Source : Ce document repose sur les données brutes du Système d’information de la démographie des entreprises (Side).
Quelques définitions utiles :
– Définition des espaces géographiques : la typologie a été établie par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère en charge de l’Éducation nationale pour décrire le système éducatif.
– Définition des territoires aidés :
* Zone France Ruralités Revitalisation (ZFRR) : on y trouve des communes peu densément
peuplées et caractérisées comme fragiles pour des raisons socio-économiques ; elles bénéficient de plusieurs avantages fiscaux.
* Zone d’aide à finalité régionale (AFR) : fixé par décret, elles correspondent aux territoires de l’Union Européenne présentant des retards de développement. Le zonage des AFR délimite les zones dans lesquelles les pouvoirs publics, État et collectivités locales, ont pu allouer des aides aux entreprises pour encourager les investissements et la création durable d’emplois.
* Petite ville de demain (PVD) : les petites villes de moins de 20 000 habitants sélectionnées, bénéficient d’un soutien de l’État et de ses partenaires pour mettre en œuvre leurs projets de revitalisation.
* Le programme Action cœur de ville (ACV) vise à faciliter et à soutenir le travail des collectivités locales, à inciter les acteurs du logement, du commerce et de l’urbanisme à réinvestir les centres-villes, à favoriser le maintien ou l’implantation d’activités en cœur de ville, afin d’améliorer les conditions de vie dans les villes moyennes.
* Territoires d’industrie (TI) : ce programme vise à apporter des réponses concrètes aux enjeux de soutien à l’industrie ; le programme bénéficie à 183 territoires qui sont des intercommunalités ou des groupes d’intercommunalités présentant une forte identité et savoir-faire industriel.
Une approche par secteur d’activité (nombre, taux de renouvellement, taux de croissance…) et par type d’espace géographique au regard de la population.
⇒ En termes d’activité :
♦ Les activités de type services comptent pour 60% des créations ; elles font état du taux de renouvellement (nombre de création/1 000 entreprises existantes) le plus élevé (220 vs 204 pour les activités de type commerce) ; leur taux de croissance annuel entre 2012 et 2024 est le plus élevé (7,8% vs 6,7 les activités de type commerce et 2,9 celles du secteur secondaire).
5 activités font état de taux élevés dans chacun des items observés : le transport (notamment les livraisons à domicile), les activités de soutien aux entreprises dont le nettoyage, l’informatique/communication, l’enseignement, les services aux entreprises affichent un grand nombre d’entreprises et des taux élevés de microentreprise (entre 60 et 87%), alors que 3 autres activités font état d’un petit nombre d’entreprises, des taux plus faibles dans chacun des items et des taux plus faibles en microentreprise (entre 15 et 44%) ; ce sont les activités immobilières, financiéres et d’assurance, de santé/action sociale.
♦ Les activités de type commerce : elles sont 27% des créations ; si elles ont progressé aussi favorablement que celles de type service entre 2024 et 2025 (+6,7% vs +5,8), leur taux de croissance entre 2012 et 2024 a été plus faible (+3,8% vs +7,8) ; comme les activités de service leur part en microentreprise est du même ordre (65,4% vs 66,4).
3 activités se distinguent avec des taux élevés dans les différents items et une part de microentreprise élevée (entre 85 et 66% vs entre 38 et 46% pour les autres activités de commerce) : le commerce et réparation auto, le commerce de détail (dont les nombreuses ventes à distance qui cumulent la moitié de cette activité), et les services aux particuliers (essentiellement des activités de coiffure et salon de beauté). Les autres activités ont des taux plus faibles dans chacun des items et une part en microentreprises plus faible ; on y trouve le secteur des HCR, le commerce de bouche et de gros qui demandent des investissements souvent plus conséquents.
♦ Enfin les activités de type secondaire que sont la construction et l’industrie : l’évolution 2024/2025 est négative. L’industrie comprend une forte minorité de métiers d’art, ce qui explique le fort décalage avec la construction, tant pour le taux de croissance annuel, que le taux de renouvellement.
⇒ Le nombre de salarié au démarrage.
Du fait des microentreprises, le poids des entreprises sans salarié est trés élevé (98,8%) ; dommage que l’on ne connait pas leur répartition pour les non microentreprises, ce qui serait plus signifiant.
Seules 14 034 créations sont employeurs au démarrage, mais en chute tant au regard de 2024 (-4,8%), qu’au regard de la croissance annuelle (-3,9%) ; 33 495 emplois ont été créés, en baisse de 13,4% par rapport à 2024 et de -2,3% en moyenne tous les ans entre 2012 et 2024.
Noter 1 519 entreprises avec au moins 10 emplois ; quelles sont-elles :des reprises inscrites dans une nouvelle création ? des filiales ?
♦ Les créations selon les espaces géographiques.
L’urbain (y compris périphérique) l’emporte nettement en nombre de créations (80% des créations), notamment en urbain dense (73% des créations) mais aussi en évolutions annuelles, en taux de croissance et en taux de renouvellement.
Il est suivi par les espaces ruraux ; ceux localisés en périphérie urbaine sont en situation plus favorable que ceux dit rural éloigné. Si l’évolution 2024/2025 est peu favorable, les taux de croissance annuelle sont plus favorables.
Mais ces espaces ruraux devancent les petites villes et les bourgs qui connaissent les taux de renouvellement les plus faibles.
⇒ Les créations dans les territoires aidés
Voir la définition de ces territoires en début de texte.
3 types de zones montrent trés peu de décalage entre les créations situées dans ces territoires aidés et l’ensemble des autres : il s’agit des territoires à finalité régionale, des territoires d’industrie et du programme cœur de ville. Les évolutions 2024/2025, les taux de renouvellement, les taux de croissance sont proches.
Il n’en est pas de même pour les 2 autres territoires aidés où les écarts sont moins favorables : il s’agit des zones de revitalisation rurale et des petites villes de demain
Pour en savoir davantage : https://bpifrance-creation.fr/observatoire/bibliographie/creation-dentreprise-france-2025