En 2024, 168 800 nouveaux contrats sont signés dans une structure de l’insertion par l’activité économique.


"L’insertion par l’activité économique en 2024 : baisse des entrées et des effectifs", Dares Résultats N° 11, mars 2026

Définitions :

– Une entrée désigne un contrat qui débute en 2024 dans une structure de l’IAE. On ne considère pas une reconduction de contrat comme une entrée.
– Une sortie marque la fin du dernier contrat entre un salarié et une structure de l’IAE en 2024. 
– La durée passée dans les ACI et les EI cumule la durée du contrat initial et celle de ses éventuelles reconductions. 

 

Les bénéficiaires de ces structures sont plus souvent des hommes, des personnes plus jeunes et moins diplômées que l’ensemble des Français, plus souvent en QPV et de nationalité hors UE.

 

Le nombre total de salariés en insertion se réduit légèrement fin 2024 (-3% par rapport à 2023) après -1% en 2023 et -4% en 2022. 

En moyenne, les salariés passent un peu moins d’un an dans une structure, sauf dans les ETTI, où ils restent un peu moins d’un semestre. 

⇒ Les types de structure d’insertion par l’économique.

♦ 5 types de structures composent le secteur de l’insertion par l’activité économique : les associations intermédiaires (AI avec 64 500 salariés en 2024), les ateliers et chantiers d’insertion (ACI avec 36 600 salariés) et les entreprises d’insertion (EI avec 19 500 salariés), recrutent directement des salariés, tandis que et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI avec 18000 salariés) proposent à leurs salariés, sur le mode de l’intérim, de les mettre à disposition d’entreprises ou de particuliers pour réaliser des missions. Les entreprises d’insertion par le travail indépendant (EITI) mettent en relation des clients avec des personnes en insertion ayant le statut de travailleur indépendant

 

♦ La taille (le nombre de salariés en insertion dans la structure) est la suivante :

Les structures de travail intérimaire, en particulier les AI, sont de plus grande taille que celles employant directement leurs salariés : fin 2024, 49% des AI et 22 des ETTI comptent 50 salariés ou plus en insertion, contre seulement 15% des ACI et 6% des EI. Les ACI sont plus souvent entre 20 et 49 salariés, comme les ETTI (37% et 43%). Les EI sont de petites structures, 51% accueillant moins de 10 salariés en insertion. 

⇒ Les bénéficiaires.

Le profil des bénéficiaires : une population plutôt masculine, jeune et peu diplômée.

Les hommes sont 64% en moyenne, alors qu’ils ne représentent que 51% de l’ensemble des salariés, notamment en ETTI (82%), alors qu’en AI les femmes sont 57%.
27% ont moins de 26 ans (vs 11% de l’ensemble des salariés), particulièrement dans les ETTI (35%), alors que les salariés de 50 ans ou plus constituent 28% des effectifs.
Ils sont peu diplômés : 40% ont un niveau d’études inférieur au CAP vs 6% se prévalant d’études supérieures (vs 12 et 47% pour l’ensemble des salariés). 
– 76% sont inscrits à France Travail au moment de leur embauche, dont 23% depuis 24 mois ou plus. Les salariés en ACI bénéficient également plus fréquemment du RSA (48%).

– 1/4 résident dans un QPV. Les EI et les ETTI sont plus fréquemment implantées en milieu urbain que les autres structures, avec une part en QPV plus importante (29 et 28% en EI et ETTI, contre 24 et 22 en ACI et AI).
– C’est également dans ces structures que la part de salariés de nationalité extra-européenne est la plus grande : 42 et 35% des salariés respectivement en EI et en ETTI, contre 26 et 24 en ACI et en AI.

– En termes de fonction, 1/3 sont dans des professions d’ouvriers non qualifiés de type artisanal : 38 en entreprise d’insertion, 32 en atelier et chantier d’insertion, 30 en entreprise de travail temporaire d’insertion et 28 en association intermédiaire. Ces postes recouvrent principalement des emplois de nettoyeurs (22% des salariés en EI et 21 de ceux en AI), ainsi que d’ouvriers non qualifiés de l’assainissement et du traitement des déchets (11% des salariés en EI et 6  de ceux en ACI). 1/3 des salariés en EI et en ETTI exercent une profession d’ouvrier non qualifié de type industriel, notamment d’ouvriers non qualifiés du tri, de l’emballage et de l’expédition ou encore de manutentionnaires non qualifiés.
En AI, les salariés travaillent plus fréquemment dans les services directs aux particuliers (35%), où la part de femmes est la plus importante.
Les emplois d’ouvriers qualifiés de type artisanal sont plus répandus en ACI (16%) ; dans ce type de structure, les salariés sont aussi davantage des ouvriers agricoles et assimilés (14%). 

 

Pour en savoir davantage : https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/linsertion-par-lactivite-economique-en-2024