Selon la Banque de France : “ENQUÊTE MENSUELLE DE CONJONCTURE”, début mai 2026
Méthodologie: environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 28 avril et le 6 mai.
La croissance de la production industrielle reste soutenue. En mai, les chefs d’entreprise anticipent que l’activité évoluerait peu, voire diminuerait légèrement dans l’industrie et le bâtiment et reculerait un peu plus nettement dans les services, pour la première fois depuis mars 2025.
Dans un contexte de vive concurrence, les hausses de prix ne sont que partiellement répercutées dans les prix de vente de l’industrie et du bâtiment. Ceux-ci devraient toutefois continuer d’augmenter en mai. Dans les services, les révisions de tarifs sont concentrées sur le secteur des transports, directement exposé au renchérissement du prix du gazole.
Les chefs d’entreprise restent préoccupés par les prix des matières premières (toutefois leur hausse n’égale pas celle de2022) et les perturbations logistiques.
La situation de trésorerie dans l’industrie est proche du niveau jugé normal, mais se dégrade dans les services.
Les difficultés de recrutement restent globalement stables.
Pour en savoir davantage : https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/enquete-mensuelle-de-conjoncture-debut-mai-2026
“En mai 2026, le climat des affaires reste maussade”, Insee, Informations rapides N°121, mai 2026
L’indicateur synthétique du climat des affaires en France est stable à 94, bien en deçà de son
niveau moyen (100). Il se dégrade nettement dans le commerce de détail (indice 89) et plus
légèrement dans les services (93) et s’améliore un peu dans le bâtiment (96) et le commerce de gros (96) et plus nettement dans l’industrie (102).
L’indicateur synthétique du climat de l’emploi perd trois points : à 92, il atteint son niveau le plus bas depuis la crise sanitaire, tiré à la baisse par la nouvelle dégradation du solde sur les effectifs prévus dans les services (hors intérim).
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8995113
“TPE – PME : entre dégradation conjoncturelle et choc de coûts, les entreprises cherchent leur cap” CPME, mai 2026
Méthodologie : 2 350 répondants dirigeants de TPE-PME, interrogés via l’envoi d’un questionnaire en ligne auprès des adhérents de la CPME, entre le 28 avril et le 12 mai 2026.. Les résultats ont fait l’objet d’un redressement statistique selon le secteur d’activité des entreprises.
♦ La situation économique des TPE-PME se dégrade nettement, sans perspective de retournement à court terme : 45% font état d’une dégradation de leur situation globale au 1er semestre, 39 la stabilité et 13 une amélioration. Les anticipations pour le second semestre restent très pessimistes avec pour 42% une dégradation, pour 45 la stabilité et pour 13 une amélioration.
En matière de coût d’approvisionnement, 13% font état d’une hausse significative (supérieure à 20%), 36 d’une hausse modérée (entre 5 et 20%), 20 d’une hausse inférieure à 5% et 31 la stabilité.
En matière de coût de l’énergie, 19% font état d’une hausse significative (supérieure à 20%), 32 d’une hausse modérée (entre 5 et 20%), 22 d’une hausse inférieure à 5% et 27 la stabilité.
La hausse actuelle des prix du pétrole et du gaz constitue une source d’inquiétude majeure : 51% y voient une menace sérieuse pour la rentabilité de leur activité, avec un impact à court terme (10%) ou à moyen terme (41%), mais 34% estiment soit pouvoir absorber ce risque (18%), soit n’en être que peu affecté (16%) ; enfin, 15% déclarent ne pas être concernés par l’augmentation des prix.
Parmi les entreprises les plus exposées, celles qui considèrent cette menace comme grave à court terme ne présentent pas de différences significatives selon la taille (11% les PME et 10 les TPE). Les écarts demeurent également relativement faibles selon les secteurs d’activité, bien que le bâtiment apparaisse comme légèrement plus exposé (16%), devant les services et l’industrie (10 chacun) ou le commerce (9)
♦ Face à cette envolée des coûts, la grande majorité des entreprises se trouve dans l’incapacité de préserver leurs marges par une hausse des prix de vente. Seules 15% d’entre elles ont pu répercuter tout ou partie des surcoûts sur leurs clients, et parmi elles, à peine 2% ont réussi à compenser intégralement la hausse. 28% envisagent une augmentation de leurs prix de vente dans les prochaines semaines ou mois, mais sans certitude toutefois quant à sa faisabilité. À l’inverse, 57% n’ont pas répercuté la hausse et n’envisagent pas de le faire : 19% ont fait le choix d’absorber les surcoûts en interne, au prix d’une compression de leurs marges, tandis que 38% estiment que leur activité ne leur permet pas d’imposer une telle hausse à leurs clients.
Cette incapacité à transférer les coûts est plus marquée pour les TPE (58% vs 52 les PME). Les services (63%) et l’industrie (58) apparaissent comme les plus exposés, loin devant le commerce (47) et le bâtiment (43).
♦ Le financement :
– 38% jugent le niveau de leur trésorerie tendu ou critique. 27% font état de difficultés naissantes et 11% se trouvent dans une situation critique où la survie de l’entreprise est menacée à court terme.
Les TPE sont plus exposées que les PME (11% vs 8 en situation critique). Par secteur d’activité, le commerce et l’industrie apparaissent comme les plus vulnérables (12% chacun), devant les services (11) et le bâtiment (8).
– Parmi les chefs d’entreprise ayant eu recours à un crédit de trésorerie au cours des douze derniers mois (35% de l’échantillon), 55% jugent l’accès à ce type de crédit difficile, 38 normal et 7 aisé ; ce constat est particulièrement préoccupant pour les entreprises en situation de trésorerie critique puisque 85% rencontrent des obstacles dans l’accès au financement bancaire.
♦ Les conséquences de la crise actuelle :
– 30% ont reporté ou annulé des investissements initialement planifiés,
– 27% ont retardé la prospection de nouveaux marchés ou de segments de clientèle,
– 10% ont cherché à diversifier leurs fournisseurs afin de réduire leur dépendance et 10% ont renégocié leurs contrats fournisseurs (pour ajuster les conditions tarifaires et les délais de paiement),
– 8% ont négocié avec leurs partenaires bancaires afin d’adapter les conditions de financement.
Noter que 40% n’ont procédé à aucun changement.
Pour en savoir davantage : https://www.cpmegironde.fr/enquete-de-conjoncture-cpme-les-tpe-pme-face-a-une-degradation-de-leur-situation-economique/
“En avril 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,2% sur un an”, Insee, Informations Rapides n° 109, avril 2026
Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 2,2% en avril 2026, après +1,7% en mars. Cette hausse s’expliquerait par la forte accélération des prix de l’énergie (+14,2% sur un an), en particulier de ceux des produits pétroliers. Les prix des services accéléreraient légèrement sur un an du fait des transports et de l’hébergement. À l’inverse, les prix de l’alimentation ralentiraient sur un an et ceux des produits manufacturés baisseraient légèrement plus vite qu’en mars.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8985365
“Au premier trimestre 2026, l’emploi salarié du secteur privé est de nouveau quasi stable (-0,1%)”, Insee Informations Rapides n° 108, avril 2026
Entre décembre 2025 et mars 2026, l’emploi salarié du secteur privé est quasi stable (-0,1%, soit -11 400 emplois), comme au trimestre précédent (-0,1%, soit -20 900 emplois). Il se situe 0,3% sous son niveau de mars 2025 (soit -64 400 emplois).
L’emploi salarié privé dans l’industrie (hors intérim) est quasi stable au 1er trimestre 2026 (-0,1% soit -3 200 emplois), comme au trimestre précédent (-0,1% soit -4 600 emplois). En mars 2026, l’emploi salarié industriel se situe ainsi 0,6% sous son niveau de mars 2025 (soit -17 900 emplois).
Dans la construction, l’emploi salarié diminue de nouveau au 1er trimestre 2026 : -0,5% (soit-7 700 emplois) après -0,4% au trimestre précédent (soit -5 600 emplois), portant à -1,2% la baisse sur un an (soit -19 200 emplois).
L’emploi salarié privé dans le tertiaire marchand hors intérim est stable (+900 emplois), après une quasi-stabilité au trimestre précédent (-0,1% soit -14 500 emplois). Il se situe à peine sous son niveau d’un an auparavant (-0,1%, soit -10 600 emplois).
L’emploi salarié privé du tertiaire non marchand rebondit au 1er trimestre 2026 : +0,2% après -0,3% au 4éme trimestre 2025 (+4 500 emplois après -7 300 emplois). Il se situe encore sous son niveau d’un an auparavant (-0,3%, soit -8 200 emplois).
Au premier trimestre 2026, l’emploi intérimaire diminue légèrement (-0,3%, soit -1 900 emplois), comme au trimestre précédent (-0,2 %, soit -1 200 emplois).
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8985520
“Au 1er trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,1%”, Insee Informations Rapides n° 113, mai 2026
♦ Le chômage
Au 1er trimestre 2026, le nombre de chômeurs en France (hors Mayotte) au sens du BIT augmente de 68 000 par rapport au trimestre précédent, à 2,6 millions de personnes.
Sur le trimestre, le taux de chômage des 15-24 ans se replie de 0,4 point, à 21,1%. En revanche, il augmente de 0,4 point parmi les 25-49 ans, à 7,3%, atteignant ainsi pour cette tranche d’âge son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021. Il est quasi stable pour les 50 ans et plus (+0,1 point, à 5,2%).
Sur un an, le taux de chômage augmente pour toutes les tranches d’âge : +2 points pour les 15-24 ans, +0,6 point pour les 25-49 ans et +0,4 point pour les 50 ans ou plus.
Le taux de chômage des femmes est quasi stable sur le trimestre (+0,1 point), à 7,7%, tandis que celui des hommes augmente de 0,3 point, à 8,5%, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021. Sur un an, le taux de chômage augmente davantage pour les hommes (+1,0 point) que pour les femmes (+0,3 point).
Le taux de chômage de longue durée est en légère hausse : 626 000 personnes déclarent au premier trimestre 2026 être sans emploi et en rechercher un depuis au moins un an (36 000 de plus qu’au trimestre précédent). Le taux de chômage de longue durée augmente ainsi légèrement : +0,2 point, à 2% de la population active. Sur un an, il est en hausse de 0,3 point. Cette hausse ne concerne que les hommes (+0,5 point sur un an) ; le taux de chômage de longue durée des femmes est presque stable (-0,1 point).
Les bénéficiaires du RSA contribuent pour +0,2 point à la hausse cumulée sur 5 trimestres du taux de chômage
♦ La situation de l’emploi (temps partiel et complet, CDI et CDD..)
Au 1er trimestre 2026, le taux d’emploi à temps complet est quasi stable sur le trimestre (+0,1 point), à 57,7% et diminue de 0,2 point. Le taux d’emploi à temps partiel est stable sur le trimestre, à 11,8%, soit 0,1 point de plus que son niveau un an auparavant.
Le taux d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des 15-64 ans est stable sur le trimestre à 51,2%, un niveau légèrement au-dessous de début 2025 (-0,2 point sur un an). Le taux d’emploi en CDD et intérim est quasi stable sur le trimestre (-0,1 point) et sur un an (+0,1 point), à 6,5%
Le taux d’emploi indépendant est stable sur le trimestre et quasi stable sur un an (+0,1 point), à 9%.
Le taux d’emploi en alternance est également quasi stable sur le trimestre (+0,1 point) et sur un an (-0,1 point), à 2,4%.
Le taux d’activité des 15-64 ans augmente très légèrement, de 0,1 point sur le trimestre, portant à +0,4 point sa hausse sur un an : il s’établit à 75,6%, son plus haut niveau depuis que l’Insee le mesure (1975). Il excède de 2,8 points son niveau de fin 2019.
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8989990