82% des dirigeants considèrent l’industrie comme un pilier stratégique de l’économie Française.


"La grande consultation des entrepreneurs Vague 113", CCIfrance, La Tribune, LCI, Opinion Way, Avril 2026

Mais 68% jugent le rythme de réindustrialisation trop lent ou à l’arrêt.

⇒ L’importance de l’industrie pour notre économie.

♦ L’industrie doit être une priorité pour les investissements à l´avenir (91% dont 45 tout à fait d’accord), parce qu’elle est un pilier stratégique de l’économie française (82 dont 38).

D’ailleurs, pour 90% la souveraineté industrielle pour l´économie française est importante :  vitale 34 (mais 41 pour ceux de l’industrie vs 30-35 les autres et 22 les 50 salariés et plus), importante 32, prioritaire 24 (mais 32 pour les 50 salariés et plus).

Les répondants de l’industrie se situent dans la moyenne des répondants.

 

♦ Toutefois, 84% (dont 40 tout à fait d’accord) la juge en déclin ; c’est moins le cas pour les 50 salariés et plus (74). Certains affirment que c’est un secteur économique du passé (40 dont 14 tout à fait) ; c’est moins le cas pour les 50 salariés et plus (21 seulement).

⇒ L’industrie est-elle jugée en avance ou en retard ?

Le niveau d´avancement de l´industrie française est jugé plutôt en retard, notamment par ceux de l’industrie : 

– Dans le digital : en retard 30% vs 24 en avance et moins encore 19 ceux de l’industrie,

– L´intelligence artificielle : 38% en retard mais 46 ceux de l’industrie et 45 les 50 salariés et plus, alors qu’ils sont estimés en avance par 23% (mais 17 ceux de l’industrie et les 50 salarié et plus), 

– La décarbonation (38 vs 19), ceux de l’industrie se situant dans la moyenne,

– La robotisation (39 vs 19 en avance), ceux de l’industrie se situant dans la moyenne.

⇒ Les principaux freins au développement de l´industrie : 

– En ce qui concerne 3 freins, ceux de l’industrie les estiment moins importants que ceux des autres secteurs d’activité : la fiscalité (57% dont 51 ceux de l’industrie), la complexité réglementaire (35 vs 31), la concurrence internationale (25 vs 21), et son corolaire l’instabilité géopolitique mondiale (15 vs 13)

– Un seul est jugé plus important pour ceux de l’industrie, le manque de main-d’œuvre qualifiée (34 vs 26), 

– Les autres freins sont plutôt proches, un peu plus présents chez les répondants de l’industrie : le coût de l’énergie (33 vs 31), le manque d’attractivité des métiers chez les jeunes (31 vs 29) ; alors qu’ils le sont un peu moins dans les difficultés d’accès au financement (18 vs 19 pour l’ensemble), les difficultés de transmission des PMI (5 vs 6).

 

Notez que les 50 salariés et plus se démarquent des autres tailles sur certains freins : la concurrence internationale (38% vs 24-26 les autres tailles), en lien l’instabilité politique (20 vs 13-16), le manque de main-d’œuvre qualifiée (30 vs 24-27) et la complexité réglementaire (39 vs 34-36).

Par contre, ils sont moins inquiets en ce qui concerne d’autres freins tels la fiscalité (40 vs 57-58).

 

Pour en savoir davantage : https://www.cci.fr/sites/g/files/mwbcuj1451/files/2026-03/Grande%20consultation%20des%20entrepreneurs%20-%20Mars%202026.pdf