Qui sont les entreprises de proximité et quelles sont les relations avec leurs banques.


"Pratiques et besoins de financement des entreprises des secteurs de proximité", U2P, ISM, janvier 2025

Méthodologie : 2 946 répondants enquêtés par voie électronique entre novembre et décembre 2024, appartenant aux principaux secteurs de la petite entreprise (artisanat, commerce de détail, HCR, professions libérales). 
Le mode de questionnement (électronique et auto administré) peut avoir introduit un biais en influençant le profil des entreprises répondantes. Un redressement des données a été réalisé pour être représentatif de la répartition sectorielle et de la taille des entreprises (référence : structure sectorielle des entreprises au 31 décembre 2022 selon l’INSEE).

 

On ne sait pas si la source de l’échantillon interrogé est le fichier de l’U2P ou de ses affiliés ou un fichier exhaustif (par exemple issu du fichier des entreprises de l’Insee) ; à priori un fichier interne de leur ressortissants adhérents. Par ailleurs, une analyse complémentaire différenciant les artisans, commerçants et les libéraux aurait été intéressante du fait de profil diffèrent (niveau de formation, type de clientèle, règlementation professionnelle…)

 

35% des entreprises estiment préoccupante leur trésorerie, dont 7% très préoccupante.

⇒ Profils des entreprises et des chefs d’entreprises. 

♦ Profil des entreprises : 27% sont des microentreprises, 33% des personnes morales et 40% des entreprises individuelles autres. Les entreprises individuelles autres sont 89% sans salarié, alors que 59% des sociétés emploient des salariés (un effectif moyen de 2,8 hors le dirigeant).

Dans l’artisanat de fabrication, 91% n’ont aucun salarié, vs 41% pour les HCR.

 

♦ Profil des chefs d’entreprise.

79% ont été fondées par leur créateur et 21% reprises (dont 14% une reprise à un dirigeant externe, 4% une reprise familiale, 2% une reprise au chef d’entreprise dans laquelle le repreneur travaillait). 79% des entreprises individuelles autres ont été créées (100% pour les microentreprises) et 62% des sociétés.

Les rachats concernent 38% des créations de sociétés, contre seulement 20% des immatriculations d’entreprises individuelles classiques.

Les reprises sont nombreuses dans les HCR (41%), dans l’artisanat et le commerce de l’alimentation (41%), mais peu dans la fabrication (6%).

 

51% sont des hommes.

65% des répondants sont âgés de 40 à 59 ans (32% de 40 à 49 ans et 33% de 50 à 59 ans) ; les moins de 40 ans sont 21% et les 60 ans et plus 15%.

Leur niveau de diplôme : 70% sont issus de l’enseignement supérieur (dont 35% bac +5 et au-delà, 19% bac +3 et 4 et 16 bac+2), 23% le bac ou le brevet professionnel, 24% le CAP et 8% autodidacte. Les femmes sont plus diplômées, tout comme les professionnels libéraux ; par contre, le CAP est très présent dans l’artisanat. Globalement, un quart des dirigeants ont été formés en apprentissage (42% dans le BTP, 43% dans l’alimentation) et 55% pour ceux de niveau CAP.

⇒ Le développement.

♦ 59% des répondants indiquent avoir un chiffre d’affaires (CA) inférieur à 100 k€ (13% des entreprises employeuses contre 74% pour les entreprises non employeuses).
60% des entreprises individuelles classiques ont un CA inférieur à 100k€ vs seulement 24% pour les sociétés.

Au global, 16% ont un CA inférieur à 15k€, 25% entre 10 et 50k€, 18% entre 50 et 100k€, 15% entre 100 et 200k€, 13% entre 200 et 500k€, et 11% au-delà.

 

Les secteurs connaissent des écarts significatifs : 88% des entreprises dans l’artisanat de fabrication (nombreux métiers d’art) ont un chiffre d’affaires inférieur à 100 k€, 42% dans l’artisanat du BTP, 39% dans l’artisanat et le commerce de l’alimentation, et 24% dans les HCR. Les chiffres d’affaires les plus élevés sont observés dans les professions libérales du secteur de la santé (17% déclarent un chiffre d’affaires supérieur à 1 million€) et parmi les sociétés (15%).

 

40% ont observé une stabilité de leur CA chiffre d’affaires ces 12 derniers mois, 31% ont une baisse, et 22% une hausse.
L’évolution à la baisse est la plus marquée dans l’hôtellerie restauration (40%).
Le statut juridique des entreprises ne semble pas avoir d’influence directe sur ces évolutions.
En revanche, les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1M€ semblent plus stables (48% un CA stable, 29% un CA en hausse). De même, 34% des entreprises de plus de 5 salariés ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires.

 

♦ L’emploi est globalement stable pour 71%, alors que 17% ont connu une baisse et 10% une hausse.

Certains secteurs présentent une proportion plus élevée de baisse : les HCR (29% une baisse),  le BTP (23%).

Les entreprises employeuses signalent des emplois non pourvus (24% dont 26 les sociétés et 21% les entreprises individuelles classiques).

Le % d’emplois non pourvus augmente avec la taille des entreprises  : 3% pour celles sans salarié, 15% de 1 à 2 salariés, 28% de 3 à 4 salariés, 36% de 5 à 9 salariés et 45% dans les entreprises de plus de 10 salariés. 

⇒ Les principaux freins à leur développement :

Si 1/4 des entreprises déclarent n’envisager aucun développement, les principaux freins au développement pour les autres proviennent :

– 49% le poids des charges sociales (66% pour les HCR), et celui de le l’environnement réglementaire (21%),  

– Les marchés : le  manque de visibilité à court et moyen terme (19%, 28 pour la fabrication), une forte concurrence (16%), les difficultés d’accès à de nouveaux clients et marchés (15%) 
– Les difficultés d’accès au financement (15%, mais 27% des entreprises ayant une situation financière préoccupante et 28% des HCR).
– Les difficultés de recrutement (8%), mais 30% les entreprises avec un CA de 1M€ , 49% celles de 10 salariés et plus, et 42% pour celles ayant des emplois non pourvus.

– L’implantation de l’entreprise et ses locaux (4%) et l’équipement inadapté ou à moderniser (2%).

⇒ Les modalités de gestion.

54% des entreprises confient leur comptabilité à un cabinet comptable, 11% s’appuient sur une association de gestion et de comptabilité, et 49% en interne. De fait,  96% des microentreprises font leur comptabilité en interne vs 36% les autres entreprises individuelles et 27% les sociétés.
80% des entreprises employeuses de plus de 5 salariés font appel à un cabinet comptable (89% pour les HCR).

⇒ La situation financière.

La situation financière des entreprises interrogées est saine pour 50%, 16% solide ou très solide ; alors que 35% la trouvent préoccupante (dont 7% très préoccupante), notamment 40% pour les microentreprises, 36% pour les sociétés et 30% pour les entreprises individuelles classiques. 

C’est davantage le cas pour les entreprises sans salarié et celles de 3 à 9 salariés (entre 29 et 32%), pour celles de 1-2 salariés (25%), moins celles de 10 salariés et plus (17%). Toutefois elle n’est trés préoccupante que pour 3 à 7% pour  les entreprises employeuses.

C’est aussi le cas pour 47% dans l’artisanat de fabrication, pour 48% dans l’artisanat et le commerce de l’alimentation, et pour 48% (dont 17% trés préoccupante) pour les HCR.

La baisse d’activité est souvent à l’origine de ces situations : 59% celles dont le CA est en baisse.

 

♦ Les marges se sont détériorées au cours de l’année passée : en baisse pour 42%, alors que 12% sont en hausse ; la baisse est de 45% dans les entreprises individuelles classiques et de 44% pour les sociétés.

Cette tendance à la baisse des marges concerne tous les secteurs, notamment les professions libérales de santé, où 59% constatent une baisse plus élevée de leurs marges.

Parmi les entreprises au CA supérieur à 1M€, 67% signalent une baisse de leurs marges.
Toutefois, 37% des entreprises ayant créé des emplois constatent une amélioration de leurs marges.

 

La baisse d’activité est généralement synonyme d’une contraction des marges : parmi les entreprises qui enregistrent une baisse de leur chiffre d’affaires, 77% affirment que cela a entraîné une diminution de leurs marges.

 

♦ L’endettement.

L’endettement paraît en revanche stable ces 3 dernières années pour 60% ; 21% ont connu une hausse et 19% une baisse.
42% des entreprises en situation financière préoccupante observent une augmentation de leur endettement, alors que 36% des entreprises dont la situation financière est solide signalent une baisse de leur endettement, et seulement 5% une hausse.

 

13% des entreprises remboursent actuellement un PGE, un taux variant de 8% dans les professions libérales techniques et du cadre de vie à 30% dans les HCR ; 5% des entreprises ont déjà remboursé leur PGE.
La part d’entreprises remboursant un PGE augmente avec la taille des entreprises : 26% des entreprises employeuses, 40% les entreprises de 10 salariés et plus, contre 9% pour les entreprises non employeuses.

 

⇒ La trésorerie.

 

♦ Les problèmes rencontrés.

16% des entreprises rencontrent des problèmes de trésorerie de façon récurrente, 26% ponctuellement, rarement (24%) et jamais (34%).
Parmi les entreprises en santé financière préoccupante, 40% rencontrent des problèmes de trésorerie récurrents et 42% ponctuellement.
De même, 35% des entreprises avec un endettement en hausse et 39% de celles remboursant un PGE sont confrontées à des problèmes de trésorerie récurrents. Le chiffre d’affaires, la taille de l’entreprise, le secteur d’activité et le statut juridique de l’entreprise n’ont pas d’influence significative sur la situation de trésorerie.

 

Les problèmes de trésorerie proviennent :

– D’un manque d’activité (48%),

– De la hausse des prix fournisseurs (39%), mais 56% dans le BTP et 59% dans l’artisanat et commerce de l’alimentation,

– De la hausse du prix de l’énergie (33%),  mais 70% dans les HCR et 58 dans  l’artisanat et commerce de l’alimentation).

– De l’endettement (remboursement de prêts bancaires) 31%, mais aussi du recours à la trésorerie pour investir (23),

– Des retards de paiement des clients (31%), par ailleurs un problème majeur dans le BTP (53%) et parmi les professions libérales du droit (78%).

– De la hausse de la charge salariale (19%).

⇒ Les relations avec les banques.

♦ 91% disposent d’un compte bancaire professionnel distinct de leur compte personnel (84% des micro-entrepreneurs). 75% des entreprises sont mono-bancarisées ; 13% utilisent les services de néo banques, dont 3% à titre principal.

Les entreprises ayant plusieurs banques sont plus nombreuses parmi les entreprises dont le CA est supérieur à 1M€ (41%) et parmi les entreprises de 10 salariés ou plus (66%). 

 

♦ 76% des chefs d’entreprise sont satisfaits de leur relation avec le conseiller bancaire, 59% du suivi de leur entreprise (62% pour les sociétés vs 57 pour les entreprises individuelles classiques)

Le taux de satisfaction baisse dès lors que les entreprises sont en situation financière préoccupante (38%), ou pour les entreprises rencontrant des problèmes de trésorerie de manière récurrente (33% sont satisfaites de leur suivi bancaire et 53% de leur relation avec leur conseiller bancaire).

 

♦ La plupart des entreprises interrogées déclarent disposer des services bancaires dont elles ont besoin :

– 89% des entreprises disposent de moyens de paiement (chèque, carte bancaire), 84% de la fourniture d’espèces, 86% d’un service de dépôt d’espèces ou de chèques, 77%  louent un terminal de paiement.

– 80% ont un conseiller bancaire professionnel dédié (mais 20% n’en disposent pas et déclarent en avoir besoin).
– 59% des conseils financiers (gestion de trésorerie, placements…) ; ce service est le moins apporté ; de plus, 41% en expriment le besoin.

– 58 % des banques proposent un outil de facturation à leurs clients.

⇒ Les prêts demandés, obtenus.

Les prêts d’investissement.

♦ Les petites entreprises restent culturellement frileuses vis-à-vis de l’emprunt bancaire pour leurs investissements. 26% des entreprises déclarent ne pas avoir besoin d’emprunt, et 12% affirment autofinancer leurs projets (42 et 19% pour les micro-entreprises).
7% des entreprises ne recourent jamais à l’emprunt bancaire en raison des coûts associés. 8% s’auto-censurent en anticipant une réponse négative.
Enfin, 27% recourent à un emprunt lorsqu’aucune autre solution n’est possible (36% pour les sociétés). 

 

♦ La part des entreprises recourant systématiquement à l’emprunt bancaire pour chaque projet d’investissement ne concerne que 19% des entreprises (28% des sociétés). Cette part augmente avec la taille des entreprises : 49% des entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 1M€. 
Enfin, les entreprises qui externalisent leur comptabilité à un cabinet comptable ont une plus grande tendance à recourir systématiquement à des emprunts (34%).

 

Au cours des 12 derniers mois, le recours à des financements externes de moyen-long terme pour financer leur développement a concerné 27% des entreprises  (38% des sociétés, 14% des micro-entreprises).

 

Les prêts bancaires d’investissement sont les principaux financements mobilisés (par 13% des entreprises), devant le leasing (11%). Noter que 28% de ces entreprises ont sollicité plusieurs banques pour obtenir leurs prêts (41% pour les sociétés, 14% pour les entreprises individuelles, 7% pour les microentreprises). Seulement 4% des demandeurs de prêt bancaire d’investissement ont fait appel à un courtier en crédit (13% des entreprises ayant consulté plusieurs banques pour leur prêt ont eu recours à un courtier en crédit).

 

♦ 48% des projets financés ont pour objectif de financer un véhicule, 36% d’investir dans l’outil de production, 9% financer le développement commercial (21% pour les entreprises en primo-développement), 8% renforcer les fonds propres, 8% créer ou reprendre une entreprise, 5% innover.

♦ La moitié des prêts bancaires d’investissement portaient sur un montant compris entre 10 et 49k€ ; 37% sont d’un montant supérieur à 50k€, dont 19% supérieurs à 200k€.

Les micro-entreprises se distinguent sans surprise par des prêts d’un petit montant : 41% des ont un montant inférieur à 10k€ et 42% entre 10 et 49k€.

58% des entreprises individuelles classiques disposent d’un prêt entre 10 et 49k€, 15% entre 50 et 149k€, et 14% plus de 250k€.

49% des sociétés ont accès à un prêt de 10 à 49k€, 15% de 50 à 199k€ et 16% 250k€ et plus.

 

Et selon la taille des entreprises : les entreprises de 4 salariés au plus sont entre 51 et 56% à avoir sollicité un prêt de 10 à 49k€, celles de 5-9 salariés 45% et celles de 10 salariés et plus 31%. Par contre 34% des 5-9 salariés et celles de 10 salariés et plus sont 44% à avoir sollicité un prêt de plus de 200k€ 

 

♦ Les taux d’acceptation des prêts d’investissement : 85% ont obtenu le montant demandé en totalité ou aux 3/4, 4 l’ont obtenu partiellement, et 7 ont essuyé un refus.

Il varie cependant selon le type de projet à financer : 91% pour un investissement dans l’outil de production, 90% pour l’achat d’un véhicule, 68% pour renforcer les fonds propres, 64% pour le développement commercial.
Il est moins élevé pour les micro-entreprises (74%), pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires en baisse (75%) et pour celles  qui ont un problème de  trésorerie récurrent (70%). 
Un refus de prêt dégrade souvent la relation avec le conseiller bancaire. 

 

Dans 80% des cas, le montant des prêts d’investissement couvre plus de 70% du montant total des projets et pour 47% la totalité du projet. il est de 69% pour le renforcement des fonds propres, de 58% pour celles souhaitant investir dans l’outil de production, de 43% pour l’achat d’un véhicule, et de 30% pour financer le développement commercial.

 

Le taux d’obtention varie :

– Selon la taille de l’entreprise : de 85% sans salarié à 91% de 1 à 9 salariés et 98% 10 salariés et plus, 

– Selon l’activité :  l’artisanat et le commerce alimentaire (97%), le BTP (96), l’artisanat de fabrication (90), les professions libérales (87), l’artisanat des services (82) , les HCR (72 +11 partiellement),

– Selon la situation financière des entreprises ; celles en situation de trésorerie trés préoccupante (29% ont obtenu en totalité, 25 partiellement et 46 refusé), en situation préoccupante (86, 5 et 10), en situation saine (94, 3 et 3) et en situation solide (98,1, 1).

 

♦ La demande de garantie  :
35% des gérants de société sont garants à titre personnel des prêts engagés par leur société. Concernant les entrepreneurs individuels, 16% ont dû renoncer à la protection de leurs biens personnels (35% pour les microentrepreneurs).
Le recours à des organismes de garantie concerne 17% des prêt bancaires d’investissement (41% pour les entreprises en situation financière très préoccupante). BPI France est le premier fonds de garantie mobilisé, dans presque la moitié des cas.

 

♦ 1/3 des entreprises négocient les frais de service des banques, dont 16% avec succès. 42% des sociétés ont engagé des négociations, avec un taux de succès de 23% vs 40% les entreprises individuelles classiques avec un taux de succès de 21% et 22% les microentreprises (taux de succès de 12%).

 

79% des entreprises déclarent ne pas connaître la médiation du crédit, et 76% la médiation bancaire.

Le financement de la trésorerie

♦ 63% n’ont mobilisé aucun financement pour couvrir leurs besoins de trésorerie au cours des 12 derniers mois (70% pour les microentreprises). 37% ont eu recours : 
– Au découvert bancaire (22%), au prêt à court terme de trésorerie (7%) ou à la facilité de caisse (5%),

 – 13% ont réinjecté des fonds personnels, notamment celles ayant des problèmes de trésorerie récurrents (30%),

– Ou encore au prêt familial (5%) ou au crédit commercial fournisseur (2%), encore moins à l’affacturage (1%) ou à l’escompte (1%).

 

Très peu de prêts de trésorerie sont demandés : par 7% des entreprises (6% des entreprises individuelles classiques et 10% des sociétés). Les montants de ces prêts de trésorerie sont faibles : 47% inférieurs à 10k€, 40% entre 10 et 49k€, 13% supérieurs à 50k€.
La mise en concurrence des banques est limitée et n’a concerné que 18% des dossiers.
Dans 76% des cas, le prêt de trésorerie a été obtenu en totalité et 15 partiellement : pour les micro-entreprises (69%), contre 73% les sociétés et 85% les entreprises individuelles classiques.

 

La taille a peu d’influence : 72 à 79% en totalité et 10-17% partiellement ont obtenu ce crédit. Par contre les secteurs d’activité manifestent des différences : 62% et 16 partiellement pour les HCR, 64 et 29 pour les professions libérales, 76 et 6 pour l’artisanat de fabrication, 83 et 9 pour le commerce et l’artisanat alimentaires, 85 et 6 pour les services et 95 et 3 pour le BTP.

 

La situation de trésorerie est plus clivante : 45% et 33 partiellement pour celles dont la trésorerie est trés préoccupante, 73 et 20 saine, 86 et 14 solide et trés solide.

⇒ La transition numérique.

♦ Les 2/3 des entreprises ont un site internet, mais la part de sites marchands ne concerne que 7% d’entre elles. Les mieux équipées sont les entreprises artisanales de fabrication (84%), les moins présentes sur le web sont celles du BTP (45%) et les professions libérales de santé (40%). Parmi les entreprises de plus de 10 salariés, 80% ont un site vitrine, tandis que 5 % n’en possèdent pas.

 

♦ 59% sont présentes au moins sur un réseau social. Les plateformes les plus utilisées sont Facebook (88%, 95% dans le BTP), suivi d’lnstagram (56%, 83% dans l’artisanat de fabrication) et de Linkedln (38%, mais 97% dans les professions libérales).

 

33% des entreprises interrogées utilisent des plateformes numériques pour vendre des produits, des prestations ou gérer des prises de rendez-vous. Le recours aux plateformes d’intermédiation est plus important pour les micro entreprises (44%) ; les taux varient de 5% dans l’artisanat du BTP à 43% dans l’artisanat des services.

17% des entreprises artisanales du BTP, 23% de fabrication et 8% de l’alimentation utilisent des logiciels de conception ou de fabrication numérique.

 

♦ Qui a le recours à internet ?

L’âge des dirigeants a une forte incidence sur ses pratiques : 85% des moins de 30 ans sont présents sur les réseaux sociaux, contre 51% pour les 50 ans et plus.

L’effectif des entreprises explique également des usages plus ou moins développés : 85% des plus de 10 salariés disposent ainsi d’au moins un réseau social.

⇒ La transition écologique :

– 87% pratiquent la réduction et le recyclage des déchets ; ces taux sont encore plus élevés dans l’artisanat et dans les HCR.

– 76% privilégient des fournisseurs locaux, avec des taux particulièrement élevés dans l’artisanat et le commerce de l’alimentation, les HCR et le BTP.

– 74% ont mis en place des éco-gestes pour limiter la consommation d’énergie.
– 70% pratiquent la réduction des emballages, avec des taux particulièrement élevés dans les HCR, l’artisanat de fabrication, et l’artisanat et le commerce de l’alimentation.

– 47% ont investi dans des équipements moins énergivores, notamment dans les entreprises de 5 salariés et plus.
– 46% ont mis en place une isolation, notamment dans les entreprises de plus de 5 salariés.  Beaucoup d’entreprises sont locataires de leurs locaux, ce qui limite l’opportunité de ce type de mesures.

– 36% ont entamé une démarche d’éco-conception. 28% la formation du personnel aux éco-gestes,
– 27% ont instauré ou ont en projet l’utilisation de véhicules professionnels électriques ou hybrides (33% parmi les 5 salariés ou plus).

– 15% déclarent avoir ou vouloir mesurer l’empreinte carbone de leur entreprise ou de leurs produits/services.
– 13 % ont déployé des énergies renouvelables sur leur site, notamment dans le BTP. 

 

Pour en savoir davantage : https://infometiers.org/enquete-u2p-ism-sur-la-situation-economique-les-relations-bancaires-des-petites-entreprises/