La sortie des listes du chômage d’emploi : qui ? Quelles modalités ? 7% disent avoir crée leur entreprise.


« Les sortants des listes de Pôle emploi en 2011 : stabilisation sur un an du taux de sortie pour reprise d’emploi », Dares Analyses N°4 janvier 2013

 En 2011, 5 562 400 personnes sont sorties des listes de Pôle emploi (catégories A, B, C) en France métropolitaine ; en moyenne sur l’année 2011, 9,6% des demandeurs d’emploi inscrits sur les listes de Pôle emploi un mois donné sont sortis des listes au cours du mois suivant dont 4,6% pour reprendre un emploi et 5 % pour un autre motif ; 82% de ceux qui ont repris un emploi sont toujours en activité trois mois après leur sortie.

 

Les demandeurs d’emploi inscrits depuis moins d’un an sortent davantage pour reprise d’emploi que ceux ayant une ancienneté plus importante (5,8% contre 3%) ; ces taux sont supérieurs pour les techniciens et agents de maîtrise et les cadres (5,3%) ; en 2007, avant la crise, les ouvriers qualifiés avaient les taux de reprise d’emploi les plus élevés.

Les demandeurs d’emploi indemnisables au titre de l’assurance chômage sont sortis plus fréquemment des listes pour reprise d’emploi que les autres demandeurs (58% de leurs sorties des listes contre 47% pour les demandeurs d’emploi indemnisables au titre de l’allocation de solidarité spécifique et 41% pour les demandeurs d’emploi non indemnisables).

 

Les relations personnelles ou professionnelles (28%) et les candidatures spontanées (22%) demeurent les deux principaux canaux par lesquels les personnes sorties pour reprise d’emploi déclarent avoir retrouvé leur emploi.

Les hommes et les sortants de 50 ans ou plus ont plus souvent activé leur réseau de connaissances personnelles (familiale ou professionnelle) pour trouver leur emploi (respectivement 29% et 31% de reprise d’emploi par ce canal) ; ils ont aussi plus fréquemment retrouvé par le biais de Pôle emploi (18% contre 14% pour les autres âges)

Un des principaux canaux mobilisés par les femmes et les moins de 25 ans reste les candidatures spontanées (respectivement 27% et 24%), les jeunes passant aussi beaucoup par les agences d’intérim (17%).

Les cadres et les plus diplômés trouvent davantage leur emploi par le biais de petites annonces (hors Pôle emploi) : 14 % pour les cadres et 15 % pour les Bac +3 ou 4 contre 8 % en moyenne.

 

Les femmes retrouvent plus souvent un emploi dans le secteur public, dans une association ou chez un particulier que les hommes.

Les 50 ans ou plus sont plus nombreux à reprendre un emploi dans une administration, une collectivité locale ou une entreprise publique (21% contre 17% pour les 25-49 ans et 16% pour les moins de 25 ans) mais sont à l’inverse moins nombreux à être embauchés dans des entreprises privées (33% contre 37% pour les 25-49 ans et 39% pour les moins de 25 ans).

 

 

En moyenne en 2011, 32% des sortants pour reprise d’emploi ont obtenu un CDI, 35% un CDD (supérieur ou inférieur à 6 mois), 15% un contrat en intérim et 9% un contrat aidé.

37% étaient employés par une entreprise privée, 15% par une entreprise d’intérim, 17% par l’État, une collectivité locale ou une entreprise publique, 11% par un travailleur indépendant (notamment les moins de 25 ans, 19%), 7% par une association, et 5% par un particulier.

9% des 25-49 ans ont crée leur entreprise ; ils sont 8% des plus de 50 ans et 2% des 25 ans et moins.

 

 

En termes de rémunération, 41% des sortants ayant repris un emploi (à temps plein ou partiel) ont déclaré percevoir un salaire mensuel net compris entre 1 000 et 1 500€, 21% un salaire supérieur ou égal à 1 500€ et 34% un salaire inférieur à 1 000€.

 

 

40% des personnes sorties pour reprise d’emploi continuent à chercher un emploi. Plus de 7 fois sur 10, les sortants des listes qui reprennent un emploi à temps partiel souhaiteraient travailler davantage (77% des hommes et 71% des femmes.

Les motifs invoqués sont divers : insatisfaction sur le type ou la durée de contrat de travail (39%), le salaire (15%), le temps de travail (13%), le métier exercé ou le secteur d’activité principal (12%), la qualification du métier par rapport à la formation ou à l’expérience (5%), les conditions de travail (3%), la distance domicile-travail (2%).