser la création d’activités,
● espaces de coworking ou tiers-lieux accompagnant le développement du télétravail et de nouvelles formes de travail,
● groupements d’employeurs permettant de mutualiser des emplois entre plusieurs structures,
● entreprises à but d’emploi de l’expérimentation Territoires Zéro Chômeur Longue Durée développant de nouvelles activités sur un territoire à partir des compétences de personnes au chômage…

 

Pour en savoir davantage : https://anct.gouv.fr/ressources/comprendre-l-ess-un-atout-pour-la-politique-de-la-ville

et encore https://anct-site-prod.s3.fr-par.scw.cloud/ressources/2025-03/ess_agir_complet_26-fevrier.pdf