La visibilité des femmes cheffes d’entreprise est faible, même si les Français souhaitent un réel développement de de ce type d’entrepreneuriat.


"Baromètre Femmes cheffes d’entreprise, édition 2026", Fédération Nationale des Caisses d'Epargne, Kantar, vu mars 2026,

Méthodologie : échantillon de 1010 répondants représentatifs au niveau national, interrogés entre le 26/01/2026 et le 29/01/2026.

 

Le fait du genre pèse beaucoup dans l’émergence des femmes entrepreneures, y compris dans les modalités d’accès à la création d’entreprise. 

 

♦ La plupart des répondantes (77% vs 73 les hommes) déclarent n’avoir jamais (co)créé ou repris une entreprise, tandis que 16% en a déjà eu l’expérience au moins une fois (22% les 25-34 ans vs 12% les 50-64 ans et 22% les CSP + ) ; 2% sont en cours et 5% n’ont pas abouti dans leur projet, ce qui conduirait à 23% impliquées dans l’entrepreneuriat.

 

♦ Par ailleurs, la notoriété spontanée des femmes cheffes d’entreprise est faible : 29% des répondants ont cité au moins une femme cheffe d’entreprise, parmi les chefs d’entreprise connus (5% n’ont cité que des femmes).

La notoriété des cheffes d’entreprise françaises est plus élevée auprès des CSP+, des hommes, des 50-64 ans et en Région Parisienne.

 

♦ Mais 88% des répondants considèrent « important » (dont très 42%) de développer l’entreprenariat des femmes ; 51% des femmes et 32% des hommes jugent très important de le faire.

 

♦ Parmi les mesures préconisées pour favoriser l’égalité homme/femme, celles relatives à  l’entreprenariat des femmes est peu citée (29%, mais elle l’est  par 41% des 18-24 ans, vs 23-32 les autres âges). Les autres mesures proposées sont  :

– Assurer l’égalité des salaires entre les Femmes et les Hommes (75% des femmes et 64 les hommes),
– Garantir les mêmes chances d’évolution professionnelle (promotion, responsabilités), 73% les femmes vs 64,

– Lutter contre les discriminations et les comportements sexistes (62%), 
– Sensibiliser et éduquer à l’égalité dès le plus jeune âge (60%), 
– Mieux partager les responsabilités familiales (congé parental, parentalité) 55%,

 

♦ Les freins jugés importants pour l’entrepreneuriat des femmes sont toujours plus nombreux chez les femmes que chez les hommes :

– Du fait de leur genre : un écart de 23 points en ce qui concerne les contraintes liées à la vie domestique et familiale reposant majoritairement sur les femmes, un écart de 19 points pour la discrimination de genre et de 11 points pour le manque de rôles modèles féminins visibles dans l’entrepreneuriat, 

– Pour l’accès à l’entrepreneuriat : un écart de 16 points pour les difficultés d’accès aux garanties et financements pour les femmes, de 14 points  pour un comportement d’auto‑censure, de manque de confiance en soi liés au regard social ou à la peur de l’échec, de 13 points pour le manque d’accompagnement de proximité ou de dispositifs adaptés aux besoins spécifiques des femmes, et de 10 points pour l’accès limité aux réseaux professionnels et informels,

♦ De façon plus fine sont recensés les types de freins selon l’ensemble des répondants : 

Les plus nombreux (du moins au regard des items proposés aux répondants) ont trait à la sociologie du genre, puis à la situation spécifique des femmes, à l’impact sur leur comportement et à celui sur l’accès à l’entrepreneuriat.

 

Pour en savoir davantage : 26-03 NAO kantar caisse épargne-barometre-femmes-cheffes-dentreprise-2026-vf.pdf