La conjoncture générale : activité, emploi, inflation, consommation des ménages.


5 sources : conjoncture, emploi, chômage, consommation des ménages, inflation...

Une approche globale de la conjoncture du 4éme trimestre 2025 et sur un an.

“ENQUÊTE MENSUELLE DE CONJONCTURE”,

Banque de France, février 2026

 

En janvier, la production industrielle se renforce, progressant à un rythme plus soutenu qu’anticipé par les chefs d’entreprise et qui reste supérieur à la moyenne de long terme pour le huitième mois consécutif. Le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) remonte à 76,6%, toujours légèrement inférieur à sa moyenne de long terme (77,1%). Les stocks de produits finis sont jugés élevés dans la plupart des secteurs et restent orientés en très légère hausse.

 

Dans les services marchands, l’activité reprend vigueur en janvier, tous les secteurs sont en progression, hormis l’hébergement qui marque le pas après un mois de décembre très dynamique. L’augmentation est plus particulièrement portée par l’édition et les services aux entreprises, (programmation‑conseil, services d’information, ingénierie, activités juridiques et comptables) ainsi que par la restauration.

 

Dans le bâtiment, l’activité progresse en janvier à un rythme nettement supérieur à ce qui était attendu le mois dernier. Elle rebondit dans le gros œuvre, en raison d’un effet de rattrapage après un mois de décembre marqué par des fermetures plus nombreuses que l’année précédente. Elle se renforce dans le second œuvre, soutenue par les travaux de rénovation (installations électriques, chauffage), d’isolation, ou encore d’étanchéité des toitures après les intempéries de début janvier.

 

En février, l’activité continuerait de progresser sensiblement dans l’industrie, et plus modérément dans les services et dans le bâtiment.

 

Hausse des prix de vente :

En janvier, la part des entreprises industrielles signalant des difficultés d’approvisionnement reste stable à 7% ; les chefs d’entreprise notent une faible progression du prix des matières premières. Par ailleurs, 17% déclarent avoir augmenté leurs prix de vente en janvier et 6% les avoir baissés. 

Dans le bâtiment, les chefs d’entreprise parviennent à répercuter partiellement la hausse de leurs coûts.
Dans les services marchands, 18% des chefs d’entreprise déclarent avoir augmenté leurs prix et seulement 4% les avoir baissés. 

Enfin, les difficultés de recrutement remontent légèrement dans tous les secteurs, jusqu’à concerner 17% des entreprises en janvier. Elles sont avant tout concentrées dans le bâtiment (23%),

 

Pour en savoir davantage : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/enquete-mensuelle-de-conjoncture-debut-fevrier-2026

 

“Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage atteint 7,9%, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,6 point sur un an.” 

Insee Informations Rapides n° 34, février 2026

 

Le nombre de chômeurs en France au sens du BIT augmente de 56 000 par rapport au trimestre précédent, à 2,5 millions de personnes. 

Le taux de chômage des 15-24 ans augmente de 2,4 points ; en revanche, le taux de chômage des 25-49 ans diminue de 0,2 point sur le trimestre, à 6,9%, et celui des 50 ans ou plus est stable sur le trimestre à 5,1%.
Le taux de chômage des femmes est quasi stable à 7,6 %, tandis que celui des hommes augmente de 0,4 point, à 8,1%. Sur un an, le taux de chômage augmente de 0,5 point pour les femmes et de 0,7 point pour les hommes.

 

Parmi les chômeurs, 580 000 personnes déclarent être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an, soit 2 000 de moins qu’au trimestre précédent. Le taux de chômage de longue durée est donc stable sur le trimestre et quasi stable sur un an (+0,1 point), à 1,8% de la population active. Il demeure ainsi inférieur de 0,4 point à son niveau de en 2019.

Le taux d’emploi à temps complet est quasi stable sur un an (-0,1 point), à 57,5%. Le taux d’emploi à temps partiel est en hausse de 0,4 point sur un an, à 17,9%. 

 

Le taux d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des 15-64 ans est quasi stable alors que le taux d’emploi en CDD et intérim est en hausse sur un an (+0,1 point). En revanche, le taux d’emploi en alternance baisse sur un an de 0,2 point, tout en restant largement supérieur à son niveau d’avant la crise sanitaire (+0,7 point).

 Le taux d’emploi indépendant est quasi stable sur un an (+0,1 point). 

 

Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8735266

 

“La consommation des ménages en biens diminue de nouveau en décembre 2025 (-0,6 % après -0,3 %)”

Insee Informations Rapides n° 26 janvier 2026

 

En décembre 2025, les dépenses de consommation des ménages en biens diminuent de nouveau sur un mois (-0,6% en volume après -0,3% en novembre 2025). La consommation de biens fabriqués se replie nettement (-1% après +0,5%). La consommation alimentaire poursuit sa baisse (-0,9 % après -0,1 %) tandis que celle d’énergie repart à la hausse (+0,8% après -2%).
Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, la consommation des ménages en biens accélère (+0,4% après +0,1% au troisième trimestre 2025), alors que la consommation alimentaire est stable.

 

Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8732719

 

“Au 4éme trimestre 2025, l’emploi salarié du secteur privé est quasi stable”

Insee Informations Rapides n° 27, janvier 2026

 

Entre septembre et décembre 2025, l’emploi salarié du secteur privé diminue à peine (-0,1%, soit -28 700 emplois), comme au trimestre précédent (-0,1%, soit -27 300 emplois), portant la baisse sur un an à-0,2% (soit -40 800 emplois).

L’emploi intérimaire est quasi stable (+0,1%, soit +800 emplois), après une baisse modérée au trimestre précédent (-0,6%, soit -4 300 emplois). Il se situe ainsi 1,1% sous son niveau du 4éme trimestre 2024 (soit -7 500 emplois) et sous son niveau d’avant-crise sanitaire.

 

L’emploi salarié agricole rebondit (+2,6%, ou+8 100 emplois), après -3,5% au trimestre précédent (-11 500 emplois). L’emploi salarié dans l’industrie (hors intérim) diminue à peine au 4éme trimestre 2025 (-0,1% ou -3 200 emplois) après déjà une légère baisse au trimestre précédent (-0,2% ou -4 900 emplois). Dans la construction, l’emploi salarié baisse (-0,2%, ou -3 100 emplois) après une stabilité au trimestre précédent, portant à -1% la baisse sur un an (-15 800 emplois) vs en 2019 (+3,9% ou +58 100 emplois). L’emploi salarié privé dans le tertiaire marchand hors intérim diminue de 0,2% (-19 400 emplois), après une stabilité le trimestre précédent (-5 700 emplois) ; Il se situe à peine sous son niveau d’un an auparavant (-0,1%, soit -14 400 emplois), mais il dépasse toujours largement son niveau de 2019 : +7,2% (+841 800 emplois). L’emploi salarié privé du tertiaire non marchand recule aussi (-0,4% après une
stabilité au 3éme trimestre (-12 000 emplois après -800 emplois). Il reste toutefois en hausse sur un an (+0,5%, soit +14 000 emplois) et par rapport à 2019 (+5,6%, soit +148 000 emplois).

 

Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8732433

“En janvier 2026, les prix à la consommation augmentent de 0,3% sur un an”

Insee Informations Rapides n° 32, février 2026

 

Cette baisse de l’inflation s’expliquerait principalement par une baisse plus prononcée des prix des produits manufacturés, tirés par le repli de ceux de l’habillement et des chaussures, la période de collecte incluant 18 jours de soldes en janvier 2025. De plus, les prix des services ralentiraient, en particulier ceux des services de santé (tarifs des médecins) et ceux de l’énergie. 

 

Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8734269