Méthodologie : échantillon de 1 061 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
L’échantillon a été interrogé par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI entre le 28 et le 30 janvier 2026.
« Sondage Opinion Way pour France Active et la Fédération bancaire française ».
Le grand public femmes et hommes est interrogé sur l’entrepreneuriat féminin, notamment sur les motivations à la création et les inégalités avec les hommes pour créer leur entreprise.
50% des femmes Françaises estiment plus motivant pour les femmes de créer leur propre entreprise plutôt que d’être salarié.
En termes d’âge, les Français les plus jeunes (18-24 ans) sont les plus enclins à la création (58% d’entre eux) vs les 25-64 ans (41-50) ; il en est de même des CSP+ (47 vs 43 les CSP-).
10% des femmes le ferait dès que possible (vs 11 les hommes), 14 dans quelques années (vs 16), alors que 26% ne s’en sentent pas capable (un peu plus que les hommes 22) et 49% n’en ont pas envie (vs 51)
Noter que 17% des Françaises de 18 à 24 ans disent qu’il faille le faire le plus tôt possible ; 12% les 25-34 ans d’ici quelques années et 6% les 35-64 ans : mais aussi, 29% des moins de 35 ans envisageraient de le faire dans quelques années, 17% les 35-49 ans et 2% les 50-64 ans.
Les moins de 35 ans sont 34% à ne pas s’en sentir capables, vs 25-29 les 35-64 ans ; par ailleurs, plus l’âge progresse, moins l’envie s’en fait sentir (20% des moins de 35 ans n’en ont pas envie, 40 les 35-49 ans et 67 les 50-64 ans).
⇒ Pourquoi créer une entreprise ?
♦ Les raisons qui donnent le plus envie de créer une entreprise au sein de la population Française :
Peu de différence entre les femmes et les hommes, notamment pour des items importants : donner plus de sens à sa vie professionnelle (56 les femmes vs 58 les hommes), concrétiser une idée personnelle (52 vs 54), créer son propre emploi (42 vs 41), gagner plus d’argent (35 vs 33), Innover et faire autrement que ce qui existe (25 vs 26), apporter une réponse à un besoin social et/ou environnemental (23 vs 20) et le fait de créer d’autres emplois (17 vs 18).
Seuls 2 items font la différence : l‘un plus favorable aux femmes à savoir gagner de la flexibilité et de la liberté dans l’organisation de son travail (47 vs 39), l’autre aux hommes le fait d’avoir plus de responsabilités (32 pour les hommes vs 23 pour les femmes).
Si l’on observe les âges, les plus de 35 ans mettent davantage en avant les motivations suivantes : le fait de donner plus de sens à sa vie professionnelle (55-66 vs 46-50 les moins de 35 ans), celui de concrétiser une idée personnelle (50-65 vs 33-37), voire le fait de créer son emploi (42-44 vs 34-38) ; il en est de même pour les CSP +.
Par contre les moins de 35 ans priorisent davantage le fait de gagner plus d’argent (41-46 vs 24-36 les plus de 35 ans) et celui de créer d’autres emplois (26-29 vs 12-26) : il en est de même pour les CSP -.
Ces mêmes répondants expriment les raisons d’un éventuel projet de création : les moins de 35 ans privilégient au regard des plus de 35 ans les raisons suivantes : bénéficier d’un statut prestigieux (26 vs 12), sortir d’une situation précaire (32 vs 19), travailler avec des amis (29 vs 19) s’engager sur le territoire (23 vs 16), partager la richesse créée (20 vs 11) ; ils sont rejoints en cela par les CSP – .
Alors que les plus de 35 ans sont plus sensibles au fait de concrétiser une idée personnelle (54 vs 31) et au fait de donner plus de sens à sa vie professionnelle (58vs 33) : il en est de même pour les CSP + pour ces 2 derniers items.
♦ Les raisons qui donnent envie à celles qui envisageraient de créer :
3 raisons seulement sont proches pour les femmes et pour les hommes : donner plus de sens à votre vie professionnelle (44 vs 46 pour les hommes), concrétiser une idée personnelle qui vous tient à cœur (41 vs 43) et travailler avec des amis, des proches (23 vs 25).
4 raisons de type social sont plus favorables aux femmes : sortir d’une situation professionnelle précaire (29 vs 22), apporter une réponse à un besoin social et/ou environnemental (24 vs 19), s’engager sur son territoire et créer de l’emploi au niveau local (22 vs 18), opter pour une façon plus humaine de diriger (21 vs 17).
3 raisons de type plus statutaire sont plus favorables aux hommes : gagner plus d’argent (45 pour les hommes vs 34), bénéficier d’un statut plus prestigieux (24 vs 14) et partager davantage la richesse créée (18 vs 14), qui correspond à un développement d’entreprise plus important.
♦ Quant aux difficultés envisagées (ensemble des répondants) :
7 sont proches pour les femmes et pour les hommes :
– Le financement : le fait de ne pas avoir de capital de départ (32 les femmes vs 30 les hommes) et de trouver le financement (27 vs 28),
– La complexité des démarches (29 vs 29),
– L’accompagnement : le besoin d’une formation spécifique et de conseils d’entrepreneurs (20 vs 18), le besoin d’être accompagné (15 vs 16), le manque de soutien de l’entourage (9 vs 9),
– Le fait d’avoir des responsabilités d’aidance (aider un proche) 7 vs 9.
3 difficultés sont plus présentes chez les femmes :
– La peur : la peur d’échouer (25 vs 21), et celle de se lancer (20 vs 17),
– Le fait de concilier vie de famille et vie professionnelle (15 vs 12).
Par contre les femmes sont plus averties en ce qui concerne la gestion (tâches domestiques, mais aussi administratives, logistique..) 17 vs 12.
En ce qui concerne les âges et les CSP des répondants, ce sont les CSP – , qui sont les plus signifiants : pas de capital de départ et crainte de ne pas trouver de financement, peur de l’échec et manque de soutien de l’entourage ; les autres items ne manifestent pas de différences.
♦ Les écarts entre l’ensemble des répondantes et les femmes ayant envie de créer :
Le besoin de formation et d’accompagnement, celui de trouver des financements, la crainte de l’échec et celle d’une difficile conciliation entre vie professionnelle et vie privée sont bien plus cités par les femmes ayant l’envie de créer que par les autres femmes. par contre, moins que les autres femmes, elles citent le capital de départ et les démarches administratives complexes.
⇒ Les inégalités entre femmes et hommes en matière de financement.
2 difficultés font état d’écart de 16 points : le fait de lever des fonds auprès d’investisseurs (53% vs 37 pour les hommes), celui de faire appel à des solutions de financement participatif (38 vs 22).
4 autres difficultés manifestent des écarts plus faibles (entre 7 et 12 points) : le fait de disposer d’un apport financier personnel suffisant (43 vs 31), celui de solliciter son entourage (34 vs 23), celui d’obtenir un prêt bancaire (42 vs 32) et enfin celui de faire appel à des subventions publiques ou des aides d’associations (37 vs 30).
Si nous observons l’ensemble des répondants par âges et CSP, les 35-64 ans et les CSP + sont ceux qui sont les plus nombreux à formuler que l’accès à l’entrepreneuriat n’est ni plus difficile ni plus facile pour les femmes que pour les hommes.
⇒ Les actions prioritaires pour les soutenir.
2 actions montrent une proximité entre les femmes et les hommes : la simplification des démarches administratives et la réduction des obstacles réglementaires (54 vs 52), des dispositifs pour concilier entrepreneuriat et vie familiale (49 vs 49),
Par contre 2 actions sont jugées plus importantes par les femmes : avoir une meilleure répartition des tâches domestiques et familiales (49 vs 39), celui de bénéficier de programmes d’accompagnement de conseils, de mentorat et de formations (42 vs 39),
2 actions sont jugées plus importantes par les hommes : le fait de promouvoir des modèles inspirants de femmes entrepreneures dans les médias et les réseaux professionnels (43 les hommes vs 37 les femmes) et la sensibilisation dès l’école et à tous les niveaux de formation pour déconstruire les stéréotypes de genre sur l’entrepreneuriat (47 vs 50).
Si nous observons ls réponses de l’ensemble des femmes, ce sont les plus de 35 ans qui sont les plus demandeurs d’actions prioritaires :
Pour en savoir davantage : https://www.fbf.fr/uploads/2026/03/OpinionWay-FBF-France-Active-Les-femmes-et-la-creation-dentreprise.pdf