La relation start-up/grands groupes n’est toujours pas aisée.


"Le Village by CA Paris a dévoilé ce 25 avril 2019, et pour la première fois avec Capgemini, son 3e baromètre annuel de la relation startup/grand groupe", Usine Digitale du 26 avril 2019

Méthodologie : 159 personnes ont répondu à l’étude : 61 représentants de grands groupes et 98 représentants de start-up. Le questionnaire a été administré à la fois auprès des startups et des grandes organisations des réseaux respectifs de Capgemini, du Village by CA, de Syntec Numérique et plus largement aux acteurs clés de l’écosystème français.

 

Le baromètre 2019 révèle une hausse de l’insatisfaction et de l’exigence des start-up.

« 84% des start-up interrogées trouvent que le délai entre la prise de contact et la prise de décision est lent ou très lent, soit 18% de plus qu’en 2018. Un décalage avec la perception des grands groupes qui ne sont que 60% à le penser, soit 10% de moins que l’année précédente…  Les délais d’exécution sont également toujours jugés lents ou trop lents par 77% des start-up., Alors qu’à l’inverse, seulement 43% des grands groupes le pensent, contre 70% l’année dernière…Autre décalage de perception, la question des délais de paiement. Ceux-ci sont estimés lents ou très lents par 80% des start-up (contre 64% en 2018), contre seulement 45% dans les grands groupes (versus  64% en 2018). »

 

« Est-ce que les objectifs de collaboration sont clairs, et est-ce que la communication est fluide ? Résultat : les objectifs sont clairs pour 69% des start-up et 88% des grands groupes. La communication est elle aussi perçue comme facile pour 64% des start-up, et 84% des grands groupes. Des taux de réponses très proches de 2018. »

 

« La simplicité contractuelle s’est dégradée. Et ce, alors même que certains grands groupes se sont mis en ordre de marche…davantage de start-up viennent avec leurs avocats…Mais cela génère un effet pervers…  47% des grands groupes et 46% des start-up estiment que les conditions contractuelles sont non adaptées. »

 

« En termes de bienveillance, autre point clé de l’équilibre de la relation, la perception est différente de la part des start-up et des grands groupes. Si ces derniers sont très positifs à 73%, seulement 46% des start-up estiment que la relation est équilibrée. « 

 

Les start-up ont besoin de chiffre d’affaires, pour vivre, mais aussi pour rassurer les investisseurs, et même lever des fonds. Elles ont aussi besoin d’avoir des références.

Alors que les grands groupes cherchent autre chose : améliorer l’expérience utilisateur, redorer leur image. Pour eux, travailler avec les start-up  est un moyen de montrer leur ouverture et de travailler leur marque employeur.

 

Pour en savoir davantage : https://www.usinenouvelle.com/la-redaction/stephanie-mundubeltz.8767