En 2024, près de 12 900 entreprises, représentant 91% de la capitalisation boursière mondiale, ont publié des informations liées à la durabilité, contre 9 600 entreprises (86% de la capitalisation boursière mondiale) en 2022.
Au plan sectoriel, les entreprises du secteur énergétique affichent le taux de publication le plus élevé avec 94% de la capitalisation boursière sectorielle, tandis que le secteur immobilier présente le taux le plus faible, à 78%.
En 2024, 42% des entreprises ayant déclaré des informations en matière de durabilité ont fait vérifier ces données par un prestataire de services externe.
La publication d’informations liées à la durabilité repose sur diverses normes et référentiels comptables : les 3 principaux sont les normes Global Reporting Initiative (GRI), adoptées par plus de 6 500 entreprises, les recommandations du Groupe de travail sur les informations financières liées au climat (TCFD), suivies par plus de 4 800 entreprises, et les normes SASB (SASB Standards), utilisées par près de 3 500 entreprises.
En 2025, au moins 1 800 entreprises cotées dans l’Union européenne devront appliquer les Normes européennes d’informations en matière de durabilité (ESRS).
Les investisseurs institutionnels détiennent d’importantes participations au capital (35%) environ aussi bien dans les 100 entreprises les plus émettrices de GES que dans les 100 entreprises ayant déposé le plus grand nombre de brevets verts. Le secteur public détient une part non négligeable (environ 20%) uniquement dans des entreprises les plus émettrices.
Le changement climatique est considéré comme un risque financier important par les entreprises cotées, lesquelles représentent 65% de la capitalisation boursière mondiale. Les sociétés considérées comme exposées à des risques liés au changement climatique, au capital humain et à la sécurité des données affichent une capitalisation boursière plus élevée que celles principalement confrontées à d’autres risques liés à la durabilité, tels que les incidences écologiques ou les droits humains.
Si l’adoption des technologies vertes existantes par les entreprises fortement émettrices est essentielle à la transition vers une économie bas carbone, le développement de nouvelles technologies sera également nécessaire à la réussite de cette transition. Les entreprises japonaises représentent un peu plus de la moitié des 100 entreprises cotées détenant le plus grand nombre de brevets verts, suivies par les États-Unis, les pays développés de la région Asie-Pacifique (hors Japon et États-Unis), et l’Europe, chacun représentant environ 15%.
Les investisseurs institutionnels détiennent 37% du capital de ces entreprises, tandis que la part détenue par le secteur public n’atteint que 4%.
Entre 2022 et 2024, les entreprises cotées ont accru l’adoption de pratiques permettant une meilleure intégration des considérations de durabilité. En 2024, les 2/3 des entreprises étaient dotées d’un comité au niveau du conseil d’administration, chargé de superviser les risques associés à la durabilité. Dans 70% des entreprises, le conseil d’administration assurait la supervision des questions liées au climat, contre 53% en 2022. Parmi les entreprises proposant une part variable de rémunération à leurs dirigeants, 67% l’indexaient sur des critères de durabilité en 2024, contre 60% en 2022.
Pour renforcer l’engagement des parties prenantes et des actionnaires, différentes mesures peuvent être instaurées.
– Les entreprises représentant 11% de la capitalisation boursière mondiale comptent des représentants des salariés au sein de leur conseil d’administration, et 60% publient des informations sur le taux de rotation du personnel. Étant donné que les entreprises représentant plus des 2/3 de la capitalisation boursière mondiale sont considérées comme exposées à des risques financiers importants liés au capital humain, il convient d’accorder une plus grande attention aux indicateurs largement publiés, tels que le taux de rotation du personnel.
La publication d’informations sur les droits humains reste principalement centrée sur la présentation des principales politiques et engagements de base en matière de droits humains (81% de la capitalisation boursière mondiale déclarant la mise en place d’une telle politique), cette démarche étant corrélée à la taille et à la localisation géographique de l’entreprise.
– Concernant l’engagement des actionnaires, 86% des entreprises rendent publiques leurs politiques, détaillant notamment les modalités permettant aux actionnaires d’interroger le conseil d’administration ou la direction, ou de soumettre des propositions lors des assemblées générales.
Pour en savoir davantage : https://www.oecd.org/fr/publications/rapport-mondial-sur-la-durabilite-des-entreprises-2025-version-abregee_9263c329-fr/full-report/component-5.html