Source : les données brutes du Système d’information de la démographie des entreprises (Side), mais aussi sur les données du Code officiel géographique (COG) et du recensement de la population (RP), toutes mises à disposition par l’Insee.
Définitions :
– Le taux de croissance annuel moyen (TCAM) représente le taux d’évolution moyen par an sur une durée de n années.
– Le taux de renouvellement correspond au rapport du nombre de créations d’entreprises sur le nombre d’entreprises existantes dans un territoire,
– Le taux de création pour 10 000 habitants s’obtient en rapportant le nombre de créations
à la population principale d’un territoire.
Le grand intérêt de ce bilan est l’analyse des créations par type de territoire.
⇒ Les différents types de sociétés créées en 2025 :
Ce sont 301340 nouvelles sociétés dont 207 835 SASU et SA (69% de sociétés), 69 246 SARL ou EURL (23%) et 24 259 autres (8%).
La création de SAS et SASU continue de progresser en 2025 (+ 8% par rapport à 2024) tandis que celle des SARL et EURL se stabilise. Les sociétés représentent ainsi 26% des créations d’entreprises, une part stable dans le temps.
⇒ Attractivité et dynamique sur les territoires
♦ Selon les régions.
5 régions regroupent 70% des créations (L’Ile-de-France 30%, Auvergne Rhône-Alpes 12%, et le sud Paca10%, Occitanie 9,4% et Nouvelle Aquitaine 8,5%).
L’évolution moyenne entre 2024 et 2025 chiffre 4,6% pour la France métropolitaine, mais 3,7% si l’on ôte l’Ile-de-France et la France d’Outre-mer.
En 2025, toutes les régions ont connu un niveau de création d’entreprise plus élevé qu’en 2024. Noter aussi que Le taux de croissance annuel moyen (TCAM) est assez proche (entre +4,5 et +5,7%, avec les exceptions de la Corse +4,1% et de l’Ile-de-France +7,4%.
4 régions connaissent les taux les plus élèves : Ile-de-France (+6,7%), Normandie (+6,5%), Paca (+6%) et Bourgogne Franche-Comté (+5,4%).
Le taux en microentreprise en 2025 (taux moyen hors Ile-de-France de 66,8%) est proche quelque soient les régions : il est un peu plus élevé et dépasse 68% en Nouvelle Aquitaine et Occitanie et un peu plus faible en Bretagne (62,1%) et Ile-de-France (62,4%).
Comme nous l’avons déjà observé la région Île-de-France est a-typique : elle concentre près du tiers des nouvelles immatriculations d’entreprises du pays et affiche l’évolution de long terme la plus élevée en région (+ 7,4% par an en moyenne entre 2012 et 2024). En France métropolitaine, c’est aussi la région la plus dynamique par son taux de renouvellement (261 vs en moyenne 188) et la densité de créations (265 vs 145). Elle a été boostée, cette année notamment, par le commerce de détail et le secteur de l’informatique-communication. Dans la plupart des régions ces activités contribuent par ailleurs à la progression, en ajoutant les autres services aux entreprises.
Le taux de renouvellement moyen en France métropolitaine hors l’Ile-de-France est de 188 ; hors la Corse où ce taux est le plus faible (157) les autres régions hors l’ile de France affichent un taux compris entre 170et 208.
La densité de création chiffre en France métropolitaine, hors Ile-de-France 145 créations pour 10 000 habitants ; les régions aux densités les plus fortes sont celles du sud (entre 151 et 213) vs celles du nord et de l’est (entre 117 et 123).
Si l’on calcule le rapport taux de renouvellement/densité de création, celui-ci s’étale entre 1,44 et 1,76 indiquant pour les régions du nord, est, ouest et centre un rattrapage des créations pour augmenter la densité, alors que celles du sud et l’Ile-de-France affichent un taux de 0,93 à 1,19 montrant une évolution plus modeste.
♦ Une approche par départements
– Les départements aux plus fortes densités en création (entre 181 et 241, hors Paris vs 145 en moyenne hors Ile-de-France) sont localisés en Ile de France et dans les régions du sud.
Paris affiche la densité la plus forte de tous les départements (565), mais un taux de renouvellement bien inférieur au taux de création (247), un taux inférieur à la plupart des départements d’Ile-de-France.
Quant aux régions du sud, le taux de renouvellement est proche de celui des densités.
– Les départements les plus faibles en densité (entre 92 et 109) se situent à la fois dans le nord et l’est (6 départements sur 15), le centre (7 départements sur 14), l’ouest (3 départements sur 8), le Massif Central (4 départements sur 12).
Ils affichent des taux de renouvellement plus élevés que les densités.
♦ Une approche par espaces urbains et ruraux ou aidés
– Les territoires « aidés » :
En 2025, 729 073 entreprises ont été créées dans les territoires « aidés » vs 436 722 dans les territoires non aidés. Les territoires aidés sont en nombre décroissant de créations : les Territoires d’industrie (627 914 créations), les zones d’Aide à finalité régionale (319 290), les Zones France ruralités revitalisation (157 085), les zones Action cœur de ville 122 052) et les Petites villes de demain (90 928).
La densité en création y est plus faible 151 créations pour 10 000 habitants contre 208 en moyenne en France dans les territoires non aidés. La part des créations d’entreprises sous le régime du micro-entrepreneur y est également plus élevée : 67% en territoires « aidés » contre 63% ailleurs. L’évolution 2025/2024 y est un peu moins favorable (+4,4 vs +5,8%).
– L’attractivité des métropoles :
Les 22 métropoles françaises concentrent 42% de la création d’entreprise en 2025, une part stable depuis 2021. Les trois principales (Grand Paris, Aix-Marseille et Lyon) regroupent plus du quart des nouvelles immatriculations. La création d’entreprise y croît de + 6%, un rythme légèrement inférieur au taux de croissance annuel moyen sur longue période (+ 7% par an), mais reste supérieur à l’ensemble du territoire hors métropole (+ 5%).
La création d’entreprise est en croissance dans toutes les métropoles hormis celles de Strasbourg, Nancy et Lille, voire Bordeaux avec +1%. La dynamique entrepreneuriale 2025 a été particulièrement forte à Nice (+12%), Metz (+10%), Grenoble (+8%) et Aix-Marseille (+6%). Les métropoles de Paris, Rennes, Rouen, Clermont-Auvergne, Montpellier et Dijon surperforment en 2025 (évolutions annuelles supérieures à +5%) mais aussi sur longue période (évolutions annuelles moyennes supérieures à + 6% entre 2012 et 2024).
– L’attractivité des zones rurales
172 503 entreprises y ont été créées (15% des créations) d’entreprise de l’année enregistrées en France. Le poids des zones rurales dans la création d’entreprise est marqué dans certains territoires : elles représentent trois quarts des nouvelles immatriculations en Creuse et près des deux tiers dans le Cantal, le Lot, le Gers et la Lozère (63% chacun).
Sur un an, la création d’entreprise dans les zones rurales affiche une évolution de +2% entre 2025 et 2024, un rythme en ralentissement par rapport à la dynamique de long terme (+ 5% en moyenne par an entre 2012 et 2024). Cette tendance haussière concerne 68 départements, alors que 26 départements enregistrent un repli à l’image de la Sarthe (-9%), de l’Ariège et du Tarn (-6% chacun) ou encore de la Côte-d’Or et des Landes (-5% chacun).
Pour en savoir davantage : https://bpifrance-creation.fr/system/files/OCE_NAA_2025_202606.pdf