Les intentions d’investissement des TPE-PME fléchissent.


"TRÉSORERIE, INVESTISSEMENT ET CROISSANCE DES TPE-PME", Bpifrance, Rexecode, septembre 2026

Méthodologie : interrogation par voie numérique de 4 175 dirigeants de TPE-PME du 24 août au 3 septembre 2026. L’analyse en première partie porte sur les 1 119 premières réponses jugées complètes et fiables reçues. L’analyse en seconde partie porte sur 1 113 TPE-PME, dont les réponses ont été redressées par taille d’effectif et secteur d’activité.
Champ : TPE-PME des secteurs marchands non agricoles, de 1 à moins de 250 salariés et réalisant moins de 50 M€ de chiffre d’affaires.

 

Le recours à l’autofinancement, tant pour l’exploitation courante que pour les investissements, progresse.

⇒ Le financement des TPE/PME

Le solde d’opinion des dirigeants de TPE-PME sur l’évolution récente de leur trésorerie se redresse nettement : à −23 points, il gagne 5 points par rapport au trimestre précédent et atteint son plus haut niveau depuis 2 ans.

Toutefois, 35% le qualifient de difficile. Les perspectives de trésorerie à trois mois se stabilisent après une nette hausse de l’indicateur au premier semestre 2026.

 

60% ont eu recours au crédit pour financer leur exploitation courante, une proportion de nouveau en recul ce trimestre (−1 point,−3 points sur un an) et nettement inférieure à sa moyenne de longue période (68% sur la période 2018-2025).

21% déclarent avoir rencontré des difficultés d’accès à ce financement, une proportion en légère hausse ce trimestre, et supérieure à sa moyenne historique (18% sur 2018-2025).

⇒ L’investissement

Les intentions d’investissement fléchissent (42%) après le rebond observé (baisse de 4 points sur le trimestre, de 3 points sur un an et de 10 points sur 2018-2025).
Parmi les entreprises envisageant d’investir en 2026, 37% prévoient de réduire leur budget d’investissement (−2 points sur le trimestre), tandis que 16% envisagent de l’augmenter (−2 points). 59% des dirigeants ayant des projets d’investissement envisagent de les reporter ou de les annuler, une proportion toutefois en recul par rapport au début d’année ou un an auparavant (66%).

 

Le renouvellement d’équipements usagés ou obsolètes et la modernisation des installations demeurent, de loin, les principales motivations d’investissement (76 et 62%).

Toutefois, ils sont plus nombreux ce trimestre à prévoir des investissements pour accroître leurs capacités de production (29%, +4 points sur le trimestre et +2 points sur un an, mais 35% sur 2018-2025). 32% comptent introduire de nouveaux produits ou services (ou l’ont déjà fait), une proportion stable sur le trimestre comme sur un an. 31% envisagent ou ont fait des investissements pour l’environnement (économie d’énergie, recyclage…) et 15% une nouvelle implantation.

 

Le recours au crédit d’investissement recule à nouveau (70% en baisse de 2 points ce trimestre, et de 7 points au regard de 2018-2025. 17% signalent des difficultés pour financer leurs investissements par les établissements de crédit, une proportion semblable à sa moyenne de long terme.

⇒ Les principaux freins à la croissance :

64% perçoivent l’insuffisance de la demande comme principal frein à leur activité (+3 points sur le trimestre comme sur un an), que cette insuffisance soit actuelle (25%) ou anticipée (58%).
Les difficultés de recrutement arrivent en 2éme position (36%,en légère hausse ce trimestre mais bien moins prégnantes qu’en moyenne sur 2018-2025 avec 49%).
Puis les coûts et prix trop élevés (27%, en baisse de 5 points sur le trimestre mais en hausse de 5 points sur un an).

 

Les difficultés d’approvisionnement se maintiennent :  56% déclarent y faire face (−1point), alors que 27% estiment qu’elles affectent significativement leur activité, une proportion en baisse de 7 points sur le trimestre mais supérieure de 10 points à celle observée en début d’année.  Parmi les dirigeants confrontés à ces difficultés, 37% estiment qu’elles se sont intensifiées.

92% déclarent un impact négatif de l’incertitude politique, dont 58% un impact fort.

 

L’étude traite aussi de l’entrée en vigueur de l’obligation légale de réception des factures électroniques, approche traitée dans l’article relatif à cette question.

 

Pour en savoir davantage : https://www.rexecode.fr/conjoncture-previsions/enquetes-de-conjoncture/enquete-tresorerie-investissement-et-croissance-des-pme