Méthodologie : étude portant sur les PME de 20 à 250 salariés, ayant connu des acquisitions majoritaires entrainant un changement de contrôle compris entre 1 et 50 millions d’€, et ayant leur siège en France métropolitaine.
Plus de 9.000 acquisitions de PME ont été analysées depuis 2017, dont plus de 1.000 en 2025, et sont rassemblées dans la base EDAT (Epsilon Deal Analysis Tool).
“S’il existe déjà des sources d’informations de marché sur la cession/acquisition de PME, celles-ci se révèlent souvent incomplètes au plan national- et quasi-inexistantes au niveau régional…In Extenso Finance, conseil en cession et acquisition de PME, s’est engagé dans la réalisation d’une étude, conduite avec Epsilon Research. pour proposer un panorama annuel, dans chaque région de France et par grands secteurs d’activité, référençant les opérations de cession et acquisition portant sur la cession de plus de 50% du capital.”
Une rare étude d’envergure sur les acquisitions au sein des PME.
Avec 1 076 opérations recensées en 2025, contre 1 226 en 2024 (-12%), le marché recule, mais retrouve un niveau proche de celui de 2023 (964) et de 2022 (1 080).
Au contexte économique et politique, s’ajoute une baisse du « juste prix » encore difficile à trouver entre des vendeurs, non enclins à vendre dans des conditions financières moins intéressantes et des acquéreurs très sélectifs dans leur approche et prudents sur la valorisation d’actifs basée sur des prévisionnels dans un climat incertain.
Sur le plan démographique, le marché est porté par un double mouvement ; d’un côté, le vieillissement des dirigeants et de l’autre, une génération plus jeune s’approprie le M&A comme un outil de développement, n’hésitant plus à ouvrir son capital pour changer d’échelle, structurer son entreprise et se projeter dans une nouvelle phase de croissance.
Autre tendance marquante : la montée en puissance des stratégies de build-up. bien que la majorité des deals concernent des petites entreprises (53% des opérations) et de faible transaction (49% des transactions 2025 portent sur des valorisations inférieures à 5 millions d’euros, proches de 2023 et 2024, 45 et 49%).
La montée en puissance se concentre un peu plus sur des sociétés de taille moyenne valorisées entre 5 et 15 millions d’euros (32% vs 29-31%), notamment celles en recherche de développer leur activité en cherchant de nouveaux partenaires acquereurs (43% vs 30% en 2023) et moins celles de 15 à 50 millions (19% au lieu de 22-24) .
Par ailleurs, les acquéreurs non cotés dominent toujours, représentant environ 68% des opérations. Les fonds d’investissement conservent une place significative et se montrent même plus actifs en 2025 (autour de 20% des opérations). Les société cotées sont acquéreurs pour 5%.
Dans le même temps, le marché reste largement domestique : près de 90% des acquéreurs sont français, avec un net recul des investisseurs hors Europe (1% des opérations), même si les États-Unis restent le 1er pays acquéreur devant l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas.
Sur le plan sectoriel, les dynamiques restent contrastées. Le secteur des technologies, médias et télécommunications (TMT) conserve sa position dominante (448 transactions, +21%), renforcée cette année puisqu’il est le seul en progression, porté par la digitalisation des entreprises et des logiques de consolidation accrues. 165 transactions concernent les services aux entreprises et aux particuliers (mais en baisse de 45%), le BTP 132 transactions et en baisse de 4%. les biens d’équipement 117 et en baisse de 16%.
Sur le plan géographique, le marché demeure fortement polarisé, sur l’Ile-de-France (426 transactions ou 40% des opérations) et Rhône-Alpes (140 ou 13%).
L’étude développe ensuite le regard des entrepreneurs concernés et des données par région.
Pour en savoir davantage : https://infonet.fr/actualite/acquisitions/cession-acquisition-pme-bilan-2025/