Méthodologie : échantillon de plus de 1 000 dirigeants, interrogé entre novembre et décembre 2025. Leurs marchés sont surtout à l’étranger (24% en France vs 24% en Europe, 19% dans les Amériques, 17% en Afrique et 15% en Asie), dans des activités de services (68% dont 22 les services aux entreprises, et 33% les entreprises industrielles) ; 46% sont en ETI ou en grandes entreprises. 31% des PME et 21 des TPE ; 46% des sièges sociaux sont à l’étranger.
Réalisée par Eurogroup Consulting, en partenariat avec les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI France), CCI France, International et BFM Business.
Cet article est proposé pour comparer les entreprises largement présentes sur le marché Français avec celles plutôt sur les marchés étrangers.
33% des dirigeants basés en France sont confiants ou optimistes, vs 39 eux basés à l’étranger. Les grandes entreprises sont les plus confiantes ou optimistes (35%) vs les TPE (33), les PME (31) et les ETI (29).
Les prévisions pour l’année à venir s’inscrivent dans une grande stabilité par rapport à 2025 ; les indicateurs se stabilisent depuis 4 ans : pour 2026, les prévisions sont stables pour 60% des dirigeants, à la hausse pour 25% d’entre eux et à la baisse pour 15% d’entre eux.
Cette stabilité des projections illustre la capacité des entreprises à tenir le cap ; la différence entre les prévisions d’activité entre 2026 et 2025 entre celles à la hausse et celles à la baisse s’améliore de 3 points.
En ce qui concerne les effectifs, les anticipations à la hausse se maintiennent pour 2026. A l’étranger, les opinions sont plus favorables que l’an dernier : +7 points sur l’investissement, +4 points sur la rentabilité et l’évolution des effectifs.
C’est pour les ETI que les différences entre la France et l’étranger sont les plus marquées : 49% des ETI à l’étranger prévoient une hausse des investissements contre 17% en France
Ce qu’ils craignent : 66% craignent le contexte géopolitique (71% ceux basés à l’étranger), 56% l’érosion des marchés, la baisse des ventes, la pression concurrentielle, 45% les barrières douanières, 44% l’inflation, les taux d’intérêt, 33% les règlementations fiscales (davantage craint par les PME et TPE), 20% ce qui a trait au digital, 16% la défaillance d’un partenaire clé, la rupture des chaînes de valeur, 8% l’approvisionnement et 8% la question climatique (vs 13 en 2025).
Dans l’industrie manufacturière, plus exposée aux variations de marché et aux tensions protectionnistes, les risques économiques sont perçus comme plus élevés que dans les autres secteurs : les risques protectionnistes et commerciaux notamment inquiètent 54% des dirigeants, contre 45 en moyenne).
Les priorités : 83% donnent priorité à la performance et à la rentabilité (+10 points au regard de 2025), 56% au développement international (+20 points), 52% aux ressources humaines (+5 points), 41% aux transitions technologiques et l’IA, 28% au financement et à l’accès au capital (34% les PME et TPE vs 14 les grandes entreprises) , 27% (mais 38 pour l’industrie manufacturière) à l’innovation et à la R&D, 13% à la transition écologique et énergétique.
68% considèrent la préservation de la souveraineté économique comme une priorité (11% de plus qu’en 2025). Celle-ci est considérée comme très prioritaire par près de 40% des PME et TPE, et par 35% des ETI et 27% des GE
78% (82% dans les grandes entreprises) considèrent la préservation de la souveraineté économique insuffisante pour leur compétitivité.
Pour en savoir davantage : https://www.eurogroupconsulting.com/publications/etude/le-barometre-des-dirigeants-francais-2026