Je regroupe ici plusieurs travaux sur ce thème, laissant le lecteur tenter d’en construire sa propre opinion.
“ENQUÊTE MENSUELLE DE CONJONCTURE”, Banque de France, mars 2025
En février, l’activité progresse de nouveau dans l’industrie, alors que les chefs d’entreprise anticipaient le mois dernier une stabilisation en février.
Dans les services marchands, l’activité évolue peu ; elle progresse toutefois dans les HCR (très bonne activité à la faveur des vacances, notamment en montagne) et certains services aux entreprises (édition, nettoyage, publicité, réparation automobile à la suite du rappel de véhicules défectueux). En revanche, l’activité recule de nouveau dans la programmation‑conseil en informatique et recule plus légèrement dans les services d’information et le conseil de gestion. Le travail temporaire reste faiblement positif, dans un contexte de forte incertitude.
Dans le bâtiment, l’activité progresse dans le second œuvre, toujours portée par la rénovation énergétique, mais est en repli dans le gros œuvre. Les chefs d’entreprise du gros œuvre indiquent néanmoins une légère reprise de la demande pour des bureaux et des bâtiments industriels, tandis que celle pour des logements individuels ou collectifs reste dégradée.
Trésorerie
Le solde d’opinion sur la situation de trésorerie dans l’industrie reste proche de zéro en février ; la baisse du prix de l’énergie est mentionnée comme un facteur favorable.
Dans les services marchands, le solde d’opinion sur la situation de trésorerie s’améliore très légèrement ; elle est jugée satisfaisante dans la location automobile et l’édition ainsi que dans l’ingénierie et dégradée dans la publicité, la restauration et la réparation automobile.
En mars, selon les anticipations des industriels, l’activité évoluerait peu. Dans les services marchands, après un mois de février étale, l’activité progresserait légèrement en mars dans les HCR, l’édition, les activités juridiques et comptables. Elle reculerait dans le travail temporaire.
Enfin, dans le bâtiment, l’activité évoluerait peu, le second œuvre restant mieux orienté que le gros œuvre.
En février, les difficultés d’approvisionnement sont globalement stables par rapport au mois précédent (9% des entreprises les mentionnent, comme en janvier). Dans le bâtiment elles restent rares (2%).
Dans l’industrie, les prix des matières premières sont jugés en légère hausse. par les chefs d’entreprise.
Concernant la fixation des prix de vente, la proportion des industriels qui déclarent avoir augmenté leurs prix ce mois‑ci s’établit à 9%, alors que 4% ont baissé leurs prix de vente.
Dans le bâtiment, 4% ont augmenté leurs prix (une proportion inférieure à celle des mois de février) et 9% ont baissé leurs tarifs.
Dans les services, 14% ont connu une hausse, et 5% les ont baissé ; les hausses de prix concernent principalement les services aux entreprises
19% des chefs d’entreprise font état de difficultés de recrutement (après 20 % en janvier).
Pour en savoir davantage : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/enquete-mensuelle-de-conjoncture-debut-mars-2025
Selon l’Insee, une légère amélioration.
“En mars 2025, le climat des affaires s’améliore légèrement et le climat de l’emploi rebondit”
Informations Rapides N°67, mars 2025.
À 97, l’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, gagne un point, et reste en deçà de sa moyenne de longue période (100). Le climat des affaires augmente dans le commerce de détail et de gros, il est stable dans les services et le bâtiment et se replie légèrement dans l’industrie.
L’emploi rebondit, en gagnant 3 points. À 96, il se situe néanmoins au-dessous de sa moyenne de longue période (100) pour le 10éme mois consécutif.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8391404#:~:text=En%20mars%202025%2C%20le%20climat%20des%20affaires%20en%20France%20s,de%20longue%20p%C3%A9riode%20(100).
Au quatrième trimestre 2024, l’emploi salarié recule dans presque toutes les régions.
Insee informations rapides N°78, mars 2025
Entre fin septembre 2024 et fin décembre 2024, l’emploi salarié sur le territoire national dans son ensemble (hors Mayotte) se replie de 0,3%, après +0,1% au troisième trimestre 2024.
Au 4éme trimestre, au niveau régional, l’emploi salarié recule davantage qu’au niveau national en Île-de France, dans les deux régions du quart Nord-Est (Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté) et en Occitanie. À l’exception de la Corse, où il est stable, l’emploi salarié recule de 0,2% ou de 0,3% dans toutes les autres régions de France métropolitaine. Il baisse également en Martinique, il est quasi stable à La Réunion, et il augmente de 0,2% en Guadeloupe et de 0,6% en Guyane.
Au niveau départemental, l’emploi salarié est en recul, compris entre 0,4% et 0,6% dans 37 départements, et de plus de 0,6% dans 11 départements, c’est notamment le cas dans les Ardennes (-0,9%) et le Gers (-1%).
Il est en hausse, comprise entre 0,2% et 0,6%, dans seulement 7 départements, dont 5 en France métropolitaine : Hautes-Alpes (+0,6%), Savoie et Corrèze (+0,3%) et Lot et Charentes-Maritimes (+0,2%).
Au 4éme trimestre 2024, sur l’ensemble du territoire (hors Mayotte), le taux de chômage au sens du BIT est quasi stable (-0,1 point) par rapport au trimestre précédent, à 7,3% de la population active. Il recule de 0,2 point par rapport à son niveau d’un an auparavant.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8539440
Au quatrième trimestre 2024, le PIB se replie légèrement (-0,1 %) et le pouvoir d’achat des ménages marque le pas (+0,0 % par unité de consommation.
Insee, informations Rapides N° 55 février 2025.
Le PIB se replie légèrement (-0,1 %) au 4éme trimestre.
Il recule de 0,1%, après +0,4% au 3éme trimestre (en partie par contrecoup des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris).
La consommation des ménages ralentit un peu au 4éme trimestre (+0,3% après +0,6%). La consommation en services se replie (-0,1% après +0,8%), tandis que les achats de biens demeurent orientés à la hausse (+0,2% après +0,4%).
Le revenu disponible brut des ménages en € courants est en légère hausse au 4éme trimestre 2024 (+0,1%, après +1,% au trimestre précédent. L’emploi salarié est quasi stable (-0,1%), tandis que le salaire moyen par tête augmente au même rythme qu’au trimestre précédent (+0,5%). Les prestations sociales en espèces sont dynamiques (+1% après +1,3%), du fait de la revalorisation des retraites complémentaires, tandis que les impôts sur le revenu et le patrimoine rebondissent (+0,5% après -2,5%).
La consommation des ménages en volume augmente plus vite que leur pouvoir d’achat ; le taux d’épargne des ménages fléchit légèrement (18,4%, après 18,5% au 3éme trimestre 2024. Sur l’année 2024, le taux d’épargne s’établit à 18,2% et progresse de 1,3 point par rapport à 2023 et reste bien supérieur à son niveau d’avant la crise sanitaire (+3,6 points par rapport à 2019).
Les heures travaillées diminuent (-0,2% après +0,1% au 3éme trimestre 2024). L’emploi total reste stable (après +0,1%). En moyenne sur l’année 2024, le taux de marge des SNF se replie : il s’établit à 32,1% après 32,9% en 2023.
Les exportations rebondissent au quatrième trimestre 2024 (+0,4% après -0,8%), et les importations repartent aussi à la hausse (+0,4 après -0,3 %).
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8380129#:~:text=Au%20quatri%C3%A8me%20trimestre%202024%2C%20l,%2B0%2C9%20%25).
La consommation des ménages en biens se replie en janvier 2025 (-0,5% après +0,7% en décembre 2024).
Insee, Informations rapides N°56, février 2025
En janvier 2025, la consommation alimentaire des ménages rebondit (+1,4% après -1,6% en décembre 2024).
La consommation des ménages en biens fabriqués se replie nettement (-2,4% après +1,9% en décembre 2024), principalement sous l’effet du recul des achats de biens durables (-3,9% après +2,9%), notamment par un recul de recul des achats de motos et les voitures neuves, et dans une moindre mesure, des achats d’habillement, textile (-1,7%, après +1,6%).
Les équipements du logement, tels que les appareils ménagers, les produits électroniques et les ordinateurs, se replient également fortement.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8379824
En février 2025, les prix à la consommation augmentent de 0,8 % sur un an
Insee Informations rapides N°58, février 2025.
Les prix à la consommation augmenteraient de 0,8% en février 2025, après +1,7% en janvier. Le net ralentissement des prix s’expliquerait par un fort repli des prix de électricité. Sur un an, les prix des services ralentiraient. Les prix des produits manufacturés ralentiraient aussi mais dans une moindre mesure, tandis que ceux de l’alimentation accéléreraient légèrement.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8379746#:~:text=Sur%20un%20an%2C%20selon%20l,serait%20en%20de%C3%A7%C3%A0%20de%201%20%25.