Définition : le secteur du commerce regroupe les unités légales dont l’activité principale appartient à la section « Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles » de la nomenclature d’activités française.
Une activité commerciale consiste à vendre des marchandises obtenues d’un tiers, sans les transformer. L’activité des intermédiaires du commerce, qui mettent en rapport les acheteurs et les vendeurs (ou bien exécutent des opérations commerciales pour le compte d’un tiers), sans être propriétaires des produits concernés, fait partie du commerce.
La difficulté est grande pour se retrouver dans les intitulés proposés dans la nomenclature NAF pour préciser les différents types de commerce et donc utiliser ces résultats pour mieux connaitre et agir.
Le commerce dans l’économie Française chiffre 1 990,7Md€ HT de chiffre d’affaires ou 11% de la valeur ajoutée. Le commerce de gros réalise 48% du chiffre d’affaires, le commerce de détail 41% et le commerce/réparation automobile et cycles 11%.
♦ En 2023, les PME/TPE réalisent 52% du chiffre d’affaires (non consolidé) du commerce de détail. Au sein du secteur, leur poids est très hétérogène. Il est inférieur à la moyenne du commerce de détail dans l’habillement et chaussures (34,4%), dans la vente à distance (35,5%) et dans le commerce et réparation d’automobiles et motocycles (28%). À l’opposé, il est très fort dans dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles (89%), dans le commerce et la réparation de motocycles (72,5%), le commerce de détail sur les marchés (99 %), la pharmacie (98%) et l’artisanat commercial (91%).
♦ En ce qui concerne les activités du commerce de détail en 2024, ce sont 616,6Md€ de chiffre d’affaires, en hausse de 1,9% au regard de 2023, mais en baisse de volume de 2,3%. Noter la hausse plus favorable de l’artisanat commercial (3,1% du CA du commerce) avec +7,9% en chiffre d’affaires, et de 6,9% en volume.
♦ En 2025, le volume des ventes dans le commerce se redresserait par rapport à 2024 (+0,8%). Les dépenses de consommation des ménages en biens seraient quasiment stables (-0,1% après -0,3% en 2024) tandis que leurs dépenses de consommation en services continueraient d’augmenter mais de façon moins marquée qu’en 2024 (+1,4% après +2,2%). Les prix à la consommation ralentiraient de nouveau.
Plus précisément , dans le commerce de gros, le volume des ventes serait quasiment stable en 2025 (+0,2%) après une baisse de 1% en 2024. Les ventes du commerce de détail hors artisanat commercial aussi s’accroîtraient de nouveau (+2,6% en volume, après une hausse de 2,1% en 2024. Les ventes augmenteraient de façon significative dans le commerce de détail en magasin spécialisé, mais moins fortement dans les magasins spécialisés dans le commerce de détail alimentaire. L’activité du commerce et de la réparation de véhicules automobiles et de motocycles se contracterait de nouveau en volume (-0,9% en 2025, après une baisse de 2,7% en 2024).
Au 1er semestre 2025, l’emploi salarié total du commerce (y compris intérim) diminue très légèrement (-0,1%, -3 700 salariés) tandis qu’il progresse très légèrement dans l’ensemble du tertiaire marchand (+0,1%). L’emploi salarié total diminue de 0,7% dans le commerce de gros tandis qu’il augmente de 0,1% dans le commerce de détail et de 0,2% dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles. Le recul de l’emploi salarié total provient de l’emploi hors intérim, qui baisse de 0,1% (-4 500 emplois salariés en 6 mois), mais il augmente de 1,2% au 1er semestre 2025 (+800 intérimaires) tandis qu’il baisse dans le tertiaire marchand (-0,2% au premier semestre).
Pour en savoir davantage : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8680649