L’observation des ETI manifeste un modèle d’entreprise dont la dynamique peut inspirer d’autres tailles d’entreprise.
Rappelons que la valeur ajoutée permet de mesurer la richesse réellement créée par les entreprises et constitue un indicateur central.
⇒ La valeur ajoutée en 2023.
♦ Celle de l’ensemble des entreprises.
Les ETI comptent pour 26%, les grandes entreprises pour 34, les PME pour 23 et les TPE pour 16.
♦ Celle des entreprises industrielles.
Ce secteur regroupe 22 803 entreprises (une donnée excluant la plupart des TPE), emploie près de 2 millions de salariés et génère environ 200Mds€ de valeur ajoutée. Si les PME représentent plus de 80% des entreprises, elles ne produisent que 12,6% de la richesse industrielle, tandis que les grandes entreprises (0,3% des sociétés) concentrent 46,3% de la valeur ajoutée et les ETI (5% des entreprises) comptent pour 1/3 de la valeur ajoutée et 1/3 de l’emploi.
1 185 ETI (17% des ETI) sont Françaises, génèrent 61,5Mds€ de valeur ajoutée HT (17,3% de la valeur ajoutée HT totale des ETI) ; les ETI étrangères sont 723 et produisent 52,3Mds€ en valeur ajoutée HT.
♦ Depuis la crise sanitaire, les ETI sont les plus dynamiques : leur valeur ajoutée augmente de 31,2% vs 25,2% entre 2017 et 2023, disposant d’un fort investissement productif : les immobilisations corporelles progressent de 47,3% pour les petites ETI et de 54,6% pour les moyennes ETI entre 2017 et 2023, contre 9,8% seulement pour les grandes entreprises.
Le rebond des ETI après 2020 ne semble pas être un simple effet conjoncturel, mais le résultat d’un positionnement structurel particulier dans l’appareil productif pour plusieurs raisons :
– Les ETI occupent une position de taille « idéale » face au choc. Elles disposent de ressources financières et organisationnelles nettement supérieures à celles des PME, ce qui leur permet d’absorber une contraction temporaire d’activité sans compromettre immédiatement leur capacité d’investissement. Dans le même temps, elles ne présentent pas la complexité organisationnelle, ni la rigidité stratégique des grandes entreprises.
– Les ETI, dont la structure est plus directement productive, sont plus étroitement liées à la dynamique réelle de l’activité industrielle.
– Les ETI, en particulier les moyennes ETI, ont fortement accéléré leur investissement après 2020,ce qui a permis d’améliorer rapidement la productivité, renforcer la compétitivité et soutenir la croissance de la valeur ajoutée ; c’est le résultat d’une transformation active de l’appareil productif.
– Enfin, de nombreuses ETI manufacturières sont spécialisées, souvent exportatrices, et insérées dans des segments techniques ou de niche.
Pour en savoir davantage : https://etilab.minesparis.psl.eu/lettres/