1 165 800 créations d’entreprises en 2025 (+4,9% au regard de 2024).


"LES CRÉATIONS D’ENTREPRISES EN 2025 : les créations d’entreprises poursuivent leur hausse", Insee Première N°2092, janvier 2026

Source : le Système d’information sur la démographie d’entreprises (SIDE) de l’Insee, alimenté par les données du fichier Sirene et enrichi d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus. Le recensement porte sur l’ensemble des activités marchandes non agricoles, y compris les activités financières, sur la France entière (donc y compris Mayotte, mais dont l’information est incertaine). 

Définitions : 
– Une création d’entreprise correspond à la mise en œuvre d’une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu’aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet événement. Elle se matérialise par l’immatriculation d’une nouvelle unité légale au répertoire Sirene, hors reprise d’une activité déjà existante.
– Un micro‑entrepreneur bénéficie du régime de même nom (appelé auto‑entrepreneur jusqu’en 2014), offrant des formalités de création d’entreprises allégées et un mode de calcul et de paiement simplifié des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu. Il s’applique aux entrepreneurs individuels qui en font la demande, sous certaines conditions.
– Une société est dotée d’une personnalité juridique ; elle est la propriété collective de ses actionnaires qui désignent les administrateurs responsables de sa direction générale.
Une entreprise individuelle est une entreprise en nom propre ou en nom personnel ( l’identité de l’entreprise correspond à celle du dirigeant). On y trouve les microentreprises et les entreprises individuelles autres. 

Noter que les créations industrielles comportent une part importante de créateurs dans le domaine “artistique” (céramique, bijoux, ébénisterie..)

 

Le secteur du commerce devient en 2025 le principal moteur de la progression globale, avec une contribution de presque un tiers à la hausse de l’ensemble des créations d’entreprises, une croissance largement portée par les micro‑entrepreneurs. 

 

⇒ Une approche globale des créations 2025

65% des créations 2025 sont le fait de microentreprises (au nombre de 758 554), 9% d’autres entreprises individuelles (au nombre de 105 919), notamment des activités qui ne peuvent s’immatriculer comme microentreprise, telles nombre d’activité de santé, juridique, financière, et enfin 26% des sociétés (301 340). Les entreprises individuelles comptent ainsi pour 74% des créations 2025.

Mais il faut se rappeler que nombre de microentreprises ne feront jamais de recettes ou que certains d’entre eux ne déclarent pas leurs recettes (exemple : nombre de livreurs à domicile). 

 

♦ En termes d’évolution entre 2024 et 2025, si la progression des microentreprises est semblable à celle des sociétés (+5,9%), celles des entreprises individuelles n’est que de 4,6% parce que les entreprises individuelles autres ont régressé de 4,1%, ce qui conduit à une progression globale de 4,9% pour les entreprises individuelles.

 

En termes d’évolution sur des temps plus longs : au regard de 2012, comparé à 2025, la progression a été  de 105,5%, et seulement de 32,1% si l’on compare 2018 à 2025 ou de 18,7% si l’on compare 2022 à 2025. 

Les années 2017 à 2019 ont connu les plus fortes hausses d’une année sur l’autre (entre 9 et 15,4%), notamment du fait de l’accès plus facile à la microentreprise ; après la stagnation en 2022 et 2023, la hausse a repris en 2024 avec une progression de 5,7% puis en 2025 de 4,9%.

⇒ L’évolution au sein des espaces

♦ Selon les régions : la progression 2024/2025 a été la plus forte dans les DROM (entre 11 et 18%). Elle a  été forte en métropole dans 3 régions : l’Ile-de-France, la Normandie et Paca (entre 6 et 7%) et faible (inférieure à 3%) dans 4 régions ; la Corse, le Grand-Est, les Hauts-de-France et le Pays-de-la-Loire.

♦ En milieu urbain ou en milieu rural : forte progression en milieu urbain des commerces et HCR, nette progression en milieu rural et évolution plus faible mais favorable en milieu urbain des services aux entreprises, des activités immobilières et des transports, mais faible évolution ou régression de la plupart des services aux personnes, de l’industrie, des activités financières et d’assurance, que ce soit en milieu urbain ou rural.

Noter que le nombre de créations d’entreprises augmente de 3% dans les communes rurales et de 5% dans les communes urbaines.

⇒ Le nombre et l’évolution par activités fines entre 2024 et 2025

♦ Selon les groupes d’activité : les services aux entreprises (32% des créations) et aux personnes (20%) concernent la moitié des créations, le commerce et les HCR (19%), alors que les autres services que sont les transports, et les activités immobilières et financières comptent pour 20% ; noter que  la construction ne concerne que 7% et l’industrie 6%.

 

♦ La création en société concerne largement les activités financières et d’assurance (82% des créations de ce secteur) puis 4 autres activités ou groupes d’activité (entre 35 et 50% de leurs créations) qui sont les HCR, les activités immobilières, la construction et certains services aux entreprises. Par contre les services aux personnes et les transports créent peu en société (10-11%).

 

♦ Les évolutions 2024/2025 : les évolutions les plus favorables sont localisées dans la commerce et les HCR, les activités immobilières et certains services aux entreprises (entre  9 et 12%) alors que les moins favorables le sont dans la construction, l’industrie, les services aux personnes et les activités financières et d’assurance.

Parmi les activités fines aux fortes évolutions, on dénombre les commerces liés à la vente à distance (+32% sur catalogue spécialisé et +7% sur catalogue général), ainsi que les activités de vente à domicile (+11%), les créations dans le commerce automobile avec les entreprises de vente d’équipements automobiles (+32%), les garages d’entretien (+15%), les vendeurs automobiles (+8%); ce sont les principales contributrices à la hausse au sein du commerce.

Dans le secteur des services, ce sont les services de nettoyage (+18%), le soutien administratif (+19%) et l’aménagement paysager (+19%) qui progressent le plus. 

⇒ La rapidité du démarrage (2021-2023) : 

Les taux de démarrage peuvent être définis en identifiant dans les immatriculations de nouvelles entreprises celles qui sont économiquement actives.

 

69% des immatriculations enregistrées entre 2021 et 2023 aboutissent à un démarrage dans les deux ans ; au‑delà, la probabilité de mise en activité devient très faible.
Les sociétés ont les taux de démarrage les plus élevés : en moyenne, 62% débutent leur activité l’année de leur création, et 87% sont économiquement actives dans les deux ans, alors que les autres entreprises individuelles sont 42% dès la première année, puis 59% dans les deux ans. Ce taux moyen est toutefois fortement tiré vers le bas par les vendeurs à domicile indépendants, dont les démarches d’inscription ne se traduisent que rarement par un démarrage effectif (seuls 24% d’entre eux débutent leur activité dans les deux ans). Si l’on exclut
ces vendeurs, leur taux de démarrage à deux ans est de 68%.
Sur la période 2021‑2023, 47% des microentrepreneurs démarrent dès la première année et 64% dans les deux ans. 

Au global, seuls 2,6% démarrent deux ans après l’année d’immatriculation.

⇒ Le profil (sexe et âge) des créateurs en entreprise individuelle

♦ Les créations selon le sexe du dirigeant dans les entreprises individuelles : entre 49 et 75% des créations sont le fait de femmes (notamment en microentreprise) dans les activités de services aux personnes (dont la santé et l’enseignement), l’industrie, les activités immobilières, alors que les activités construction, informatique, financières, et transport ne concernent que 3 à 33% de femmes créatrices.

L’âge moyen des créateurs reste stable à 35 ans. La part des moins de 30 ans est stable à 40% ; elle est plus élevée chez les micro‑entrepreneurs que chez les créateurs d’autres entreprises individuelles (41% vs 36).

Les activités où les jeunes sont les plus représentés sont l’audiovisuel, la communication, le numérique et certaines professions de santé (60 à 70%). À l’inverse, certaines activités affichent des taux faibles de jeunes entrepreneurs (entre 8 et 21%) ; c’est le cas de l’hébergement touristique, du transport de voyageurs par taxi, ou encore des métiers du bâtiment.

 

Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8721354