Définition : le retard de paiement, calculé par Altares, correspond à l’écart mesuré en jours entre la date de règlement (ou date de l’analyse si le règlement n’a toujours pas été effectué) et la date d’échéance portée en facturation. Les retards calculés pour une même structure (unité légale) sont pondérés par les montants des factures.
La moitié des organisations paient leurs fournisseurs à l’heure, mais 7,5% des structures paient à plus de 30 jours.
⇒ Selon la taille de l’entreprise.
Les PME de 10 à 49 salariés affichent le meilleur résultat encore avec seulement 11,1 jours de retard moyen, contre 13 jours un an auparavant. Les TPE ramènent leur retard moyen à 11,7 jours, avec un gain de près de 2 jours sur un an.
Par contre, le fossé demeure important avec les grandes organisations : le retard est de 13,4 jours pour les 50 à 249 salariés, de 15,3 jours pour les 250 à 999 salariés et de 19,6 jours pour les sociétés de plus de 1 000 salariés.
Pour sa part, le secteur public affiche un retard moyen de 14 jours (12,7 les collectivités territoriales et 24 ,1 le secteur de l’hospitalisation) vs 11,7 le secteur privé (11,6 les entreprises individuelles et les sociétés commerciales et 13,1 les associations).
⇒ Selon les régions.
L’amélioration des comportements de paiement se confirme dans toutes les régions métropolitaines (entre 10 et 11 jours), tandis que l’Île-de-France et les territoires ultramarins restent à des niveaux nettement plus élevés, proches de 19 jours.
⇒ Selon les activités.
Si certains secteurs retrouvent une meilleure discipline de paiement, les écarts restent parfois très marqués d’une activité à l’autre :
– La construction : les entreprises du bâtiment limitent leurs retards à 8,2 jours en moyenne ; par contre les autres activités sont en décalage : travaux publics (11,9 jours), agences immobilières (15,7 jours) et promotion immobilière (25,9 jours),
– L’industrie : 10,7 jours (entre 8,8 et 13,6 jours),
– Le commerce de détail : 11,3 jours de retard moyen ; les délais les plus courts sont ceux des enseignes de sport et loisirs (7,4 jours), du bricolage-équipement (8,5 jours), du commerce et réparation auto (10,2 jours) ; et les plus longs, le commerce alimentaire (11,4 jours), l’habillement (13 jours) et la vente hors magasin (22 jours),
– Le commerce de gros affiche 12 jours (entre 10 et 18 selon les activités),
– Les HCR : entre les cafés (11,1 jours), l’hébergement (11,2 jours) et la restauration (15,8 jours),
– Les services aux personnes : 8,8 jours pour la réparation, 11,7 jours pour les activités récréatives, 13,5 jours pour l’enseignement, 15,1 jours pour la santé, 15,2 jours pour la coiffure, 16,2 jours pour les activités culturelles,
– Les transports avec 14,7 jours,
– Les services aux entreprises : entre 11,5 à 17,2 jours, hors l’activité sécurité (26,9 jours),
– L’informatique et communication : les télécom (13,9 jours), l’informatique (entre 15,5 et 17,9 jours) et la communication (entre 20 et 23 jours).
Noter les chiffres en Europe : les Pays-Bas (2,9 Jours de retard et 83% de paiement à temps), l’Allemagne (6,5 jours et 64%) et la Grande-Bretagne (11,2 jours et 60%) sont sur le podium des bons payeurs vs la France (12,3 jours et 50%). Par contre sont de moins bons payeurs, les organisations Espagnoles (14,4 jours et 43%) et Italiennes (16,3 jours et 38%).
Pour en savoir davantage : https://www.altares.com/2026/09/15/etude-comportements-de-paiement-france-1er-semestre-2026-communique-de-presse/