53% ou 280,4Md€ de chiffre d’affaires à l’export sont à destination de pays de l’Union Européenne.
⇒ Le contexte
Malgré un léger ralentissement de la croissance en 2024 (3,3% contre 3,5% en 2023), l’économie mondiale a fait preuve d’une certaine résilience dans un contexte perturbé par des chocs économiques et géopolitiques successifs. Les pays émergents et en développement demeurent les principaux moteurs de la croissance mondiale, enregistrant une progression de leur activité économique estimée à 4,3%, contre 1,8% pour les économies avancées.
⇒ Les entreprises exportatrices selon le type de produit en France
♦ Les exportations de marchandises
– Les exportations françaises de marchandises enregistrent un léger recul, atteignant 598,3Md€ et une baisse de 1,6% sur un an. Il s’agit de la première diminution après 3 années consécutives de croissance, principalement en raison d’une forte baisse des prix à l’exportation.
– Le commerce de marchandises a progressé de 2% en valeur après une contraction de 5% en 2023. Cette reprise est principalement portée par l’augmentation des volumes échangés. La hausse en volume (+2,7%) a légèrement dépassé la progression en valeur, en raison du repli des prix, notamment ceux de l’énergie.
– Les pays membres de la zone ont accueilli 54% des montants en marchandises exportées (317 Md€, soit +0,7 point de pourcentage par rapport à 2023), avec 3 secteurs principaux : les produits des industries agroalimentaires (10,9%), l’aéronautique (9,7%) ainsi que les véhicules et équipements auto mobiles (8,8%). 13% sont exportés en Allemagne, et autour de 8% dans chacun des 3 pays Italie, Belgique et Espagne.
Hors Union Européenne, la valeur des exportations progresse de 7,5% vers les États-Unis (48,5Md€), leur plus haut niveau historique en valeur, principalement soutenue par le secteur aéronautique, les boissons et les produits pharmaceutiques.
Entre 2023 et 2024, la France est passée du 7e au 9e rang mondial des exportateurs de marchandises mais demeure un acteur majeur dans plusieurs secteurs avec 15% des parts de marché mondiales dans le secteur des boissons, vins, spiritueux et vinaigres, ainsi que dans les parfums-cosmétiques et dans le cuir, et 13% pour l’aéronautique et le spatial.
♦ Les exportations de services
– Les exportations de services commerciaux ont atteint 362,6 Md€ (+6%), confirmant la position de la France comme 6éme exportateur mondial de services ; sont en nette hausse les services d’assurance et de pension (+27,7%), les services financiers (+17,7%), les services spécialisés et le conseil en gestion (+13%), et les services de tourisme (+ 8,3%), portée par une forte fréquentation touristique internationale, et enfin ceux des transports (+3,4% dont +17% pour le fret maritime).
– Le commerce des services a enregistré une croissance de 10% (27,2% du commerce international, son niveau le plus élevé depuis 2005) ; l’accélération est particulièrement marquée dans les activités liées au tourisme (+14%), au transport (+8%) et aux autres activités de services commerciaux (+10%). fortement soutenus par une hausse des services informatiques (+12%).
⇒ Les exportations selon la taille des entreprises
Alors que les PME et TPE comptent 95% des entreprises exportatrices, leur chiffre d’affaires n’est que de 12% du total des exportations vs 34% pour les ETI et 55% pour les grandes entreprises.
Noter que le nombre d’entreprises exportatrices chiffre 151 200 (+7 200 sur un an) ; cette évolution résulte d’une sortie de 37 300 exportatrices, compensée par l’arrivée de 44 500 nouveaux exportateurs. Noter aussi que les 100 premiers opérateurs à l’export (moins de 0,1% des opérateurs) sont à l’origine de 39,6% des montants exportés, contre 40,2% en 2023.
– On observe une hausse marquée du nombre de PME et TPE (+5,3%), tandis que le nombre d’ETI exportatrices reste relativement stable (+1%). 34% des TPE ayant exporté en 2023 ont cessé leur activité d’exportation, tandis que 39% sont de nouveaux entrants. En comparaison, ces proportions sont bien plus faibles chez les PME (15% de sortantes et 13% d’entrantes) et encore plus réduites chez les ETI (8% pour les sortantes et 9% pour les entrantes).
Environ 3 500 groupes disposaient en 2022 d’au moins une filiale française exportant des biens vers une filiale du même groupe établie dans un autre pays de l’Union européenne. Ces échanges intra-groupes mobilisaient près de 6 000 unités légales exportatrices en France et environ 12 400 unités légales importatrices situées dans d’autres États membres. En valeur, ces exportations atteignaient 72Md€. Les quatre principales destinations de ces flux étaient des pays frontaliers.
La France dispose de l’appareil exportateur le plus concentré : les 1 000 principaux exportateurs représentent 80% de la valeur totale des exportations de marchandises vs 68% en Espagne, 66% en Allemagne et 51% en Italie.
– 58% des exportations des PME et ETI sont concentrées dans 4 régions : l’Île-de-France (avec 25%), Auvergne-Rhône-Alpes (12%), les Hauts-de-France (11%), le Grand-Est (10%)
⇒ Une comparaison avec 3 autres pays de l’UE
En valeur, stabilité pour les PME et TPE, baisse de 1,5% pour les ETI et de 2,2% pour les grandes entreprises. Comparé à 4 pays de l’UE, les grandes entreprises en France comme en Allemagne sont les plus exportatrices (77et 80%), alors que les TPE/PME sont bien plus présentes en Italie (51% des exportations) et en Espagne (43%).
Noter que les TPE exportatrices sont aussi plus présentes en Espagne (74% des entreprises exportatrices) vs 68% en France, 64% en Allemagne et 63% en Italie. Les PME sont 29% des exportatrices en France vs 36% en Italie; 33% en Allemagne et 25% en Espagne.
Au cours des 3 dernières années, la propension à exporter de la France a légèrement reculé, tout comme celle de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne, pour s’établir à 34% du PIB en 2024, mais 41% en Allemagne, 37% en Espagne et 33% en Italie.
Noter les spécificités de l’Italie avec la prédominance des PME familiales et de niche, ce qui permet un contrôle direct de la qualité et une grande réactivité aux opportunités du marché, un modèle de développement basé sur les « districts industriels », permettant une forte coopération entre les entreprises, renforçant leur compétitivité à l’international et des produits à forte valeur ajoutée et innovation.
⇒ L’appui de Business France aux entreprises exportatrices
– La Team France Export dispose d’une présence sur l’ensemble du territoire français grâce à un réseau de 200 conseillers, dont 152 conseillers internationaux, répartis sur près de 90 sites en CCI et 40 chargés d’affaires internationaux, installés dans les directions régionales de Bpifrance.
– 52% des exportations réalisées par les PME et ETI sont le fait d’entreprises suivies par la Team France Export. 13 300 nouvelles entreprises exportatrices ont été préparées à l’export par la Team France Export et 12 300 ont été accompagnées à l’international. 60% des nouveaux entrants sont des entreprises de moins de 10 salariés.
– Les PME et ETI accompagnées généraient en moyenne 38% de leur chiffre d’affaires à l’international, contre 29% pour l’ensemble des entreprises exportatrices françaises. Plus d’1/3 réalisent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires en dehors de l’hexagone et 22% atteignent ou dépassent 70% de chiffre d’affaires à l’export.
– Les montants des exportations des PME et ETI suivies par Business France progressent plus rapidement que ceux des entreprises exportatrices non suivies : le chiffre d’affaires export additionnel moyen est de 150K€ ; environ 31 000 emplois supplémentaires, créés ou prévus, sont attendus en France, soit une moyenne de 2,54 emplois par entreprise.
– Les demandes des entreprises exportatrices sont : être mis en relation avec des contacts locaux (77%), renforcer leur activité commerciale dans le pays (49%), développer leur visibilité sur un marché déjà travaillé (38%), avoir une meilleure connaissance du marché (34%), s’implanter ou faire une acquisition (13%).
Pour en savoir davantage : https://media.businessfrance.fr/actualites/bilan-export-2024-a9a05-0fea0.html