Définitions :
Les ventes au détail comptabilisent les ventes de marchandises réalisées par des canaux non réservés aux professionnels.
Le commerce hors magasin rassemble la vente à distance, la vente à domicile, la vente par automates et le commerce de détail sur les marchés.
Ces statistiques devraient permettre de prendre distance avec les enquêtes de conjoncture, fondées sur l’opinion des chefs d’entreprise.
⇒ Globalement
Les dépenses de consommation des ménages en biens sont quasi stables, après la légère baisse de 2024 (‑0,1% en euros constants après ‑0,4%), alors que leurs dépenses en services continuent d’augmenter (+1,2% après +2%). Les dépenses de consommation des administrations publiques en biens sont encore en hausse (+6,2% après +5,3%).
L’inflation baisse de nouveau (+0,9%, après +2% en 2024 et +4,9% en 2023).
Dans ce contexte, l’activité commerciale continue de reculer en volume, mais augmente très légèrement en valeur, dans le commerce de gros (en volume ‑0,3% après ‑1,3%) et dans le commerce et la réparation d’automobiles, mais bien moins qu’en 2024.
⇒ Selon les types de commerce :
♦ Les ventes au détail du commerce alimentaire en magasin accélèrent (+1,8% en volume, après +0,8%). Plus précisément, les ventes en hypermarchés reculent pour la 4éme année consécutive (‑0,6% après ‑0,4%), les ventes des grandes surfaces d’alimentation générale continuent d’augmenter en 2025 (+0,7% après +0,5%), celles des supermarchés poursuivent leur croissance (+2,2% après +1,6%) ; les ventes des petites surfaces d’alimentation générale et magasins de produits surgelés demeurent en nette hausse (+5% en volume, après +4,9%). Enfin, dans l’alimentation spécialisée et l’artisanat commercial, l’activité est très dynamique : en nette hausse dans les boulangeries‑pâtisseries (+4,8% après +7,2%) et dans les boucheries‑charcuteries (+4% après +4,4%). Par contre, les ventes baissent pour la troisième année consécutive dans le commerce de détail de boissons (‑1,9% après ‑2%).
♦ L’activité du commerce de détail non alimentaire en magasin de nouveau en hausse (+2,9% en volume, après +2,2%) ; par rapport à 2021, la hausse atteint 12,5%.
Elles accélèrent dans les magasins non alimentaires spécialisés (+2,9% après +2%), notamment dans les magasins de technologies informatiques (+10,6% après +3,6%), les pharmacies et magasins d’articles médicaux et orthopédiques (+8,6% après +7,7%) et les commerces de carburants (+4,3% après +2,9%). Elles augmentent de nouveau mais moins fortement dans les magasins d’équipements de la personne tels que les magasins d’optique, de parfumerie, de produits de beauté ou encore de bijouterie (+2,8% après +4,9%) ; elles rebondissent dans les magasins de biens culturels et de loisirs (+0,7% après ‑1%). À l’opposé, les ventes au détail diminuent pour la 4éme année consécutive dans les magasins d’équipement du foyer (‑2,1% après ‑3,7%) et retournent à la baisse dans les magasins d’habillement‑chaussures (‑1,4% après +0,9%)
Elles ralentissent dans les grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés (+2,7% après +5,1%), sous l’effet d’une décélération des ventes des bazars et d’une accentuation de la baisse de celles des grands magasins.
♦ Les ventes au détail du commerce hors magasin maintiennent leur rythme de progression en 2025 (+2,4% en volume, comme en 2024), avec une hausse plus forte pour les commerces sur les marchés (+4,4% après +4,2%) que dans la vente à distance (+2,2%, comme en 2024, mais en baisse de 1,5% par rapport à 2021).
♦ Le chiffre d’affaires en volume du commerce et de la réparation d’automobiles se contracte moins fortement qu’en 2024 (‑1,2% en volume, après ‑2,9%). Le commerce de véhicules automobiles continue de se contracter (‑1,7% après ‑3,2%), les immatriculations de voitures particulières neuves baissant de 5,2% (1,665 million d’unités après 1,755 million, vs 2 millions en 2019). Les immatriculations de voitures particulières d’occasion augmentent de 0,9% (après +2,9%) à 5,5 millions.
L’activité baisse légèrement dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles (‑0,3%) et de façon plus marquée dans le commerce et la réparation de motocycles (‑3,8%). À l’inverse, elle s’accroît dans le commerce de détail et le commerce de gros d’équipements automobiles (respectivement +1,8% et +0,8%).
⇒ l’emploi
Fin 2025, l’emploi salarié total (y compris intérim) s’établit à 3,4 millions de personnes,et diminue de 0,7% sur un an (soit ‑23 400 salariés), une baisse plus marquée que dans l’ensemble du tertiaire marchand (‑0,2%). Hors intérim, l’emploi salarié du commerce baisse légèrement (‑0,6%), le secteur perdant 21 400 emplois salariés sur l’année après en avoir gagné 1 300 en 2024,alors que l’emploi du tertiaire marchand est stable (‑0,1% en 2025).
L’emploi salarié hors intérim se contracte de nouveau dans le commerce de gros (‑1,4%). Il diminue dans une moindre mesure, dans le commerce de détail (‑0,5%), notamment en raison du commerce de détail d’habillement (‑2,7%).
Il s’accroît de nouveau dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (+0,6%), du fait d’une hausse dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles légers (+2,1%).
L’emploi intérimaire (65 000 personnes) se contracte pour la 3éme année consécutive (‑3,1%). Il diminue sensiblement dans le commerce de détail (‑4,7%) et un peu moins dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (‑2,4%), et dans le commerce de gros (‑2%).
⇒ les créations d’entreprise et les défaillances
♦ Le nombre de créations s’élève à 176 000 et accélère nettement (+11,2% après +6,3%), alors qu’il ralentit légèrement dans l’ensemble (+4,9% après +5,7%). La hausse est surtout portée par les immatriculations de micro‑entrepreneurs et d’entreprises individuelles de la vente à domicile (+14,3%).
♦ Les défaillances d’entreprises se stabilisent à 13 900 en 2025 (+ 0,2% par rapport à 2024, après 3 années consécutives de hausse qui faisaient suite à 8 années consécutives de baisse). Les défaillances d’entreprises augmentent dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (+6,3%), tandis qu’elles diminuent dans le commerce de détail (‑1,6%) et dans le commerce de gros (‑0,3%).
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/9008999